Joël N’guessan, Porte-parole du RDR : Quand des cauchemars et la haine l’emportent sur le bon sens et la raison

Joël N’guessan, Porte-parole du RDR : Quand des cauchemars et la haine l’emportent sur le bon sens et la raison

A Joël N’guessan, par moments, on se demande s’il est utile d’apporter la contradiction. Tellement la vitesse à laquelle est débité le mensonge, qui est pour lui un élément de langage favori, qu’on se retient de réagir pour ne pas être frappée par la contagion. Mais il y a lieu de rétablir un tant soit peu la vérité. En fait, Joël N’guessan est un nomade politique. Parti du PDCI pour passer par le MFA avant d’atterrir au RDR, ce monsieur est un personnage éhonté.

Un tel parcours, exempt de convictions, est motivé par le seul intérêt d’appartenir à un clan, y faire du zèle pour se faire remarquer. L’un des propagandistes le plus abject de la Ouattaracratie, qui ne sait rien faire d’autre que piller les biens des contribuables ivoiriens, devrait se contenter de ne verser que dans le « griotisme » et de s’abstenir de donner des leçons. Car la bienséance et la bonne éducation ne l’habitent pas.

Même s’il est vrai que tout paysage politique regroupe des hommes et des femmes de tempéraments, de culture et d’éducation divers, il faut rappeler au Porte-parole du RDR que la Côte d’Ivoire est multiethnique. Et dans un pays qui compte plus d’une soixantaine d’ethnies, les propos haineux qui sont monnaie courante dans sa posture langagière ne sont pas responsables. Comment peut-on espérer conduire un pays en ayant comme procédé, l’exacerbation de la haine entre ses populations ?

Par ailleurs, il importe de noter qu’à la suite des élections présidentielles de 2010, là où le Conseil constitutionnel a reconnu Laurent Gbagbo vainqueur, avec plus de 51 %, la CEI a attribué (sans jamais donner le moindre détail de résultats – ce qui est contraire au code électoral -) 46 % dans les conditions que nous savons.

Ouattara et ses amis y compris ceux en Occident savent qu’il n’a pas gagné les élections. Cette illégitimité institutionnelle – pour ne pas dire constitutionnelle – est doublée par celle populaire. C’est en réalité cette fragilité qui a inspiré le dictateur d’Abidjan et ses parrains à organiser la pacification. La pacification qui n’est en fait pas de ramener la paix.

C’est plutôt de créer un climat de terreur (chasse aux sorcières ; enlèvements ; contraintes à l’exil ; arrestations arbitraires et tortures ; viols et pillages organisés ;…) pour semer les grains de l’intimidation. N’y a-t-il pas là du terrorisme ?

Tout compte fait, le climat de terreur qui a été soutenu par une campagne d’intoxication aux fins de frapper le camp Gbagbo d’ostracisme, connaît manifestement ses limites. En effet, grâce à une capacité de résistance des patriotes ivoiriens et de leurs amis démocrates et une mobilisation constante inattendues par les imposteurs, l’énervement leur reste toujours à fleur de peau.

C’est ce qui explique en partie l’excitation gratuite, l’arrogance et une suffisance inégalées de la Ouattaracratie. Quand on a crié en France ou dans d’autres parties du monde « je suis Charlie » au nom de la liberté d’expression, pourquoi « je suis Laurent Gbagbo ; je suis Blé Goudé ; je suis démocrate ;… » aurait-il moins de valeur en Côte d’Ivoire ?

Au lieu du « … bon sens… » qui « est la chose au monde la mieux partagée » selon Descartes [Dans le discours de la Méthode] et la raison à emprunter lorsque les éléments objectifs sont en présence, les thuriféraires du RDR se bandent volontairement les yeux pour ne pas voir l’évidence. Ils ont la culture de ressasser tout ce qui est contraire au droit, tout ce qui est faux. Ils ont été soutenus dans ces manœuvres par certains dirigeants de ce monde. Ces derniers ont manipulé leurs opinions publiques pour faire passer du mensonge au bénéfice du protégé Ouattara.

Mais comme toute chose a une fin, le cycle de violence crée par une barbouzerie mondiale aux fins de contrôler les économies est en train de connaître son terme. Les populations très longtemps bernées, commencent à rechercher eux-mêmes pourquoi le bonheur qu’on leur promet depuis le début du dernier quart du XXè siècle n’arrive jamais.

Les imprévisions ont donc déshabillé les donneurs de leçons. Joël N’guessan et ses amis devraient se soucier des dettes colossales qu’ils ont contractées dans le dos du contribuable ivoirien. A côté de cela, ils devraient également analyser les causes de leurs échecs criards. Mais comme l’étau se resserre autour d’eux, quand ils vont dormir, ils ne peuvent au réveil qu’asséner des phrases du genre : « la libération de Laurent Gbagbo relèvera de miracles… »

Quelle notion de la responsabilité ont les tenants de la Ouattaracratie ? Espérer gouverner tranquillement quand Laurent Gbagbo restera à La Haye alors que la fragilité du dossier – pour ne pas dire vacuité – est patente ? Il est reconnu que Laurent Gbagbo est retenu à La Haye pour des raisons politiques ouvertement invoquées par l’accusation. Ce sera donc justice rendue quand ceux qui disent le droit recouvreront la sagesse.

Les cauchemars du Porte-parole du RDR construisent une hantise injustifiée dont il veut faire un berceau, au lieu de redescendre sur terre pour voir les réalités. Des expériences ont montré qu’il est insensé de brimer une moitié d’un peuple parce qu’on a les rennes du pouvoir. Aussi, observons-nous que le monopole de la violence s’affirme constamment chez les tenants de la Ouattaracratie.

L’équilibre de la terreur devrait les sensibiliser sur la raison. Car il n’y a qu’eux – parce que dans leurs bulles -, pour refuser de voir les réalités. Mais il faut leur rappeler simplement la fin de Hitler et la chute de Blaise Compaoré. Ce sont deux cas qui montrent que les certitudes consument toujours les bases de la raison. On peut en retenir que quand une dictature connaît l’apogée, elle veut survivre de ses certitudes.

En réalité, le dictateur d’Abidjan et sa cour refusent systématiquement la raison. Il faut y voir que le pouvoir versatile du RDR est aux abois. C’est pourquoi il nous semble, objectivement que les Joël N’guessan auraient intérêt à changer d’attitude. Car tous les Ivoiriens ont vu et continuent de voir. « ADO solutions » est plutôt « ADO problèmes » quand l’expérience motive les reconvertis à dire « Gbagbo Kafissa ».

Les populations que le RDR a bernées, ont tout intérêt à rejoindre la CNC pour que soient posés dans un vaste mouvement de rassemblement, – à l’image du M23 qui a fait partir Abdoulaye Wade du pouvoir – les jalons pour la réconciliation nationale entre Ivoiriens, pour la paix et le bonheur de tous.

Claude Koudou

Enseignant-Ecrivain, Président des Convergences pour la Paix et le Développement de l’Afrique ; Directeur de la Collection « Afrique Liberté » chez les Editions L’Harmattan.

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One comment

  1. D’un Affi N’Guessan à un Joël N’Guessan,le très honorable patronyme “N’Guessan” est devenu sordide!Parlant de ce dernier,moi j’ai trop pitié de lui,même si lui,n’a pas pitié de lui-même!La bouche de gueulard seule ne suffit pas,il faut avoir la capacité de fuir 10 m;si tout venait à balancer.Sinon,quel moindre service rends-tu sir Joël N’Guessan quand tu répands tes mensonges que toi seul sais créer?Une fois déjà à une émission de la CNE (Canada) ce sieur qui a une éloquence malveillante a déçu plus d’un auditeur pour son arrogance et sa défense des fausses causes.Le mensonge chez lui est de l’air qu’il respire!Dommage!Car de tel enseignant,il peut faire de Hitler un loup doux que l’Europe n’a pas su préserver!Qu’enseigne-t-il aux étudiants?Des contre-vérités?Possible!

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