KKB à Ouattara « je ne te laisserais pas me voler ma victoire »

KKB à Ouattara « je ne te laisserais pas me voler ma victoire »

A trois mois des élections présidentielles d’octobre 2015, l’honorable Konan Kouadio Bertin (kkb) parcours le pays profond pour confirmer la nouvelle de sa candidature. Il y a peu, l’immaleable ex-président de la JPDCI etait sorti des rangs, recusant l’appel de Daoukro et dénonçant une crispation sociale. A Maféré, dimanche dernier, la nouvelle de sa candidature a suscité de l’espoir chez les populations.

L’ancien président de la jeunesse du PDCI, qui siège désormais à l’hémycicle, entant bien briguer la magistrature suprême de la Cote d’Ivoire. A la faveur d’un meeting qu’il a animé à Maféré, dimanche dernier, l’intrépide a dévoilé ce secret de polychinelle : « Je suis venue vous annoncer la nouvelle de ma candidature. Je suis venue solliciter les bénédictions et le soutien de mes parents », a-t-il annoncé au cours d’un entretien avec Nanan N’draman 4, chef du village de Maféré et les têtes couronnées des villages alentours, qui lui ont souhaité la traditionnelle Akwaba.

Avant de le féliciter pour son audace et son engagement politique : « Le message est attendu. Nous te (KKB : ndlr) remercions pour ton courage politique. Ce n’est pas facile pour un jeune de ton âge… Surtout dans la situation actuelle du pays », s’est réjoui Nanan N’draman 4. La situation du pays, KKB l’a exposé au cours du meeting sur la place publique. L’intrépide a dressé le tableau d’un pays exsangue, ravagée par la vengeance, l’insécurité, la division, l’injustice, le rattrapage ethnique… Le tout nourrit à la sève du mensonge politique. Ainsi, a-t-il déconstruit la propagande politique qui veut que le président-candidat, Allassane Dramane Ouattara soit un bâtisseur.

Bien au contraire, l’ancien leader de la Jeunesse du RHDP, lui impute la responsabilité des 15 années de retards consentis par la Cote d’Ivoire, dans sa marche vers le développement, en introduisant la violence dans le débat politique ivoirien. « Avant sa mort, Houphouet Boigny à organiser sa succession par l’article 11 de la constitution. Mais Allassane Dramane Ouattara n’a jamais voulu que Bedié s’assaye dans le fauteuil. Bédié s’est débrouillé et il s’est installé. Mais jamais il n’a collé la paix au président Henri Konan Bédié- « Je frapperais ce pouvoir moribond et il tombera, je rendrai la Cote d’Ivoire ingouvernable, je décréterai la chienlit». Aujourd’hui on vient dire aux ivoiriens qu’Allaasane Ouattara travaille, il faut le laisser encore un deuxième mandat. Il aurait construit des ponts, mais donnez moi le nom d’un seul pont qu’il a construit. L’autoroute du nord a été réalisé par Houphouet et Gbagbo qui l’a prolongé jusqu’à Singrobo. Le pont de Jacqueville est l’œuvre du président Gbagbo. Ouattara ne fait que construire des péages pour rançonner les populations. Le troisième pont porte le nom de Bédié parce que c’est lui qui a trouvé le financement. Il a donné les premiers coups de pioches et dédommagé les riverains. Ouattara a dit je frapperai ce pouvoir moribond et il tombera. Il a frappé et Bedie est tombé. Et c’est quinze ans après qu’on inaugure ce pont. Mais la leçon qu’il faut retenir, c’est que tant qu’il n’y aura personne pour frapper des pouvoirs moribonds, pour décréter la chienlit et rendre le pays ingouvernable, on peut bâtir » a-t’il soutenue.

Poursuivant, l’hôte du jour a déploré la précarité de la vie des populations, loin des chiffres sur la croissance annoncé à grands renforts publicitaires par les autorités. Il a plaidé pour un partage équilibré des richesses de l’Etat et dénoncé la part belle faite aux « ceux qui ont pris les armes pour attaquer le pays », au détriment des jeunes diplômés. Pour freiner cette promotion de la médiocrité qui a pignon sur rue sous le règne d’Allassane Ouattara, il a lancé cet appel solennel à la jeunesse ivoirienne depuis son pupitre du Sanwi: « Jeune de Côte d’Ivoire, ma candidature, c’est votre candidature. C’est l’ultime opportunité que vous avez de vous prendre en charge, vous donner du travail à vous-même et vous occuper de vos parents ».

Puis de mettre en garde le président sortant : « Rien ne m’arrêtera dans mon engagement. Et je previens Allassane Ouattara. Cela fait plusieurs mois que je l’interpelle sur- sa CEI de Youssouf Bakayoko -mais il ne veut pas écouter. Je n’ai pas d’armes mais je ne laisserai personne me voler ma victoire » a-t-il prévenu. Par la voie du président du comité d’organisation, Damien GOUETY la jeunesse du Sanwi s’est dite honoré de recevoir l’illustre hôte avant d’inviter tout les jeunes du Sanwi à s’engager à ses cotés : « KKB est notre chance de changement. Saisissons là ! », a- t-il lancé à leur endroit.

Un hommage retentissant a été rendu par KKB, à Elégan Etchien, ponte du PDCI et fils de la région qui l’a pris sous ses ailes. Les populations du Sanwi sont venues nombreuses à ce rendez-vous. L’hôte fut accueilli à l’entrée de la ville par la fanfare de Maféré avant d’etre conduit sur le lieu du meeting par la dance Betianou, aux mélodies de laquelle le candidat à dansé jusqu’ ‘au lieu du meeting.

Source: Service communication

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