L’Afrique pour une force conjointe en attente pour régler les nouveaux conflits

L’Afrique pour une force conjointe en attente pour régler les nouveaux conflits

Les chefs d’Etat et de gouvernements africains ont soutenu le projet de création d’une force africaine en attente bien équipée qui pourra être déployée sur les nouvelles zones de conflits.

A l’occasion du 10e anniversaire du Conseil de l’UA pour la paix et la sécurité marqué à Malabo, en Guinée équatoriale, les dirigeants ont affirmé que l’Afrique avait besoin d’une force déployable en attente pour relever les nouveaux défis sécuritaires du continent.


“Nous avons besoin de construire une armée continentale forte qui soit capable de répondre de façon efficace aux menaces sécuritaires. L’Afrique devrait dépendre d’une force militaire bien équipée pour lutter contre les conflits armés, les insurrections et les attaques terroristes”, a déclaré le président ougandais Yoweri Museveni en marge du sommet de l’UA qui se déroule actuellement à Malabo.

Les chefs d’Etats et de gouvernements africains sont tous favorables à des interventions maison pour régler les défis sécuritaires émergents.

M. Museveni a insisté sur le fait que le temps était venu pour rendre opérationnelle une force africaine en attente au vu des nouvelles menaces sécuritaires plus virulentes que par le passé.

“La paix et la stabilité sont essentielles pour notre développement économique et nous devons construire des armées robustes qui peuvent défendre notre territoire contre des infiltrations armées. Nous pouvons même mettre en place un groupe de volontaires pour répondre aux menaces sécuritaires urgentes”, a expliqué M. Museveni aux dirigeants africains.

M. Museveni, dont le pays a mené des interventions militaires dans des zones de conflits habituelles et nouvelles à travers le continent africain, a admis que les interventions militaires externes n’ont pas fourni de solutions durables aux conflits en Afrique.

“Nous devons recadrer nos approches pour contenir les rébellions armées qui ont entraîné des pertes humaines et ont retardé le développement de l’Afrique”, a-t-il poursuivi.

Il a fustigé les idéologies extrémistes qui ont donné lieu aux insurrections au Nigeria, en Somalie et au Sahel.

“Pour vaincre l’insécurité, l’Afrique doit bannir les idéologies sectaires et le sexisme qui ont balkanisé les sociétés, ce qui a entraîné des pertes humaines et matérielles”, a-t-il martelé.

Les pays africains doivent réorganiser leur organisation sécuritaire pour traiter de façon efficace les conflits armés, le terrorisme et les crimes transnationaux.

Des dizaines de présidents africains ont soutenu l’idée de rendre opérationnelle une force africaine en attente.

Le président sud-africain Jacob Zuma a insisté sur le besoin d’un soutien financier cohérent et régulier pour les opérations de maintien de la paix dans les zones sensibles en Afrique.

“Nous devons également nous appuyer sur nos capacités internes, et cela inclut l’opérationnalisation et le déploiement d’une force africaine en attente. L’accent devrait également être mis sur la diplomatie préventive pour réduire au maximum les conflicts”, a préconisé M. Zuma.

Le président du Tchad, Idris Deby, a relevé que les insurrections qui balaient actuellement de nombreuses parties de l’Afrique se portent très bien grâce à la faiblesse des mécanismes de réponse.

“Nous devons renforcer la capacité de l’Afrique à répondre à de nouvelles crises”, a-t-il soutenu.

L’Union africaine explore des stratégies novatrices pour aider à mettre un terme aux conflits en Afrique d’ici 2020.

Le commissaire à la Paix et la Sécurité de l’UA, Smail Chergui, a annoncé qu’un projet était en cours pour créer une force de police panafricaine.

Il a ajouté que l’UA a donné la priorité aux investissements dans les mécanismes d’alerte anticipée.

Source: xinhua

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