Insécurité galopante: Ouattara de plus en plus vomi dans le milieu diplomatique

Insécurité galopante: Ouattara de plus en plus vomi dans le milieu diplomatique

Le filleul de Nicolas Sarkozy ne semble plus être en odeur de sainteté avec le corps diplomatique. Qui lui reprocherait son laxisme fasse à l’insécurité galopante en Côte d’Ivoire.

De source sûre, les diplomates accrédités dans ce pays sont extrêmement inquiets face à cette situation, échappant à tout point de vue, au mentor du Rdr. Pour cause, ces derniers temps, l’on a assisté à une recrudescence de l’insécurité, avec les braquages d’établissements financiers, sans compter le retour en force des microbes. En l’espace de deux mois, ce sont des attaques et autres agressions qui sont perpétrées de façon récurrente sans que les scélérats ne soient inquiétés. En lieu et place d’une stratégie adéquate pour éradiquer le fléau, ce sont des inepties qui sont servies à l’opinion nationale et internationale. « Tout est sous contrôle », répètent à tout vent les autorités à charge de la sécurité des populations. Et pourtant, chaque jour arrive avec son corollaire de faits divers.

L’épiphénomène des microbes est devenu un phénomène réel au point que l’armée est en alerte maximale. D’où l’opération « Brise apaisée » qui mobilise près de 1800 hommes. Mais tous cela est une goutte d’eau dans la mer car le mal est si profond que même les opérateurs économiques paniquent. Une situation délétère qui emmène à craindre pour la bonne tenue des échéances électorales à venir. Pas plus tard que la semaine dernière, un journal à Abidjan, faisait état de la menace de la confrérie Dozo qui, semble-t-il, s’oppose à son désarmement. Même son de cloche chez les ex combattants, qui eux réclament coute que coute les 5 millions promis par Ouattara dans sa quête du pouvoir.

D’un autre côté les coupeurs de route eux opèrent tranquillement sur les voies publiques endeuillant les milliers de familles. Du côté des établissements financiers, l’anxiété a atteint son paroxysme. Par bandes de quatre, de trois ou de deux, les malfrats s’attaquent aux agences bancaires à Abidjan et à l’intérieur du pays. Le dernier coup en date à Abidjan, est celui perpétré au quartier Maroc de Yopougon. Il s’est soldé par la mort de la victime, un homme d’affaires libanais ayant été dépossédé de près de 400 millions de Franc Cfa.

Bien avant cela, l’agence Sib des Deux-Plateaux (5 juin 2015) a elle été visitée par les bandits, qui ont emporté la somme de 20 millions de Fcfa. Même procédé dans la région du Haut-Sassandra, précisément à l’agence Ecobank d’Issia où les scélérats ont fondu dans la nature avec la plus forte somme. De source policière les bandits auraient emporté plus de 200 millions de Fcfa en plus d’objets de valeurs contenus dans le coffre fort. Le lendemain de cette attaque, c’est au tour de la banque Atlantique de Dimbokro dans la région du N’Zi d’accueillir un gang de malfaiteurs. Résultat? Les agents de cet établissement financier se voient déposséder de la somme de 93 millions de Fcfa.

Au niveau des agressions, on dénote plusieurs pertes en vie humaine. Un opérateur économique libanais a été tué à Yopougon-wassakara (Abidjan) pour avoir résisté aux attaques d’une bande armée qui a fini par lui arracher 60 millions de Fcfa. Un autre homme d’affaires a été également dépouillé dans la commune du Plateau tout récemment. Les bandits à moto lui auraient pris la somme de 17 millions à la barbe et au nez du tout puissant ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur.

Cette atmosphère délétère n’envoie guère les signaux rassurants d’une élection apaisée. Et cela, les diplomates accrédités en Côte d’Ivoire l’ont bien perçu. De l’avis de certains d’entre eux, le silence coupable des autorités ivoiriennes face à cette vague d’agressions en dit long sur les intentions du sieur Ouattara. « La tension est toujours forte la veille des élections. Mais dans le cas ivoirien, la situation est très alarmante. Et cela à cause du non achèvement du programme de désarmement, démobilisation et réinsertion, le niveau élevé de résidus sociaux dû à la pauvreté grandissante et le phénomène des microbes qui peut être instrumentalisé. Les diplomates ne sont pas très optimistes », confie un diplomate européen en poste sur les bords de la lagune Ebrié depuis bientôt quatre ans. Réaction d’autant plus juste que les Ivoiriens eux-mêmes victimes de cette grande désertion du régime en place, préfèrent prendre des précautions.

Ils ne trainent plus tard dehors, une fois la nuit tombée et font des prévisions car disent-ils, ne sait-on jamais. Attitude qui, pour un fonctionnaire international d’un pays de la sous-région, est tout à fait louable. Il enfonce le clou en ces termes « les signaux envoyés ne serait-ce que ces derniers temps, ne sont de nature à rassurer personne. Il suffit de faire une revue de presse complète pour se rendre compte de l’énormité de la chose. Le rapport sécuritaire que nous recevons en dit long sur les tensions à venir », commente-t-il.

En tout état de cause, Ouattara est pris à son propre piège, lui qui, pour accéder au pouvoir, a entretenu une rébellion qu’il a du mal à maîtriser aujourd’hui. Conséquence ? L’anxiété gagne de plus en plus du terrain et cela à tous les niveaux.

Noura Kamagaté, pour eburnienews.net

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