Interdit de marcher, le député Kacou Gnangbo arrêté à Noé et conduit à la DST

Le député Kacou Gnangbo est est arrêté à 9 heures à la frontière au corridor de la ville de Noé, ce vendredi 1er décembre 2017.

En attendant de revenir sur les détails de cette arrestation, c’est à 9 heures 11 minutes que le convoi des marcheurs arrive au corridor de Noé. Les forces de l’ordre en service interceptent le convoi du député. Les forces de l’ordre font descendre tous les occupants des deux véhicules. «Nous avons reçu instruction d’arrêter votre convoi», fait savoir le chef de poste du corridor au député Kacou Gnangbo.

A 9 heures 23 minutes, le Capitaine Silué, chef de service de la frontière arrive et signifie au député que sur ordre du directeur de la Direction de la surveillance du territoire (DST) , la police a reçu instructions de le conduire de gré ou de force à la Dst à Abidjan. En réaction, le député interroge le capitaine de savoir si c’est une arrestation. Le capitaine réplique par la négative. «Ce n’est pas une arrestation mais le Directeur de la Dst veut vous voir à Abidjan», explique sèchement le capitaine, sans autres détails et demande au Député de monter à bord du véhicule de police. Requête que refuse Gnangbo Kacou qui accepte de répondre à convocation de la Dst mais à bord de son propre véhicule.

Après quelques échanges houleux, le capitaine accepte mais flanque deux policiers au député. C’est ainsi que le convoi du véhicule de police en tête,suivi des deux véhicules du député prennent la route d’Abidjan pour la Dst, à 9 heures 50 minutes, au moment où nous étions sous presse. En cours de route, une pause de pisse est mise à profit par les journalistes pour poser des questions et de recueillir la réaction du député. «Je suis surpris parce que j’ai décidé de marcher pour demander pardon», réagit le Député. Mais à peine prononce-t-il ces mots que le capitaine Silué l’empêche de parler et l’intime de monter dans dans son véhicule.

Après quelques minutes de route arrivé à à Aboisso, la police d’Aboisso conduite par Lieutenant Attabi Attito David arrête le convoi au corridor. Là s’opère le coup le plus inattendu. C’est à dire que la police laisse passer les deux véhicules et empêche celui des journalistes de passer. S’ensuit une longue guerre d’attente et le lieutenant refuse de donner les motifs de cette arrestation.

Pour rappel, ce sont 195 km qu’a décidé le député Kacou Gnangbo de parcourir à la marche, de Noé à Abidjan, ce vendredi 1er décembre 2017. Tel qu’annoncé par l’ex-député Kacou Gnangbo, en vue de plaider, dit-il, pour la libération des détenus politiques et pour le retour des exilés. Cette marche est baptisée «La longue marche du pardon pour la liberté».

Par Marcel Dezogno

Source: letempsinfos.com

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