Le doute plane sur les conditions du procès Simone Gbagbo | eburnienews | Diaspora ivoirienne | Actualité Politique | Diaspora africaine en France Le doute plane sur les conditions du procès Simone Gbagbo
Le doute plane sur les conditions du procès Simone Gbagbo

Le doute plane sur les conditions du procès Simone Gbagbo

Mercredi 22 octobre devrait débuter à la Cour d’assises d’Abidjan le procès de 83 personnes dont Simone Gbagbo, l’épouse de l’ex-chef de l’Etat ivoirien et Pascal Affi Nguessan, le président du FPI, principal parti d’opposition.

Tous sont cités à comparaître pour leur rôle présumé dans la crise post-électorale de 2010-2011. Ils doivent répondre d’atteinte à la sûreté de l’Etat. Mais à 48 heures de l’échéance, beaucoup de questions restent en suspend concernant ce procès.

L’une des principales interrogations porte sur la date du mercredi 22 octobre qui, selon les « termes » mêmes des avocats de la défense, est très hypothétique. En effet, il faut avant comparution procéder à l’identification des 83 accusés dont certains sont en prison, ce qui simplifie la procédure. D’autres sont en liberté, ce qui la rend moins simple. Ce long processus a déjà commencé la semaine dernière, affirment les avocats, mais n’a toujours pas abouti. Peut être mercredi 22 ou jeudi 23 octobre pour cinq ou six des accusés, précisent-ils.

L’autre interrogation porte sur le lieu lui-même et les capacités d’accueillir 83 personnes en même temps pour comparution. Les habitués du Palais de justice sont plus que sceptiques et estiment que des comparutions une à une, deux par deux ou en groupe — définies en fonction des chefs d’inculpation – sont plus probables. Un procédé qui lui aussi s’avérer complexe et lent.

Acte de présence

Et puis l’autre question porte sur la présence ou non de Simone Gbagbo, à Abidjan, dès mercredi. La réponse est justement liée à une comparution simultanée ou non des accusés.

Il y a enfin le décès de la mère de Laurent Gbagbo. Sa bru Simone, son petit-fils Michel et même Abdoudramane Sangare, l’un des proches de la famille, chargé d’organiser les obsèques, sont tous cités à comparaitre. Dans quelles conditions ces funérailles se tiendront-elles alors que chacun pourrait être dans le box des accusés ? Cette question reste encore en suspend.

Source : RFI

About admin

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

*

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.