L’Alliance Ivoirienne pour la République et la Démocratie (AIRD) appelle à une mobilisation citoyenne

À l’Alliance Ivoirienne pour la République et la Démocratie (AIRD) les objectifs n’ont pas changé. Ils restent les mêmes, à savoir : restaurer la démocratie pour servir un peuple libre et souverain afin de construire ensemble une Afrique digne, ambitieuse et solidaire.

Les moyens et les méthodes n’ont pas changé non plus : il s’agit de nous appuyer, tous, sur les valeurs républicaines pour une mobilisation citoyenne, pacifique et libre.

En cette semaine du 26 janvier au 1er février 2015, l’AIRD voudrait placer l’engagement citoyen sous le signe de la résistance. Cette semaine termine le mois de janvier et entame le mois de février.

Or, janvier c’est le mois de l’amour du prochain et du souhait du bonheur de l’autre, avec tous les vœux  que nous formuons avec le refrain « bonne et heureuse année ». C’est le mois de l’espérance nouvelle. Février c’est le mois de l’amour avec la Saint-Valentin.

Or aimer c’est aussi résister. En effet,

Résister c’est faire obstacle à une action ou à une force. C’est aussi, ne pas céder par la force, c’est ne pas s’altérer sous l’effet d’un agent extérieur, c’est supporter quelque chose et tenir jusqu’à la victoire finale. Un résistant est celui qui supporte les épreuves ou celui qui évite de tomber dans jeu de l’autre, en refusant de faire partie de son projet du mal. Résister, c’est rejeter toujours, tout ce qui est jugé mauvais par la morale ou la raison. Résister, c’est donc s’appuyer sur la raison et la morale pour dire non.

La résistance revient à refuser la facilité, à refuser qu’on abuse de soi. La résistance c’est choisir le camp des valeurs et de l’étique; c’est choisir la morale et la probité;  C’est choisir le combat contre l’injustice et pour les autres; c’est choisir l’amour du prochain et du service, c’est se battre pour l’autre même s’il ne le sait pas. En un mot c’est choisir l’avenir.

Ne pas simplement se contenter d’être d’une ethnie mais être du haut de la pyramide de l’État nation. Ne pas inoculer le virus de l’ivoirité, s’en servir pour troubler la cohésion sociale et venir ensuite l’agiter encore dans le sens inverse aux seules fins de plaire à ceux qu’on vilipendait hier et qui sont aujourd’hui au pouvoir. Ne soyons pas de tels crayons, de telles plumes, de telles langues qui assassinent plus qu’une arme de guerre. Éloignons-nous de ceux qui écrivent et changent de camp avant même que l’encre ne sèche.

Résister c’est être exigeant avec soi-même et placer l’amour de la liberté en tête de marche de la colonne judicieusement ordonnée et constituée de l’amour entre les races, de l’amour pour la patrie, de l’amour pour l’humanité, de l’amour de la collectivité à laquelle on appartient, de l’amour de la famille, de l’amour entre époux et de l’amour du travail.

Liberté et tolérance sont les bases de la liberté d’expression. Soyons libres à l’égard de tous et esclaves de notre seule conscience afin qu’aucun régime, de quelque bord, ne vienne toucher à nos libertés fondamentales, hélas encore piétinées.

Nul n’est libre s’il n’est à la fois maître de soi et de son destin. Sur la mer des épreuves, un résistant doit être capable de marcher dans la droiture. Toutes les révolutions échouent en Afrique parce qu’elles ne se battent pas pour les populations mais pour un clan.

« Condamnons les emprisonnements de nos frères et sœurs détenus sans jugement à la MACA et à travers le pays, mais ayons pitié de ceux qui sont aussi prisonniers sans le savoir, c’est-à-dire ceux qui sont prisonniers de leur propre haine, encore plus prisonniers que les vrais prisonniers car certains sont des prisonniers à vie. »

Dans le combat pour la démocratie, transformons nos adversaires politiques en partenaires de la démocratie comme nous avons décidé de l’être.

Redoublons de preuves de vérité si la soif de pouvoir redouble de mensonges ;

Redoublons d’amour si la haine redouble d’ardeur, car résister c’est aussi aimer pour rallier ;

Redoublons de silence si la jalousie redouble de venin, car le silence permet d’être entendu ;

Redoublons de pardon si le bourreau redouble d’inconscience ;

Soyons solidaires dans le malheur pour être une digue contre la solidarité dans le mal ;

Fortifions nous de l’esprit de paix si la violence se fait persistante mais sans jamais renoncer au combat par le porte à porte.

Et par-dessus-tout, mobilisons-nous et résistons.

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