“Junior Gbagbo” révèle: «La CPI, m’a proposé plus de 2 milliards»

“Junior Gbagbo” révèle: «La CPI, m’a proposé plus de 2 milliards»

Jérôme Tarlue Junior, alias “Junior Gbagbo” fut le témoin 483 du procureur Fatou Bensouda dans le procès contre le président Gbagbo devant la CPI.

Dans des publications très incisives, le combattant libérien Jérôme Tarlue Junior qui se fait appeler ” Junior Gbagbo” pour son soutien sans faille au président Laurent Gbagbo, a révélé les tentatives de corruption de la part du Gouvernement Ouattara, qui par le truchement de Hamed Bakayoko, voulait le convaincre à travailler avec eux. Il est également revenu sur les manipulations et les promesses non tenues de la procureur Fatou Bensouda.

Dans la première partie de son message, Jérôme Tarlue Junior a ténu à expliquer comment il est devenu un acteur  malgré lui dans la sécurisation de la frontière Côte d’Ivoire – Libéria en 2013.

«En 2013 , les militaires libériens à leur frontière Libéria – Côte d’Ivoire en avaient marre des comportements bêtes et sales des FRCI et les dozos en poste à la frontière du coté de la Côte d’Ivoire. Les militaires libériens ne les considéraient pas comme des militaires réguliers. Donc des qu’un FRCI passait du côté de la frontière libérienne, il était frappé et blessé. Il y avait donc une tension à la frontière. Pendant ce temps moi j’étais en exil à Accra. Hamed bakayoko ne faisait que m’appeler et m’embrouiller me demandant pardon jusqu’à me supplier de rentrer au pays et de venir travailler avec le gouvernement Ouattara en vue de les aider à calmer la tension du coté de la frontière. Je refusais à chaque fois et je lui répétais à chaque fois que je ne peux pas venir travailler avec eux car je ne veux pas trahir mon GBAGBO. Ma femme en avait également marre de leurs appels. L’ONUCI puis le gouvernement libérien sont entrés en contact avec moi afin de les aider à ramener la paix du coté de la frontière car seul moi pouvait gérer ça. J’ai reçu donc un coup de fil de l’Etat libérien m’assurant de toutes les garanties mais j’ai exigé ne pas passer par la Côte d’Ivoire car tant que mon GBAGBO n’est pas rentré je ne mettrai pas pied en Côte d’Ivoire.

Gbagbo Junior Junior Gbagbo révèle: «La CPI, m’a proposé plus de 2 milliards»

Jérôme Tarlue Junior, alias “Junior Gbagbo” et ses hommes.

Je me suis donc rendu fin 2013 à la frontière du Libéria avec la Côte d’Ivoire. ( Voir photos jointes.) J’étais en civil accompagné des Onusiens et ceux qui étaient en civils étaient mes gars. J’ai passé près de 9 mois là-bas et j’y ai rétabli l’ordre. Hamed Bakayoko voulait me remettre l’argent j’ai dit NON. Il a voulu corrompre les soldats libériens ils ont jeté son argent. Des temps après, on m’annonce l’arrivée de Ouattara à la frontière du Libéria puisque le calme était revenu. Hamed Bakayoko a demandé à ses hommes et à l’ONUCI de me faire partir car si je vois Ouattara je risque de le tuer… Je n’ai pas trahi GBAGBO. Cette action me fut demandée par l’Etat du LIBERIA. Je reste GBAGBO et je demeure…. Ouattara et son gouvernement sont impuissants. C’est des PLAISANTINS», a- expliqué Jérôme Tarlue Junior, alias “Junior Gbagbo”.

Je n’ai pas trahi Gbagbo, malgré la promesse de 2 milliards de la CPI

Pour ceux qui douteraient de sa bonne foi et de son attachement au président Laurent Gbagbo, “Junior Gbagbo” a expliqué dans une véritable profession de foi, que pour rien au monde il ne trahirait l’homme pour qui il dit avoir combattu gratuitement pendant la crise ivoirienne.

«Chers camarades en GBAGBO je vous dis vraiment merci pour tous vos messages de ce matin laissé (…). Retenez ceci : Je suis GBAGBO et GBAGBO est mon père. C’est la mort qui me séparera de lui. Toute ma famille est GBAGBO. Pour rien au monde nous le laisserons. Je suis libérien et j’ai combattu aux côtés de mon président volontairement. Nous étions 45 dans ce cas. GBAGBO ne nous a rien donné, même pas un rond. Nous les 45 avions combattu gratuitement et parce qu’on l’aimait. Nous étions à la résidence lors des bombardements. Nous avons tenu jusqu’au dernière jour. Sur les 45 , un seul fut tué. Nous les 44 autres sommes revenus au Libéria. Nous sommes fiers d’avoir combattu pour le président. GBAGBO est dans mon sang. Je n’ai jamais travaillé pour Ouattara et dans les heures qui suivent je vous ferai des révélations via le profil de mon frère Leo cote d’Ivoire. Après la CPI je suis rentré au LIBERIA et j’y ai retrouvé ma grand-mère très malade, avant mon départ, décédée. La CPI, m’a proposé plus de 2 milliards, pensant que je témoignerai pour eux, mais après mon témoignage, je suis rentré avec rien parce qu’ils ont vu que mon témoignage étaient en leur défaveur. Je ne pourrai jamais trahir mon GBAGBO…»

Très prolixe, le témoin 483 du procureur Fatou Bensouda est revenu sur les circonstances qui ont entouré son témoignage devant la CPI en novembre 2016. Jérôme Tarlue Junior, alias “Junior Gbagbo” a fait des révélations supplémentaires sur les manipulations et tomperies dont ont usées la CPI et la procureur Fatou Bensouda pour l’emmener à témoigner à charge contre le président Laurent Gbagbo.

«Mi 2015, je reçois l’appel d’un agent de l’ONUCI me disant qu’il faut que j’aille témoigner. Je dis témoigner où? Il ne me donna aucune réponse. Après une dame de la CPI m’a appelé me disant de témoigner et qu’elle viendrait vers moi. J’ai donc donné ma position et elle est venue vers moi. Elle m’a dit qu’elle voudrait forcément que je témoigne car si je ne témoignais pas, la vie de ma famille et de moi même seraient en danger. Mais aussi qu’elle voudrait que je témoigne contre le président GBAGBO, chose qu’elle ne m’a pas dit ouvertement. Mais je l’ai senti. Ils ont commencé à me faire des cadeaux (portables, l’argent, aides, habits et tout). Moi je m’en foutais. En ce moment l’audition pour mon témoignage n’était pas encore faite. Mais lors des échanges elle n’était pas satisfaite de mes réponses car la vérité que je donnais ne l’arrangeait pas. Pour me blaguer, La CPI m’a envoyé au Maroc faire un long temps là-bas. Je ne manquais de rien.

La même dame est venue me rejoindre là-bas, me posait des questions mais elle n’était pas satisfaite car je n’accablait pas mon père GBAGBO. Après ça la CPI m’a envoyé au Sénégal, j’y suis resté 2 mois et c’est là-bas que mon interview fut faite. Ils m’ont tourné, tourné après m’ont re-envoyé à Casablanca. En effet, ils ne voulaient pas me faire témoigner car ils avaient peur que je blanchisse le président à la Haye. Ils m’ont promis voiture, maison, et assez d’argent si je témoignais contre mon président GBAGBO. Ma femme m’a dit notre président c’est LAURENT GBAGBO, ne va pas le vilipender ou le salir à cause de l’argent. Même si on a rien pour s’occuper des enfants, RESTONS DIGNES. Nous nous sommes rendus pour une première fois même à la Haye avec la dame de la CPI sans toute fois savoir que c’est la procureur qui me poserait des questions, j’y ai fait même 2 semaines. C’était prévu que je passe mais ils m’ont ramené à Dakar parce qu’ils ne savaient pas si je ferai leur affaire. C’est ainsi que je me suis fâché et m’ont programmé pour le témoignage.

Arrivé sur les lieux, on m’octroya un avocat noir. Ce dernier m’a dit JUNIOR je sais que tu n’as pas dit la vérité au procureur mais n’ais pas peur d’eux, dis la vérité ici. Blanchit le président GBAGBO. Nous somme tous africains et il faut que la vérité soit dite.

C’est ainsi que le premier jour de témoignage j’ai expliqué comment les choses se déroulaient. Après ce premier jour j’ai eu les félicitations du bureau du procureur avec un peu d’argent et tout.

Les autres jours qui ont suivi en rentrant dans les détails j’ai dit la vérité sur le président GBAGBO. A partir de ce jour la CPI ne s’occupait plus de moi, ils ont bloqué mon passeport, m’ont arraché tous les portables et appareils qu’ils m’avaient donné. Ils m’ont remis 60€ pour le reste de mon séjour. Je me suis donc plains au juge qui a exigé qu’on me redonne mon passeport. C’est par la suite que ma femme m’a envoyé de l’argent.

Je suis rentré avec 0f cfa sur moi. Tout ce qu’ils avaient promis ils ne m’ont rien donné. Mais je voulais leur dire que je m’en fous car j’ai dit la vérité sur mon président et j’ai sauvé ma dignité. J’aime GBAGBO et pour rien au monde je le laisserai. Je ne fus même pas appelé depuis que je suis venu par la CPI. Jamais je ne trahirai mon GBAGBO.

Ils m’ont arraché tous les habits de froid. Le froid m’a bien chicotté et depuis j’en souffre. Mais pour GBAGBO je garde ma dignité…», a expliqué Jérôme Tarlue Junior, alias “Junior Gbagbo”.

Rapellons que lors de son audition devant la Cour  passage, Jérôme Tarlue Junior, alias “Junior Gbagbo” a déploré le fait que les services de la Cour ne l’ai pas bien traîté. Le natif libérien, issu de la tribu Tchien, a également expliqué que le groupe “Lima” dont il était membre a combattu gratuitement aux côtés des FDS sans revoir d’aide spéciale des autorités ivoiriennes.

« Nous n’avons pas reçu d’armes de l’armée ivoirienne, nous avons récupéré des armes avec les rebelles du MPCI et nous sommes venus du Liberia avec nos propres armes du MODEL », a-t-il précisé.

Eburnienews.net

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