La crise ivoirienne vue par la presse burkinabé: «ADO victime du monstre qu’il a enfanté», s’exclame L’Observateur Paalga

La crise ivoirienne vue par la presse burkinabé: «ADO victime du monstre qu’il a enfanté», s’exclame L’Observateur Paalga

Cela fait bientôt que la situation sociale en Côte d’Ivoire continue de se dégrader. Suite au déclenchement de la mutinerie les 6, 7 et 8 Javier dernier, les autorités politique du Burkina Faso ont fermé la frontière sud du pays avec la Côte d’Ivoire afin, certainement de prévenir une éventuelle contagion. Mais cette décision montre aussi à quel point, la situation en Côte d’Ivoire préoccupent les burkinabé.

Mais avec le developpement de la situation, la presse du pays de Thomas Sankara est sortie de sa réserve pour s’inquiéter de ce qui se passe chez le voisin du sud. Le moins que l’on puisse dire c’est que la presse burkinabé, jadis acquise à la cause de Alassane Dramane Ouattara se fend en critiques contre l’homme fort des bords de la Lagune ébrié.

En effet, sous le titre évocateur de “ADO victime du monstre qu’il a enfanté“, “L’Observateur Paalga” dénonce l’échec de l’intégation forcée des ex-rebelles sur les forces de défense et de sécurité traditionnelles.

«En bichonnant les uns, en donnant des grades de complaisance à des sous-officiers qui ont pris l’ascenseur pour se retrouver officiers supérieurs, Alassane Ouattara, Guillaume Soro et Cie ont en réalité créé une armée à double vitesse», constate “L’Observateur Paalga”. Critiquant le manque de volonté de Alassane Ouattara mettre au pas les militaires, notamment les mercenaires qui l’ont fait roi, “L’Observateur Paalga” fait le triste constat Ouattara et son régime sont «victimes du monstre qu’ils ont eux-mêmes façonné de leurs propres mains».

Pour “Le Pays”, la Côte d’Ivoire risque de devenir ingouvernable

De son côté, “Le Pays” s’interroge, à travers l’article intitutlé SATISFACTION DES REVENDICATIONS DES SOLDATS MUTINS : L’effet domino en marche sur l’opportunité pour le pouvoir Ouattara d’avoir accédé aux révendications des mutins alors celles des syndicats dont les revendications ont jusque-là été mises sous le boisseau. “Le Pays” soutient que cette erreur d’appréciation de la part du régime d’Abidjan va contribuer à perturber énormément la paix sociale. Car, souligne “Le Pays”, «l’on imagine mal comment le gouvernement pourrait désormais mettre en avant le manque de ressources pour faire le dos rond face aux revendications sociales des travailleurs ivoiriens». Et de prevenir du danger d’une telle éventualité. «C’est dire que c’est une période de revendications sociales tous azimuts qui s’est ouverte en Côte d’Ivoire. Et si l’on n’y prend garde, le pays risque de devenir ingouvernable».

Eburnienews.net

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