La France et sa communauté internationale prises au piège de leur justice pour idiots

En souvenir du 11 Avril 2011 contre Laurent GBAGBO et le digne peuple de Côte d’Ivoire, des 28 & 29 Mars 2011 à Duékoué, ainsi que le vendredi 20 Juillet 2012 des massacres à Nahibly, face à toutes ces parodies de justice énervante et comique tout à la fois qui se déroule à Abidjan et à La Haye, nous voudrions rappeler au bon souvenir de la justice ivoirienne qui s’acharne contre Michel GBAGBO, lui reprochant les faits de se préoccuper des prisonniers politiques, des personnes arrêtées mais disparues et introuvables depuis, nous, collectif des victimes de Duékoué (Carrefour & Nahibly), nous voudrions porter à la connaissance de nos ‘’zorro’’ justiciers les quelques noms suivants, de nos parents et enfants disparus.

Toutes les personnes dont les noms suivent ont été arrêtées par les forces (f.r.c.i./dozo) pro-OUATTARA dès Mars –Avril 2011 et les jours ou ans qui ont suivi. Beaucoup d’entre les victimes ont été arrêtées dans leur campement, village, quartier ou en ville, quand d’autres ont été purement et simplement descendues par ces miliciens de véhicules de transport à des corridors, conduits dans la brousse voisine pour être assassinés, ne laissant qu’un seul s’échapper en lui recommandant d’aller rapporter le sort subi par ses compagnons. Mais alors combien d’autres aussi, dans leur fuite à travers brousses ou forêts devants des égorgeurs sanguinaires, ne sont plus jamais revenus, certains (filles ou femmes ayant été enlevées pour devenir des épouses-otages, plus esclaves que domestiques, …).

Pourtant, la France et l’O.N.U. disaient intervenir ici pour la paix et pour la protection des populations civiles… A ne jamais oublier.
Excusez du peu mais c’est révoltant et à la fois désespérant d’entendre la justice ivoirienne reprocher à Michel GBAGBO lui-même victime parmi les victimes, de relater des faits avérés dans le cadre de sa fonction de Secrétaire National du Front Populaire Ivoirien chargé des prisonniers politiques. Reprocher à Michel GBAGBO de porter ainsi atteinte au moral des populations parce qu’il a dit ce qui devrait être dit et su de tous, lui faire ce reproche, c’est cela même qui est porter atteinte au moral des vraies victimes que nous sommes.

Cela dit, nous invitons tous les patriotes ivoiriens épris de vraie justice et de paix, à communiquer dès ce jour aux avocats de Michel GBAGBO, les listes de leurs parents, amis ou proches que la justice des vainqueurs a fait assassiner ou fait disparaître, non pas seulement en soutien à Michel GBAGBO, mais aussi en soutien à notre propre cause, synonyme de libération totale !

En attendant de recouper toutes nos autres listes (disparus du sous-sol de l’hôtel Monhésséa, Nahibly, Niambly, Guitrozon, Fengolo et autres), le collectif des victimes de Duékoué (Carrefour & Nahibly) publie ici quelques noms de disparus et remettra les noms et contacts des parents/témoins aux avocats de Michel GBAGBO, afin que le ridicule ne continue plus d’accompagner sans scrupule le sordide !

Pour le collectif des victimes de Duékoué (Carrefour & Nahibly) : Emmanuel Caleb, le 19 Juillet 2017

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