La plaidoirie de Yasmine Attia : Jihad au féminin (texte + vidéo)

Le concours international de plaidoiries, dimanche dernier à Caen, a été remporté par une avocate tunisienne sur le thème du “Jihad au féminin”.

Un plaidoyer édifiant contre l’industrie de la prostitution orchestrée par des mafieux, au nom d’Allah.


On lui avait promis le paradis, elle se retrouva en enfer. C’est la terrible histoire d’Inès, une élève de 15 ans qui a commis le péché d’avoir des relations sexuelles hors mariage. Suite à des échecs amoureux, la jeune fille a perdu le goût de la vie et a trouvé refuge dans les mosquées où elle rencontra un salafiste qui a réussi à l’endoctriner et convaincre de partir pour le jihad en Syrie dont l’objectif était de « se repentir de ses péchés devant Dieu ». Avant de partir,

Inès accepta de l’épouser et aussitôt arrivée en Syrie , son mari lui imposa le port du niqab, puis la répudie. Le mariage qu’a célébré Inès est un mariage dit coutumier, une sorte de mariage CDD qui peut ne durer que quelques minutes ou quelques heures, prenant fin en général aussitôt consommé.

La femme se donne après à un autre ou à d’autres partenaires suivant un rituel religieux. « 152 partenaires » murmure Inès c’est le nombre de conjoints qu’elle a connus en six mois, en décidant de briser le silence sur sa douloureuse expérience.

« Chaque semaine, nous contractions au minimum cinq nouvelles unions. »

Dès son arrivée à Damas, elle fut confiée malgré elle à un Cheikh, membre de Jabhat Al Nosra, de l’Armée libre syrienne ; et lui a été proposé de se soumettre au mariage en s’offrant aux pauvres soldats sur le front pour les soulager et leur redonner des forces afin qu’ils puissent vaincre l’ennemi.

Après tout les salafistes jihadistes ne sont-ils pas en train de se battre pour sauver leurs frères musulmans en Syrie, même si c’est en tuant d’autres musulmans, hommes, femmes et enfants? Pourquoi ne rendrait-elle pas service elle aussi en se sacrifiant pour la cause sainte ?

Après avoir rendu de « bons et loyaux services » aux rebelles et dès les premiers signes de grossesse, la jeune adolescente a été renvoyée en Tunisie où elle fut interpellée par la police des frontières dès son arrivée à l’aéroport de Tunis-Carthage, puis relâchée. La descente aux enfers est pourtant loin d’être terminée, puisque Inès a non seulement été reniée par sa  famille, mais les médecins lui ont diagnostiqué le virus du sida ainsi qu’une hémorragie interne et un déchirement de l’utérus.

N’ayant pas trouvé quelqu’un pour l’héberger et d’endroit pour dormir, aujourd’hui Inès n’a trouvé pour seul refuge que la cage d’escalier d’un immeuble délabré situé à l’avenue qui porte curieusement le nom de Bourguiba, leader nationaliste connu dans le monde comme étant le libérateur de la femme tunisienne.

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