Kouadio Konan Bertin dit KKB à Affi N’Guessan : «Aujourd’hui, vous réussissez à mobiliser l’armée contre les militants de votre parti et vous en êtes fiers»

Kouadio Konan Bertin dit KKB à Affi N’Guessan : «Aujourd’hui, vous réussissez à mobiliser l’armée contre les militants de votre parti et vous en êtes fiers»

Pour replonger les ivoiriens épris de justice dans l’histoire récente de la Côte d’Ivoire afin d’entretenir la flamme de la résistance pour la liberté, le COJEP a procédé à la présentation officielle du film de “Charles Blé Goudé, coupable de son innocence ‘’ au cours d’une cérémonie qui a eu lieu le samedi 20 décembre 2014 au Baron de Yopougon.

Au nombre des invités de marque venus soutenir l’action de la jeunesse du parti de Blé Goudé, on note les présences du professeur Dédi Sery, vice président du FPI, le ministre Amoikon Ettien SGA du FPI, Koffi Jean, Secrétaire Général chargé de l’industrie, Augustin Guehoun, Mme Kapet Elisabeth, l’honorable Kouadio Konan Bertin dit KKB, Michel Gbagbo, Siaba Hervé et le collectif des femmes des détenus (COFED).

Les patriotes venus nombreux au Baron de Yopougon se sont abreuvés à la sève de la vérité sur la vie et l’oeuvre politique de Blé Goudé,après avoir visionné ce film. Pendant 45 mn, les amis, frères, compagnons et admirateurs de Charles Blé Goudé ont pu apprécier la parodie de justice dont est victime l’ex-leader de la galaxie patriotique. Transportant, subtilement, le public au coeur des actions de réconciliation, de sensibilisation, et de charité menées par Charles Blé Goudé en faveur de la paix pendant le règne du président Laurent Gbagbo, ce film dont les éléments ont été savamment structurés par le savoir faire du journaliste Mambo Abbé, a parfois provoqué l’émotion dans la salle du Baron. Des actions menées auprès des victimes de la guerre de 2002 comme la jeune Prisca violée à Toulepleu, pour pardonner leur bourreaux, au plaidoyer contre la violence électorale, en passant par les démarches inclusives qui visent à sensibiliser les musulmans du nord à rentrer dans la République, ce film documentaire sur le ministre Charles Blé Goudé a le mérite d’exhumer la vérité là où la CPI , par le truchement de la procureure Fatou Bensouda, l’avait ensevelie.

Ce qui ne donne aucune chance aux fallacieux prétextes, qui consistent pour la CPI,à présenter Blé Goudé comme un assassin, de prospérer. Réagissant à la fin du film, l’honorable KKB, député PDCI de Port-Bouet a distribué des points dans chaque camp de notre marigot politique. L’élu de la nation a vertement critiqué ceux qui l’accusent d’être pro-FPI et qui lui demandent de prendre la carte de ce parti. « Voyez-vous, je ne vous suivrai pas dans cette boue. Quand on a pris les armes pour défendre ses parents, on est mal placé pour donner des leçons aux autres. La Côte d’Ivoire, celle dont a rêvé Félix Houphouet Boigny, celui en qui je me reconnais au PDCIRda, c’est la nation une et indivisible.Celle Qui nous oblige dans une communauté de destin, de sorte que le Bété ne peut pas être heureux si le Baoulé n’est pas heureux, le Senoufo ne peut pas être heureux si l’Attié ne l’est pas. Nous devons être heureux ensemble et au même moment comme être malheureux ensemble et au même moment. C’est ça la Côte d’Ivoire», lance, sous des ovations nourries.

KKB trouve qu’il est tout a fait logique qu’il se rende à la Haye au moment où l’ex-chef d’Etat, qui y est detenu, est frappé de deuil. « Gbagbo n’est pas de ma génération. On n’a pas de passé, d’histoire en commun; mais quand on est un bon ivoirien, ça se reconnait par de petites choses. Quelque soit le degré d’animosité qui s’est tissé entre deux ivoiriens, quand la mort intervient, on enterre notre palabre et on est solidaire… J’en connais dans ce pays dont les mamans ont été enterrées par Laurent Gbagbo. Et ce monsieur-là, qui a eu les destinées de ce pays, au moins pendant dix ans, qui a signé presque tous les actes de beaucoup d’entre nous, c’est ce monsieur qui vient de perdre sa mère», déclare-t-il. « Si j’avais été président de la république en ce moment précis, à l’heure où je cherche la paix et la réconciliation, à défaut de me déplacer à la Haye, j’enverrai une forte délégation auprès de mon frère… », insiste-t-il.

KKB regrette que le pouvoir Ouattara ne fasse pas de la réconciliation sa priorité, préférant emprisonner ses adversaires, alors que la réconciliation, selon le paradigme africain, se fait à deux, sous l’arbre à palabres, en présence de la chefferie et de la notabilité. L’ancien président de la jeunesse du PDCI n’a pas manqué de relever les qualités de Charles Blé Goudé. « Blé Goudé que je connais, il y a une chose que j’apprécie en lui, c’est de garder, en tout instant, la dignité et la tête haute. Si vous vous réclamez en lui, alors gardez votre dignité et assumez votre appartenance à sa philosophie », a-t-il conseillé. Avant de s’inviter dans la crise au FPI, en lançant quelques piques voilées à Pascal Affi Nguessan. « Voyez-vous, il y a tellement de paradoxes ces derniers temps… Aujourd’hui, vous êtes devenus si forts que cette même armée, vous réussissez à la mobiliser contre le FPI et les militantes et les militants de ce parti et vous en êtes fiers », s’est-il interrogé.

Intervenant à la suite de KKB, le professeur Dedi Seri a disséqué le film en question en le présentant comme « le procès du procès » que subit en ce moment Charles Blé Goudé. « Je salue les initiateurs de ce film parce que « ce film est le procès du procès », a-t-il observé d’entrée. Selon l’universitaire, ce film est la négation des nouvelles consciences incarnées par le président
Laurent Gbagbo qui veut mettre fin à la boulimie de l’occident. Et donc, il faut déporter celui qui veut affamer l’occident. Malheureusement pour eux, l’éveil de cette nouvelle conscience africaine ne se limite pas à Laurent Gbagbo. Parce que cette conscience a un prolongement qui est Blé Goudé. D’où l’acharnement judiciaire sur ce dernier. Au terme de ce décryptage, le vice président du FPI se convainc d’une chose : l’occident, qui a longtemps spéculé sur la sacralité des faits en droit, en médecine, en histoire…, est aujourd’hui pris à son propre piège en niant des faits pourtant avérés en Côte d’Ivoire et pire, en tentant de les tronquer.

Source: Aujourd’hui

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