Justice militaire: 14 militaires pro-Gbagbo jugés jeudi dans un nouveau procès de la crise postélectorale

Justice militaire: 14 militaires pro-Gbagbo jugés jeudi dans un nouveau procès de la crise postélectorale

Quatorze militaires, membres de la garde rapprochée de l’ex-président Laurent Gbagbo, seront jugés jeudi pour leur rôle dans la crise postélectorale de 2010-2011 en Côte d’Ivoire, a annoncé mercredi le parquet militaire, au lendemain de la condamnation de Simone Gbagbo.

L’ex-Première dame a été condamnée mardi à 20 ans de prison pour “attentat contre l’autorité de l’Etat” durant cette crise, qui a fait quelque 3.000 morts.

“Le tribunal militaire va juger dès jeudi quatorze membres de la garde rapprochée de (Laurent) Gbagbo, dont son médecin militaire”, a déclaré le procureur militaire Ange Kessi lors d’une conférence de presse.

“Il s’agit du procès militaire des éléments de la garde républicaine et des soldats en relation avec la crise postélectorale”, poursuivis pour “violation de consigne” et “atteinte à la sûreté de l’Etat”, a-t-il ajouté.

Ultérieurement, Jean-Noël Abéhi, Anselme Séka Yapo et Brunot Dogbo Blé, trois piliers de l’appareil sécuritaire sous Laurent Gbagbo, seront aussi jugés par la justice militaire pour leur rôle dans la crise, a indiqué Ange Kessi, sans fournir de précision sur le calendrier.

Le commandant Jean-Noël Abéhi dirigeait l’escadron blindé d’Agban, le plus grand camp de gendarmerie du pays, basé à Abidjan, une unité qui fut l’un des derniers remparts du régime Gbagbo durant la crise.

Le commandant Anselme Séka Yapo, dit “Séka Séka”, ex-chef de la sécurité rapprochée de Simone Gbagbo, fut l’un des hommes les plus craints de Côte d’Ivoire, décrit par ses détracteurs comme l’un des chefs des “escadrons de la mort” accusés d’avoir sévi sous l’ancien président.

Le général Brunot Dogbo Blé, qui commandait la garde républicaine, a déjà été condamné à 15 ans de prison en 2012 pour complicité dans l’assassinat d’un officier à la retraite. Mardi matin, la Cour d’assises d’Abidjan lui a également infligé 20 ans de réclusion pour “atteinte à la sûreté de l’Etat”.

Simone Gbagbo et le général Dogbo Blé faisaient partie des 79 personnes jugées pour leur rôle dans la crise de 2010-2011 durant un procès en assises sans précédent qui s’était ouvert fin décembre.

Causée par le refus de l’ex-président Gbagbo de reconnaître la victoire de son adversaire Alassane Ouattara à la présidentielle de novembre 2010, la crise avait été marquée par de nombreuses violences et s’était achevée par deux semaines de guerre.

Source : AFP

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