Le député UDPCI, Famoussa Coulibaly, sétonne qu’il n’y ait pas de groupe parlementaire de la coalition au pouvoir

Le député UDPCI, Famoussa Coulibaly, sétonne qu’il n’y ait pas de groupe parlementaire de la coalition au pouvoir

Famoussa Coulibaly, député de l’Union pour la démocratie et la paix en Côte d’Ivoire (Udpci, proche de la mouvance présidentielle) s’est dit « étonné », qu’il n’y ait pas de groupe parlementaire du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP) à l’Assemblée nationale, invitant la coalition au pouvoir, qui envisage à terme de se muer en un parti politique unifié, à « aller jusqu’au bout » de sa logique, à ALERTE INFO

Vous avez formé un groupe parlementaire à l’Assemblée nationale, quel sera votre position ?

S’il n’y a pas de groupe parlementaire RHDP, c’est comme si c’est de l’arnaque politique qu’on a eu à faire. Notre tort c’est d’avoir refusé de sacrifier certains cadres, c’est pour cela qu’on a subi ce qu’on a subi. Si on me dit aujourd’hui à l’Assemblée nationale qu’il n’y aura pas de groupe RHDP, je m’en étonne. Ce qui n’est pas logique, il faut aller jusqu’au bout.

Si on a décidé d’aller à des élections en RHDP, on a mis des pressions sur des partis, des indépendants, il faut aller jusqu’au bout, pour montrer l’image fédératrice qu’on veut montrer à la Côte d’Ivoire.

Maintenant, si chacun doit aller, ça veut dire qu’entre nous alliés, il y a un jeu de cache-cache qui n’est pas parfait. Notre voix sera celle de la Côte d’Ivoire, qui va amener au développement.

Croyez-vous encore au RHDP ?

Ce n’est pas à moi qu’il faut poser cette question. Ma philosophie a été toujours le rassemblement. Le président Bédié et Ouattara qui sont les aînés et garants de cet houphouétisme. Ils ont un devoir de rassembler tous les autres enfants. Nous n’avons jamais dit que nous quittons cette famille. Seulement nous avons décidé pour les élections, à défaut de choisir des valeurs au sein de cette coalition, de nous laisser aller sous nos bannières, et ensuite on se retrouve.

A aucun moment, nous avons quitté cette coalition, mais nous constatons que dans les différents discours, on a tendance à nous mettre hors. Mais nous observons. En ce qui nous concerne, il n’y a aucune décision du bureau politique qui dit qu’on doit se retirer du RHDP.

J’appelle les aînés à, préserver l’héritage d’Houphouët, appeler les tout-petits, discuter et dialoguer avec eux et laver le linge sale en famille.

Le scrutin législatif a été repris à Divo, après l’invalidation de votre élection, avez-vous eu l’impression qu’on voulait vous voler votre victoire ?

Je ne crois pas que ce soit forcement cette impression, mais nous avons été surpris de la décision du Conseil constitutionnel de l’invalidation de notre élection parce qu’en la matière, selon la loi électorale, il est lui est fait obligation de notifier les griefs formulés par la partie qui contexte l’élection a celui qui a gagné. A aucun moment je n’ai été saisi par le Conseil constitutionnel.

Et c’est le 1er janvier, que j’ai reçu des coups de fil me disant que la RTI venait d’annoncer l’invalidation de notre élection. J’ai trouvé cela un peu injuste. Le 02 janvier, nous avons pris connaissance de la requête de l’autre partie qui en réalité ne tenait vraiment pas si le Conseil constitutionnel nous l’avait notifié.

C’est une affiche préfabriquée, par nos adversaires, nous ne l’avons jamais utilisée pour cette campagne. On ne nous dit pas ou l’affiche a été saisie, dans quelle partie de Divo elle était affichée.

On dit que nous avons utilisé l’image du président de la République, mon image et celle du président de l’UDPCI. Que c’était pour cette raison qu’il y avait eu plus de 4.000 voix d’écart entre le candidat du RHDP et moi.

Nous avons vu deux semaines après la décision, elle reprenait mot pour mot, la requête de nos adversaires, nous ne savons pourquoi. Tout cela donnait le sentiment qu’il n’y a jamais un crime parfait.

Vous avez récemment accusé vos adversaires d’avoir été à l’origine des violences à Divo, qu’est-ce qui vous fait dire cela ?

Pour des gens qui s’autoproclament houphouëtistes, c’est grave. L’enseignement que Houphouët nous a donné c’est la paix, le dialogue. J’ai été étonné de savoir que dans le discours, toute la haine y était. Nous avons été surpris que des partisans du RDR, puissent distinguer qui est Ivoirien, qui ne l’est pas.

Le jour du vote ils étaient armés. Plus de cinq personnes ont été interpellées avec des armes à feu et déferrées à Gagnoa. Avec des machettes, ils étaient à la recherche des soi-disant guinéens, maliens, burkinabés qui prendraient part au vote, je ne sais pas comment ils peuvent identifier ces personnes. Le langage était assez dangereux.

Il faut interpeller nos autorités, pour que des enquêtes soient menées, pour que les auteurs de tels messages, puissent répondre de leurs actions. Cela a mis en mal la cohésion sociale et j’ai vu qu’en plein meeting, notre camion podium a été brûlé, une femme enceinte a été frappée au ventre, elle a saigné. Des bras ont été cassés, la violence était à son comble.

Nous avons tout fait avec la sagesse du président du parti, le docteur Mabri Toikeusse, qui était avec nous. Nous avons su calmer les ardeurs. Nous avons dit à nos partisans, de ne pas répondre aux provocations.

Les forces de l’ordre ont joué un rôle énorme, sinon il y aurait eu carnage à Divo le samedi 28, parce qu’il y avait des hommes suffisamment armés.

En tant qu’élu de Divo, qu’est-ce que vous entendez faire pour ramener la cohésion sociale ?

Je ne pense pas que ce soit le fait des divolais. On nous a envoyé des loubards qui n’ont rien à voir avec Divo, parce que nous nous connaissons. Depuis plus d’une décennie que je suis sur la scène politique à Divo, j’ai toujours œuvré à la paix, la cohésion sociale.

Divo est réputé à tort ou à raison comme étant une zone favorable au président Gbagbo. Nous avons fait un travail de sorte que vous ne pouvez pas distinguer qui est Malinké, Dida, Baoulé, Yacouba, parce que nous travaillons à ce qu’il y ait une cité arc-en-ciel. Ces actes de violence n’ont pas prospéré, parce que je n’ai pas vu des divolais prendre des gourdins contre des divolais, nous avons évité le pire.

Aujourd’hui le challenge, c’est de continuer à œuvrer pour qu’il y ait une vraie réconciliation. En tant qu’élu de Divo et enseignant chercheur en gestion et prévention des conflits, nous allons faire des propositions concrètes au gouvernement. Pour qu’une élection ne soit pas l’occasion de réveiller les anciens démons qui pourraient fragiliser la cohésion sociale et la paix.

Quels sont vos rapports avec tous les cadres RHDP de Divo ?

Moi j’ai toujours prôné le rassemblement au-delà de nos divergences politiques. Avant la politique, nous formons une même famille. Nous sommes condamnés à vivre ensemble. Nous avons intérêt à nous mettre ensemble, j’ai été heureux de savoir qu’un des nôtres a été nommé ministre
Si le ministre Amédée Koffi réussit, ce sera un honneur pour Divo. Je ne suis pas un cadre pour un camp, mais de tout Divo. C’est ce qui a convaincu les populations de porter leur choix sur moi.

Par Edwige Fiendé

Source: Alerte info

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