La diplomatie belliqueuse du régime Ouattara est destructrice  pour notre pays

La diplomatie belliqueuse du régime Ouattara est destructrice pour notre pays

« Refuser d’accepter l’hypothèse pour guide est se condamner à prendre le hasard pour maître » (Gustave Le Bon)

Notre pays, sous la houlette du Président Felix Houphouët Boigny, a affirmé sa foi inébranlable dans un monde de paix, un monde de liberté, un monde de fraternité. Ce triple idéal a constamment inspiré notre démarche aussi bien aux Nations-Unies, qu’à toutes les organisations interafricaines et dans toutes nos relations bilatérales. Mais aujourd’hui, le régime Ouattara a progressivement conduit la Côte d’Ivoire vers une diplomatie belliqueuse qui détruit le pays. Grand-Bassam a été attaqué et nos frères sont morts. Le bilan dressé par le gouvernement sur le coup avait fait état de 22 morts et des dizaines de blessés. Cette souffrance des ivoiriens a un seul père : le président Ouattara. Sa mauvaise gestion des affaires diplomatiques va détruire notre pays. C’est justement de cette politique belliqueuse du régime Ouattara que nous abordons dans les lignes suivantes.

La diplomatie belliqueuse du régime en quelques mots

Alors que la diplomatie doit permettre à la Côte d’Ivoire de développer des relations paisibles avec ses voisins, le régime Ouattara a décidé autrement. Très régulièrement, ce régime a accusé Monrovia de pratiquer la politique de l’autruche vis-à-vis «des miliciens et mercenaires pro-Gbagbo» qui attaquent les positions des Frci depuis le territoire libérien. Souvenons-nous que la présidente Johnson Sirleaf était obligé à un moment, de fermer ses frontières avec le voisin ivoirien.

Apres le voisin de l’Ouest, c’est également le Ghana, à l’Est qui va subir les « brimades diplomatiques » du régime Ouattara. Sous prétexte de protéger les exilés politiques, Abidjan a eu des attitudes belliqueuses vis-à-vis du pays frère.

Au Nord, paradoxalement, le courant également ne passe pas. Avant même la chute de Compaoré, la diplomatie était vacillante entre le Burkina et la Côte d’Ivoire. La question des supplétifs venus de Ouagadougou pour combattre aux côtés des Frci fidèles à Alassane Ouattara, n’a pas trouvé de solutions correctes. En effet, ces militaires et civils «incorporés» par les Forces républicaines n’ont pas aimé la roublardise du régime Ouattara. Toujours avec Compaoré, concernant le dossier malien, alors que Ouattara prônait la force, Compaoré privilégiait le dialogue.

A Bamako, le régime Ouattara n’est pas aimé. On se souvient que le 29 mars 2012, l’avion transportant Compaoré et Ouattara pour Bamako n’a pas pu atterrir à cause des manifestations hostiles sur la piste d’atterrissage. Le président en exercice de la Cedeao a été correctement humilié. Au mali on accuse Ouattara d’avoir encouragé la chute d’Amadou Toumani Touré.

Ouattara sème le vent et les Ivoiriens récoltent la tempête

Il est aujourd’hui admis qu’aucun pays sérieux ne peut prétendre se développer en s’entourant d’ennemis. Et pourtant, c’est le cas avec le régime Ouattara. A l’Est, à l’Ouest et au Nord, le régime Ouattara a créé des tensions inutiles avec nos voisins. Le comble, c’est la provocation faite aux extrémistes musulmans d’AQMI. En Décembre 2013, le président Ouattara a préconisé une intervention militaire pour chasser les rebelles du Sahel. Ce que vivent aujourd’hui les Ivoiriens est le produit de la diplomatie belliqueuse du régime Ouattara. D’ailleurs, l’attaque de Grand-Bassam a été revendiquée par le mouvement El Mourabitoune de l’Algérien Mokhtar Belmokhtar affilié à AQMI (AIquaida au Maghreb Islamique). Pour rappel, les terroristes ont perpétré des attaques simultanées sur la plage aux abords des hôtels Etoile du Sud, Koral Beach et La Paillote.  Contrairement au régime Ouattara, le péril jihadiste est très réel à l’intérieur de la Côte d’Ivoire. En effet, les ex-combattants ivoiriens de la crise politico-militaire de 2002-2011, dont la majorité est de confession musulmane, qui n’ont pas été réinséré, constituent « une proie facile pour les recruteurs jihadistes », car ils sont « susceptibles d’être instrumentalisés ».

Aujourd’hui, par la faute d’un homme, la sécurité de tous les Ivoiriens est compromise. La déstabilisation de notre pays est en marche et seul Dieu sauvera les innocents que nous sommes.

PRAO Yao Séraphin

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