La colonie Kamerun sous De Gaulle, Ahidjo et Biya

La colonie Kamerun sous De Gaulle, Ahidjo et Biya

Résumé

Depuis le départ des allemands du Kamerun, ce pays a été dirigé par une succession de colons (de Gaulle, Ahidjo et Biya) qui ont tous, chacun à sa manière, marqué leur désir, leur mission ou leur objectifs par l’élévations d´une statut symbolique. Il est remarquable de constater que ces statuts reflètent très bien le ressentiment de la population Kamerunaise, vis-à-vis de ces colons respectifs.

Nous n’allons pas nous étendre dans ce texte car il faut laisser les images parler d’elles-mêmes. En ce qui me concerne :

– De Gaulle, en parfait colon, a clarifié son objectif avec l’érection de la statut du General Leclerc, sur la plus grande place publique de Douala au Kamerum. Ce maitre des lieux veille donc sur le Kamerun, cette riche et belle propriété privée que la France a hérité de l’Allemagne et qu’elle entend garder à vie dans un programme d’exploitation et d’esclavage forcée et à outrance.

– Ahmadou Ahidjo, quant à lui, en acceptant d’être le pion des Français, va mener le Kamerun dans un programme d’exploitation contractuel et qui restait quand même forcé pour les Kamerunais. Mais très vite, il va essayer, dans un sursaut d’orgueil ou de patriotisme, de faire autrement, en érigeant une statut qui traduit aussi bien l’unification du Kamerun mais surtout l’élévation du Karmerun vers des conditions meilleurs, ce qui était un des objectifs majeures de l’UPC. Il parviendra ainsi à faire des « grandes réalisations » dont les vestiges sont encore visibles de nos jours dans la société Kamerunaise.

– Paul Biya, quant à lui, embarqué dans cette aventure colonisatrice comme roue de secours de la France pour remplacer Ahidjo, va remettre au gout du jour l’exploitation à outrance du Kamerun, au profit de la France. Il va symboliser son action par une gigantesque structure qui trône dans un des plus grands rondpoints de la ville de Douala et dont les plus grands artistes du monde ont du mal à décrypter. Cette statut squelettique représente bien, en mon sens, ce qu’est le Kamerun aujourd’hui: Une agglomération d’ambitions sordides de toutes sortes et de tous les horizons que le Kamerounais doit porter sur sa tête, sans en tirer le moindre intérêt et sans se préoccuper de sa propre existence. Ainsi, le Kamerun souffre dans son ensemble et les grandes réalisations du président Paul Biya ne sont le plus souvent que des mirages. Pire, les dirigeants, sous Paul Biya, sont en compétition pour le titre de celui qui aura posé les actes les plus antinationalistes de liquidation des avoirs et de l’unité du Kamerun.

Pour conclure, j’invite chacun à se faire sa propre idée de cette succession de colons a la tête de ce pays. En rappelant le grand respect que se vouent ces colons et qui se traduit par la protection de ces héritages par le dernier gardien du temple. Et, Paul Biya, qui est le présent gardien du temple, respecte soigneusement cet engagement et la détermination de notre brave Essama n’y changera rien, à moins que les Kamerunais ne lui apportent un soutient puissant. Et pour terminer, Paul Biya, contrairement à ses deux prédécesseurs, est encore aux commandes, ce qui lui donne, bien évidemment, l’avantage de pouvoir modifier l’héritage qu’il va léguer au Kamerun ; On peut penser à la proclamation de la vraie indépendance du Kamerun.

Ngando Douala

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