La Côte d’Ivoire dote ses Eléphants de 4 milliards de francs CFA sans avoir élucidé les détournements de 2015, dénonce lemonde.fr

La Côte d’Ivoire dote ses Eléphants de 4 milliards de francs CFA sans avoir élucidé les détournements de 2015, dénonce lemonde.fr

Pour la dernière la Coupe d’Afrique des nations, 720 millions de primes avaient disparu des comptes. Sans provoquer trop d’émotion à Abidjan.

Les Eléphants de Côte d’Ivoire ont débuté, lundi 2 janvier, à Abou Dhabi leur préparation pour la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2017, qui doit s’ouvrir le 14 janvier au Gabon. Ils bénéficieront de moyens conséquents, encore plus élevés que ceux engagés en 2015. Le scandale du détournement de fonds lors de la dernière compétition semble n’avoir rien changé.

Les Ivoiriens ne sauront certainement jamais rien sur le scandale de détournement des primes affectées lors de la CAN 2015 à leur équipe nationale de football, après le deuxième sacre continental de son histoire, face au Ghana. Deux ans après la disparition de 720 millions de francs CFA (1,1 million d’euros) du budget prévu pour la préparation de l’équipe et le paiement des primes des joueurs de la sélection, il n’existe plus aucune trace des enquêtes diligentées à l’époque par le gouvernement ivoirien.

« De bonnes conditions »

Le nouveau ministre des sports, Albert Amichia, a annoncé le 31 décembre 2016 le montant de la cagnotte affectée aux Eléphants pour la défense de leur titre. Elle s’élève à 3,9 milliards francs CFA (5,9 millions d’euros). En hausse de 400 millions de francs CFA par rapport au montant accordé en 2015.

« Le gouvernement est à pied d’œuvre afin de permettre à notre équipe nationale de se préparer dans de bonnes conditions », a simplement affirmé à la radio nationale le ministre qui n’a livré aucune précision sur le mode de gestion de cette somme conséquente.

Des fonds en nette augmentation donc et qui seront gérés malgré tout quasiment par les mêmes hommes qu’en 2015. Les dirigeants de la Fédération ivoirienne de football sont encore en place, comme la plupart des responsables du ministère des sports. Seul le ministre Alain Lobognon avait été alors démis de ses fonctions, sans être inquiété par la justice. Seules deux personnes ont été poursuivies : Fulbert Beugrefoh, l’ancien chef de cabinet et le régisseur dudit ministère Patrick Yapi, mis en cause et arrêtés en mai 2015. Ils ont finalement tous les deux été libérés en juillet 2016, sans le moindre procès.

« Qu’ils rééditent l’exploit de 2015 »

« L’argent du contribuable a besoin d’être géré avec un minimum de clarté. […] Nous attirons l’attention de l’exécutif afin d’éviter que se répète le scénario de 2015 », indique Pierre Adjoumani, président de la Ligue ivoirienne des droits de l’homme (LIDHO).

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