Lâché par les forces d’élite de son armée, Alassane Dramane Ouattara a menacé de démissionner le 15 mai passé

Lâché par les forces d’élite de son armée, Alassane Dramane Ouattara a menacé de démissionner le 15 mai passé

On le sais maintenant. Alassane Dramane Ouattara a finalement fléchi les genoux devant le chantage des miliciens qui l’ont porté au pouvoir.

En effet, pour mettre fin à la mutinerie qui secouait la Côte d’Ivoire depuis la semaine dernière, Ouattara a fini par opter pour la solution financière en payant aux 8.400 soldats mutins en colère, les 7 millions de FCFA que ceux-ci reclamaient. Il leur sera versé la somme de 5 millions de F CFA, chacun dans l’immédiat, et les 2 autres millions le mois prochain.

Quand l’armée et le PDCI lâchent Ouattara

Pourtant, dès le début de cette nouvelle mutinérie, Ouattara a lancé un message de défiance et de fermeté face à ses ex-rébelles en colère. Selon les informations en notre disposition, la décision de Ouattara a été motivée par deux faits marquants.

D’abord, il est avéré que la carte de la fermeté envisagée fut très vite abandonnée par le régime Ouattara, vu que le PDCI, son allié politique, a proposé à Ouattara de privilégier le chemin du dialogue plutôt que celui de la violence avec les ex-rebelles.

Plus grave, il nous est revenu que, sollicitées pour rétablir l’ordre pendant la mutinerie, les forces d’élite regroupées au sein de la GR et du GSPR auraient refusé de monter au front, arguant que les mutins étaient leurs camarades et frères d’armes. Et pour joindre l’acte à leur volonté de refus, les éléments de la GR et du GSPR se sont contentés de patrouilles et de positionnement timides au lieu de sécuriser les institutions de la république.

Et contrairement aux raisons avancées par les confrères de la Lettre du Continent dans la dernière parution de ce 17 mai, c’est le refus des forces d’élite de monter au front combiné au refus du PDCI de soutenir la voie de la violence pronée par le pouvoir, qui n’a pas été du goût de Ouattara. C’est donc cette situation qui l’aurait emmené à menacer de démissionner de sa fonction le 15 mai passé.

Pour rappel, selon le confrère parisien le coup de colère de Ouattara faisait suite à ce qu’il considère comme « l’incurie » de ses collaborateurs, ministres et militaires, incapables de mettre fin à la récente flambée de violence observée chez une partie de l’armée.

Le confrère confirme toutefois les informations que nous avons reçues, et selon lequelles le Premier Ministre Gon Coulibaly aurait réussi à convaincre Alassane Dramane Ouattara non seulement de payer les mutins, mais aussi de rénoncer à sa menace de demission.

Eburnienews.net

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