L’armée française dément la présence de ses forces pendant les mutineries

L’armée française dément la présence de ses forces pendant les mutineries

Lors des différentes mutineries qui ont secoué la Côte d’Ivoire, des rumeurs évoquaient le déploiement d’un renfort de militaires français, le Colonel Jean Luc Kuntz, commandant des FFCI (Forces Françaises en Côte d’Ivoire) qui a animé un point de presse au 43 BIMA a tenu à apporter plus de précisions dans cette affaires.

Il a été clair «Il n’y a eu aucun renfort militaire, encore moins de mouvement d’un bâtiment prenant position lors de la mutinerie… C’est très important, nous ne sommes plus l’opération Licorne. Les dispositions du traité de partenariat ont changé et les Forces françaises n’ont aucune vocation à intervenir en Côte d’Ivoire », a t-il affirmé avant d’expliquer qu’il n’est nul question pour la France de s’ingérer dans les affaires d’un pays souverain.

«La république de Côte d’Ivoire est un État souverain. Sa sécurité, ses affaires politiques sont de son ressort et non de celui de la France et, donc encore moins du ressort des forces armées françaises. Nous ne sommes pas là pour ça ! »

Cette rencontre des FFCI s’inscrit également dans le cadre du lancement d’une nouvelle politique de relation et de communication entre le 43ème BIMA et les médias ivoiriens. Il s’agit de la connaissance des forces françaises en côte d’ivoire et leurs rôles. «Tout le monde parle des FFCI, vous en parlez régulièrement. Mais, savons nous de quoi nous parlons ? Voilà une question à laquelle que nous comptons bien apporter une réponse » a expliqué d’entrée de jeu le colonel Jean-Luc Kuntz.

Les FFCI ont succédé en janvier 2015 à la force Licorne, mise en place en septembre 2002 après une tentative de coup d’Etat contre le président de l’époque Laurent Gbagbo et la prise de contrôle d’une partie du pays par des rebelles. Licorne fut un acteur majeur et controversé de la décennie de crise politico-militaire (2002-2011) ivoirienne

Ainsi comme succinctement expliqué par quatre lieutenants qui se sont succédé au pupitre dans une grande salle de réunion, avec 900 militaires déployés, les FFCI s’articulent autour de 04 emprises principales, essentiellement centrées sur Abidjan: Le camp de Port-Bouët, l’emprise de la bourgerie sur l’aéroport, le détachement d’intervention lagunaire (DIL) à Port-Bouët, le camp bâti LCL Saboret, et le complexe de tir de Lomo nord.

Les FFCI sont composées d’un état-major interarmées, d’unités de combat, du groupe de soutien de la base de défense des FFCI et, des formations relevant du soutien spécialisé…

Leurs missions, outre le fait d’assurer une présence militaire en mesure d’assurer la protection des ressortissants, consistent à soutenir les opérations en Afrique et, d’un autre coté à mettre en œuvre la coopération militaire bilatérale avec la Côte d’Ivoire. Ainsi qu’à animer la coopération régionale avec les forces partenaires de la sous-région et, réaliser des actions civilo-militaires au profit de la population régionale. Selon le commandant des FFCI, les militaires français contribuent en outre à la formation de l’armée ivoirienne, notamment ses unités de lutte contre le terrorisme qui sont intervenues lors de l’attentat contre la cité balnéaire de Grand Bassam le 13 mars 2016.

Source: Afrikamag

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