Ivoirien, voici venu le moment de mettre fin à 19 ans de calvaire

Ivoirien, voici venu le moment de mettre fin à 19 ans de calvaire

Tu t’es souvent plaint de la cherté de la vie et de l’insécurité due au régime Ouattara qui fit sortir des prisons en 2010 les grands bandits et criminels d’Abidjan et entretient les “microbes”; tu trouves injuste le fait que seuls les gens du Nord et les ressortissants de la Cedeao sont promus, récompensés ou décorés, même quand ils sont notoirement incompétents; tu es choqué par l’impunité dont bénéficient ceux qui commanditent l’enlèvement et l’assassinat des enfants; tu es scandalisé de voir des Français, licenciés dans leur pays pour faute grave ou parce qu’ils sont de moralité douteuse, diriger des entreprises ou établissements publics en Côte d’Ivoire; tu ne comprends pas que certaines personnes qui en appellent à une opposition unie et solidaire soient restées bien au chaud chez elles ou en train d’organiser leur propre marche; tu es dégoûté d’apprendre que les voleurs et imposteurs organisent de coûteux galas au moment où la majorité des Ivoiriens peinent à manger deux fois par jour; tu as perdu ton travail parce que tu n’es pas de l’ethnie et du parti élus; tu es à la recherche de ton premier emploi depuis 7 ans.

Aujourd’hui, ce 22 mars 2018, et les jours suivants, tu ne peux rester chez toi et demander à ceux qui sont dans la rue comment les choses se passent sur le terrain, si les leaders d’EDS sont présents ou non; ce n’est pas non plus le moment de poser des questions idiotes du genre: “vous qui êtes à l’étranger, pourquoi ne venez-vous pas lutter avec nous?” Cette question est idiote car les Burkinabè de Ouaga n’ont pas attendu que leurs frères de la diaspora rentrent au pays pour se soulever contre le dictateur Compaoré et le chasser; ce n’est plus le moment d’avoir peur ni de tergiverser mais de sortir de chez toi pour rejoindre les Ivoiriens qui très tôt ont envahi la place des Martyrs. Et si la soldatesque de Dramane tire sur les manifestants?

Dieu ne demandant à personne de se laisser trucider, ceux qui sont dans la rue ont le devoir de se défendre; ils doivent utiliser tous les moyens possibles pour protéger leur vie. Et si le régime ose tuer au cours de cette journée de protestation, ce sera une raison de plus pour intensifier et radicaliser la contestation car il ne s’agit pas seulement d’exiger une refonte de la commission électorale. Il s’agit, au-delà de la révision des règles du jeu, de dégager un individu et son clan qui n’ont fait que piller et martyriser notre pays. EDS et les Ivoiriens ne doivent ni reculer ni s’arrêter. Car pourquoi serions-nous incapables de réussir ce que le peuple burkinabè réussit brillamment le 30 octobre 2014?

Ouattara a pris notre pays en otage depuis 1999. Ivoiriens, voici venu le moment de le libérer et de le restaurer!

Jean-Claude DJEREKE

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