L’américain Jeffrey Smith, expert des questions OGM explique la menace que cela constitue pour l’Afrique

L’américain Jeffrey Smith, expert des questions OGM explique la menace que cela constitue pour l’Afrique

Jeffrey Smith, expert des questions OGM, Directeur de l’Institute for Responsible Technology aux
Etats-Unis, met en lumière les dangers des produits transgéniques sur les hommes et la nature.

La Voix Du Paysan : Pouvez-vous expliquer à nos lecteurs en des termes simples ce que c’est qu’un Organisme Génétiquement Modifié ?

Jeffrey Smith : Un organisme génétiquement modifié (OGM) est le résultat d’un processus qui consiste à prendre des gènes d’une espèce et à les insérer dans une autre dans une tentative d’obtenir un trait ou une caractéristique souhaitée. Ils sont également connus comme des organismes transgéniques. Ce processus peut être appelé génie génétique (GE) ou modification génétique (GM).

LVDP : Mais les producteurs agricoles n’ont-ils pas depuis longtemps fait le greffage des arbres, des animaux d’élevage, et l’hybridation des graines ?

JS : Le génie génétique est complètement différent du greffage traditionnel. Il comporte des risques uniques. Dans l’élevage traditionnel, il est possible d’accoupler un cochon avec un autre cochon pour obtenir une nouvelle variété, mais il est impossible d’accoupler un cochon avec une pomme de terre ou une souris. Même lorsque les espèces qui semblent étroitement liées réussissent leur croisement, leur progéniture est généralement stérile. Un cheval par exemple peut s’accoupler avec un âne, mais la progéniture (une mule) est stérile.

Avec le génie génétique, les scientifiques peuvent enfreindre la barrière des espèces mises en place par la nature. Par exemple, ils ont introduit des gènes de poisson dans les tomates. Les résultats sont des plantes (ou des animaux) avec des traits qu’il serait pratiquement impossible d’obtenir avec les processus naturels tels que le croisement ou la greffe.

LVDP : Comment se fait le génie génétique ?

JS : Parce que les organismes vivants ont des barrières naturelles pour se protéger contre l’introduction de l’ADN provenant d’une espèce différente, les ingénieurs génétiques ont trouvé des moyens pour forcer l’introduction de l’ADN d’un organisme dans un autre. Ces procédés comprennent:

– L’utilisation de virus ou de bactéries pour «contaminer» les cellules animales ou végétales avec le nouvel ADN.

– Le revêtement de l’ADN dans de petites boulettes de métal et leur injection avec un pistolet spécial dans les cellules.

– L’injection du nouvel ADN dans des oeufs fertilisés avec une aiguille très fine.

– L’utilisation des chocs électriques pour créer des trous dans la membrane couvrant le sperme, puis introduire par force le nouvel ADN dans le sperme à travers ces trous.

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