Le dernier rappel des Ivoiriens à Koné Mamadou

Le dernier rappel des Ivoiriens à Koné Mamadou

« Quand on peut prévenir c’est faiblesse d’attendre » « Jean de Rotrou »

Dans quelques heures, le Conseil Constitutionnel doit donner la liste des candidats retenus pour l’élection présidentielle d’octobre 2015. Monsieur Koné Mamadou, président du conseil constitutionnel est très attendu car un seul mot de trop risque d’embrasser le pays et de conduire la Côte d’Ivoire vers l’abîme. On dit souvent que trébucher peut prévenir une chute. Notre pays peut sombrer si monsieur Koné Mamadou n’est pas habité par la sagesse. Ce texte est un avertissement à l’endroit du Président du conseil constitutionnel afin qu’il dise le droit et non autre chose. On dit que l’avenir a le don d’arriver sans prévenir, c’est pourquoi nous attirons l’attention de monsieur Koné Mamadou sur ses propos du 10 septembre. En effet, depuis des années, notre constitution est vilipendée, déchirée et méprisée. Or c’est elle qui reste le socle de notre dignité, c’est l’âme de notre pays. La mépriser, c’est tuer l’âme des Ivoiriens. Aujourd’hui, il se trouve que le Président Ouattara a un problème avec l’article 35 de notre constitution. Tous les signes juridiques indiquent qu’il ne peut pas se présenter aux élections présidentielles. Mais contre toute attente, il s’obstine à le faire.

Il convient de rappeler à monsieur Koné Mamadou que l’arrêt de Tia Koné d’octobre 2000 n’a pas été cassé et en plus le président Ouattara n’a pas changé. La Côte d’Ivoire a elle aussi gardé ses mêmes superficies et ses textes. Monsieur Tia Koné peut changer de position, peut-être sous la pression, pour se dédire, pour autant rien n’autorise le candidat Ouattara à être éligible. En effet, en 2000, ce n’est pas M. Tia Koné qui a rejeté la candidature de M. Alassane Ouattara. C’est la Chambre constitutionnelle de la Cour suprême, Instance suprême des Juridictions ivoiriennes, en son Audience publique du 6 octobre 2000, où ont siégé et signé M. Tia Koné, Président, et les Membres Yao Assouma, Amangoua Georges, Bogui Ziriyo, Toucha Banhi, Mme Diakité Fatou, Maître Gaby Charles et le Secrétaire Ouattara Nouplézana Drissa, qui a rejeté la candidature de M. Alassane Ouattara. M. Tia Koné, en tant que Président, n’avait fait que lire l’Arrêt N° E 01-2000, relatif aux Déclarations de candidatures à l’élection du Président de la République.

En obligeant M. Tia Koné à renier ses propos, c’était juste une façon élégante de préparer les esprits à une validation de la candidature du candidat Ouattra. Mais ce sera une grave erreur car les Ivoiriens ont voté la constitution de 2000 à 86,58 %. William Shakespeare disait que le sage ne s’afflige jamais des maux présents, mais emploie le présent pour en prévenir d’autres, c’est la raison pour laquelle nous appelons monsieur Koné Mamadou à ne pas provoquer les Ivoiriens en allant contre la volonté populaire. Les Ivoiriens sont patients mais pas ignares. D’ailleurs ce n’est pas la colère des Ivoiriens qu’il faut craindre mais sa patience. Nous nous lèverons comme une vague de mer pour faire respecter notre constitution si jamais monsieur Koné Mamadou trichait avec cette dernière.

Pour la Côte d’Ivoire, soyons toujours prêts !

PRAO Yao Séraphin

 

 

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