La CPI continue son acharnement contre le président Gbagbo: La liberté provisoire lui est réfusé à nouveau

La CPI continue son acharnement contre le président Gbagbo: La liberté provisoire lui est réfusé à nouveau

La chambre de première instance de la Cour pénale internationale (CPI) a rejeté à la majorité des juges pour une énième fois, la demande de mise en liberté provisoire de l’ancien président ivoirien, Laurent Gbagbo, une requête de sa défense qui évoque des «raisons de santé », indique une décision de cette chambre prise vendredi.

« La Chambre, à la majorité ( une opinion dissidente du juge-président CunoTarfusser), rejette la demande de mise en liberté provisoire en intégralité », conclut ladite décision consultée lundi par APA sur le site internet de la CPI, estimant que «conformément au rapport médical mis à jour, la chambre est convaincue que la santé de M. Gbagbo est stable et qu’il reçoit un traitement optimal pour son état de santé actuel et son âge ».

Ce énième refus de la liberté provisoire à M. Gbagbo fait suite à une requête de sa défense qui soutient que « pendant ces années de détention, son état de santé ne s’est pas amélioré et deux années d’audience ont affecté sa fatigue et sa faiblesse».

Rapportant toujours les arguments de la défense de l’ex-président ivoirien, le document indique que selon ceux-ci dans leur requête, « s’il n’est pas libéré, M. Gbagbo peut mourir d’autant plus qu’il ne peut être adéquatement traité pendant sa détention ».

L’ancien président ivoirien, Laurent Gbagbo ( 73 ans) et son ex-ministre de la jeunesse, Charles Blé Goudé ( 46 ans), sont détenus à la CPI respectivement depuis novembre 2011 et mars 2014.

Ils sont poursuivis pour quatre chefs de crimes contre l’humanité commis pendant la crise postélectorale ivoirienne de décembre 2010 à avril 2011 qui a fait officiellement trois mille morts.

Le procès conjoint des deux hommes s’est ouvert le 28 janvier 2016. La présentation des preuves du procureur à l’encontre de M. Gbagbo et son ex-ministre, a duré presque deux ans et s’est achevée le 19 janvier dernier. A la reprise du procès, suspendu depuis lors, la parole devrait être donnée à la défense des accusés pour déculpabiliser leurs clients.

Source: APA

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