Le Cacao n’est pas payé, les planteurs célèbrent la nouvelle année dans la mélancolie

Le Cacao n’est pas payé, les planteurs célèbrent la nouvelle année dans la mélancolie

La tristesse envahit les producteurs d’or brun malgré l’allégresse d’être en vie pour une nouvelle année qui s’annonce.

Sur les 280 000 Fcfa de Cacao Search Cacao livrés, pour faire taire M. Kouamé, planteur à Bonon, il n’a perçu que 50 000 Fcfa. Ce, après avoir tempêté auprès de son acheteur bien plus que ses compères qui eux, sont finalement retournés bredouilles, comme révélé à Koaci.com.

Juste un bout de papier, ce reçu qui atteste l’achat de tonnes de cacao et signifie la somme qui est due au planteur avec promesse de paiement. Voici ce avec quoi nombre de producteurs de cacao se retrouvent en cette fin d’année.

En pleine saison, la chute des cours mondiaux continue d’affecter de plus en plus les acteurs de la filière. Le conseil café-cacao, régulateur direct a opté pour l’augmentation du portefeuille d’exportateurs il y a peu mais le nerf reste cette baisse drastique des cours au niveau de Londres et New York. Respectivement à 1912 Livres et 2342 Dollars la tonne.

Alors sur le terrain, certains producteurs sont contraints à percevoir moins de la valeur du prix bord champ, fixé à 1100 Fcfa pour cette campagne cacaoyère 2016.

« J’ai vendu mon cacao à 900Fcfa » rapporte un planteur dans la région de Soubré. Et ce prix, en deçà du coût normal du kilogramme, est pratiqué clandestinement par bien d’autres acheteurs sur l’étendue du territoire. Ces derniers profitent de la précarité financière du planteur pour se faire plus de marge vu le contexte de la baisse des cours à l’international. Un des prétextes avancés, c’est le stockage des produits aux ports.

Outre, en cas de remise de reçu, pour justifier le manque de paiement liquide, des aberrations sont déversées au visage des planteurs. Pêle-mêle, « le président préfère attendre après les fêtes pour vous payer parce que vos enfants ont fait la grève en anticipant les congés scolaires », ces élèves se verront ainsi privés de cadeau de Noël en guise de punition. D’autres acheteurs allèguent que le président ne paye pas actuellement pour préserver les familles des gaspillages des papas véreux en cette période de festivités annuelles.

Au constat, en plus de la menace sur le prix minimum garanti au producteur, la vente tourne au ralenti et les termes de l’échange se font au péril du cultivateur ivoirien de la première culture de rente du pays. C’est le lieu pour le régulateur de déployer une campagne de proximité afin que le paysan ne soit abusé comme l’a manifesté le Chef de l’Etat.

Saxum

Source: Koaci.com

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