Konaté Sidiki, ancien Fesciste et N°2 Forces Nouvelles de Côte d’Ivoire (forces rebelles, ndlr), sort « Cahier d’un combat ou les dessous de la rébellion de septembre 2002 en Côte d’Ivoire »

Konaté Sidiki, ancien Fesciste et N°2 Forces Nouvelles de Côte d’Ivoire (forces rebelles, ndlr), sort « Cahier d’un combat ou les dessous de la rébellion de septembre 2002 en Côte d’Ivoire »

Après le livre « pourquoi je suis devenu rebelle » de Guillaume soro, son N°2, Konaté Sidiki sort « Cahier d’un combat ou les dessous de la rébellion de septembre 2002 en Côte d’Ivoire ». A paraître bientôt.

Ça y est. C’est fait.

Après la sortie du livre « pourquoi je suis devenu rebelle » de Guillaume Soro, le n°1 des forces nouvelles en Côte d’Ivoire, son N°2, M. Sidiki Konaté s’apprête à nous faire partager à son tour son passage au sein de cette même rébellion qui a fini par porter M. Alassane Ouattara au pouvoir après plus de dix ans de crise. On le sait la rébellion de septembre 2002 bien que très controversée a une histoire et cette histoire ne saurait être séparée de celle de la Côte d’ivoire.

Après avoir occupé, exploité et pillé toute la partie nord qui représente près de 70% du territoire ivoirien, Guillaume Soro et ses hommes ont fini par regagner le sud après les accords de Ouaga en mars 2007, sans que l’on sache réellement ce qui s’y est passé. Plus de dix ans après, alors que notre pays se trouve encore à la croisé des chemins, c’est un autre acteur et non les moindres qui nous plonge dans l’univers de la zone dite CNO ( centre Nord ouest).

Cahier d’un combat

C’est via sa page facebook, que M. Konaté Sidi, ancien Fesciste et N°2 des forces nouvelles a annoncé ce dimanche 18 mai 2014, la parution de son tout premier livre sur la crise de 2002 à 2011.

« Ce livre veut rétablir la vérité sur le travail intellectuel profond effectué par des hauts cadres militaires, civils et politiques des Forces Nouvelles de 2002 à 2011 afin de poser les jalons d’une Nouvelle Côte d’Ivoire… Ce livre veut rétablir les faits afin de ne pas tomber sous le joug de ceux qui veulent falsifier, nier ou faire disparaître comme une traînée de fumée, ce pan entier de notre histoire commune. L’histoire de notre pays…Le refus de parler de son passé est un complexe très grave qui peut nous conduire à l’auto flagellation et à un manque de vision clair sur le présent et l’avenir…Assumons-nous dans ce combat et parlons en. Car c’est notre histoire commune » dit l’auteur in fine. Une occasion pour ce haut cadre des FN de nous faire vivre pour la première fois les dessous d’un combat qui aura paralysé une grande partie de notre pays.

Quels étaient les occupations quotidiennes de Guillaume Soro et ses hommes et femmes, au plan social, politique, militaire, culturel, économique et spirituel ? Sont autant de questions qui trouvent réponse dans ce nouveau brûlot sur la rébellion de Bouaké.

A côté des avantages à tirer d’une présence active dans cette partie du pays, il est mis en parallèle dans ce même livre dont nous avons pu avoir copie du manuscrit ,tous les côtés obscurs d’un combat marqué parfois de dérives, contradictions principales et secondaires, bataille de positionnement, conflit armé et division entre les Forces Nouvelles sur fond ethnique dont les effets agiront pour longtemps sur le nord.,,,

L’auteur : M. Konaté Sidiki

Né le 8 juillet 1968 dans le village de Bobi, localité diamantifère et sous préfecture de Séguéla, Konaté Sidiki fait ses premiers bancs au cycle primaire puis au lycée à Man et Odienné. Il entre à l’Université d’Abidjan à la Faculté des Lettres et Sciences Humaines, au département de Philosophie après son baccalauréat, série A.

Comme la plupart des jeunes de son âge et de son époque, le jeune Konaté Sidiki, parallèlement à ses études de Lettres, s’engage dans la lutte syndicale. Il fait partie des membres fondateurs de la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire (FESCI) en 1990.

Successivement il est Secrétaire à l’Organisation (S.O) de la section FESCI de Yopougon et Secrétaire National (S.N) à l’Éducation du Bureau Exécutif National (BEN) dudit syndicat estudiantin. Au terme de l’année académique 1992-1993, il obtient une licence d’enseignement en philosophie et part pour l’Allemagne. C’est à l’Institut de langue de Francfort qu’il s’inscrit et obtient le PNDS, certificat d’aptitude en langue allemande. Il obtient successivement une maitrise en sciences politiques à l’Université Goethe et un diplôme d’attaché de presse à Bruxelles.

Cadre des Forces Nouvelles de Côte d’Ivoire (2002-2012)

En 2002, au début de la crise militaro-politique, il est contacté par son ami et frère Guillaume Soro, qui séjournait très souvent en Allemagne. Il n’hésite pas à le rejoindre et occupe jusqu’à 2011 le poste de Porte Parole principal des Forces Nouvelles. Après avoir pris une part active à la quasi-totalité des accords de paix sur la Côte d’Ivoire, de 2002-2010, Sidiki Konaté cumule les postes de porte-parole, directeur de cabinet adjoint puis directeur de cabinet du secrétaire général des Forces Nouvelles, Guillaume Soro.

Au sein du directoire politique (branche politique) des Forces Nouvelles, il occupe le poste Secrétaire National chargé de l’organisation et de la mobilisation des Forces nouvelles. En 2005, le Premier Ministre, Charles Konan Banny le nomme Conseiller politique à la primature.

Après les Accords de Ouaga en mars 2007, Sidiki Konaté est nommé, Ministre du Tourisme et de l’artisanat pour le compte des FN. Il sera reconduit à ce même poste en février 2010 après la dissolution du gouvernement Soro, sous Laurent Gbagbo. Il y restera jusqu’à l’avènement de la crise postélectorale de novembre 2010.

Pendant la crise, il sera l’émissaire clé du pouvoir Ouattara dans la zone ouest de la Côte d’Ivoire. En juin 2011, le Premier ministre Soro Guillaume le nomme ministre de l’Artisanat et de la Promotion des PME. Aux élections locales de décembre 2011, Konaté Sidiki est élu député de la circonscription de Man. Il quitte le gouvernement en 2012.

Sidiki Konaté est marié et père de deux enfants dont un né de son premier mariage avec une femme d’origine allemande. Un pays qu’il continue de visiter aujourd’hui encore. Enfin, l’auteur que nous avons pu joindre au téléphone nous dit qu’il aurait mis à profit son long séjour passé hors de la Côte d’ivoire pour écrire une partie de ce livre, à paraître d’ici fin d’année chez un grand éditeur européen.

Philippe Kouhon/ Journaliste d’investigation

pkouhon@gmail.com

Source: AFRICA TV

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