La police empêche une passation de charges au siège du quotidien Notre voie

La police empêche une passation de charges au siège du quotidien Notre voie

Un camp du parti de Laurent Gbagbo, dirigé par Abou Drahamane Sangaré, qui tentait de prendre lundi à Abidjan le contrôle du quotidien Notre Voie, le journal de la formation politique de l’ex-président ivoirien, a été « empêché » par la police, a constaté un journaliste de Alerte info.

Près d’une quinzaine de policiers étaient postés lundi matin devant le siège de Notre Voie, à Cocody-Palmeraie, un quartier chic à l’Est d’Abidjan, pour contenir tout trouble au siège du journal, actuellement dirigé par le bureau de Affi N’Guessan, président contesté par le « camp Sangaré ».

« Nous sommes les actionnaires du groupe La Refondation (éditeur de Notre Voie) et nous sommes là pour la passation de charges mais la police, de manière illégale nous a empêchés », a dit Dano Djédjé, un proche du « camp Sangaré ».

M. Djédjé était à la tête d’une délégation, qui comprenait César Etou et Dedy Séri, nommés respectivement directeur général et président du Conseil d’administration de Notre Voie, ainsi que d’autres cadres, Odette Lorougnon, Odette Sauyet, Jean-Gervais Tchéidé.

« Le ministère de l’Intérieur nous empêche d’entrer pour la passation et protège un camp (celui de Affi N’Guessan) dans une crise politique interne », a affirmé M. Tchéidé, devant des journalistes.

Pour César Etou M. «Affi a décidé de tuer » l’entreprise de presse et les travailleurs qui « sont en danger », au regard des « invendus » enregistrés par le journal estimés à un taux de « 90% ».

Le Front populaire ivoirien (FPI), principal parti de l’opposition ivoirienne est divisé depuis que M. Affi s’est déclaré comme candidat à la présidence, un poste qui devrait revenir à M. Gbagbo selon d’autres cadres.

Le 5 mars, un Comité central a désigné comme « président par intérim » Abou Drahamane Sangaré, pour « défaillance » de l’ex-Premier ministre Affi N’Guessan à diriger le parti.

M. Affi N’Guessan a saisi la justice en vue de l’annulation des décisions de ce Comité central, qui qualifie d’ »illégal » conformément au statut du parti.

Par Patrice Allégbé

Source: Alerte info

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