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L’assassinat du Dr Kouyaté par les microbes raconté par son frère

L’assassinat du Dr Kouyaté par les microbes raconté par son frère

Suite à l’assassinat de son frère cadet le 5 Août 2014 par les ‘’microbes’’ à Abobo, le Docteur Kouyaté Karim a bien voulu s’exprimer dans L’IA, pour donner son point de vue sur ce phénomène qui prend de l’ampleur. A travers son propre témoignage, le coordonnateur régional du Réseau des Amis de Côte d’Ivoire (RACI) dans la région du Gbèke, retrace les faits de cet assassinat crapuleux et fait des propositions de solutions, pour enrayer cette gangrène en Côte Ivoire.

« En effet, jusqu’au 05 Août 2014 (ndlr : date du meurtre de son grand-frère) le phénomène des microbes était pour moi une imagination populaire montée de toutes pièces, afin de créer une psychose au sein de la population, surtout que nous sortions d’une crise post électorale avec pour conséquence la formation de deux blocs qui se regardaient en chien de faïence. Ce 06 août 2014 à 7h34mn j’ai été tout de suite ramené à la triste réalité. Je venais de me rendre compte de leur existence dans notre société parce que l’un des miens avait été froidement tué par ces nouveaux bandits. Mon frère cadet, le docteur Kouyaté Ibrahim venait d’être froidement, injustement et lâchement abattu comme un criminel à N’dotré avec 3 impacts de balles dans la tête. Ils ont trainé son corps à 300 mètres de son véhicule après plusieurs tentatives visant à l’emporter.

En effet, ce jour là, Dr Kouyaté Ibrahim avait été appelé par l’une de ses connaissances habitant N’dotré, afin de lui venir en aide pour résoudre le différend qui l’oppose à son épouse s’y étant rendu. Il a été intercepté aux environs de 21h20 par deux jeunes gens qui, après l’avoir dépouillé de tous biens dont il disposait l’ont éjecté de son véhicule avant de l’abattre. Son corps sans vie a été retrouvé par des éléments du CCDO en patrouille dans le secteur et qui nous ont joints par téléphone grâce au bloc notes retrouvé dans son véhicule. Apres l’identification, nous avons procédé au transfert du corps à la morgue d’Anyama. Ce jeune enseignant-chercheur laisse derrière lui un enfant de 21ans qui venait tout juste d’obtenir son BTS.

Pour moi, la lutte contre ce phénomène passe avant tout par la sensibilisation des parents. Puis qu’après enquête, on a constaté ces malfrats sont des adolescents de 10 à 17 ans, voire 18 ans qui s’adonnent à ce genre de pratiques. Sensibiliser sur le renforcement de l’autorité parentale, puis sensibiliser les concernés eux-mêmes sur le risque couru en s’adonnant à ces actes. Enfin viendra la phase de répression, qui consistera à interpeller systématiquement tout jeune ou groupe de jeunes se promenant sans raison suffisante à partir de 21h30. Il sera alors mis en garde à vue, et sera procédé à la perquisition de leur domicile pour rechercher armes ou matériels suspects».

Propos recueillis par Dosso Villard

L’Intelligent d’Abidjan

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