Le FPI et le RDR, face au peuple ivoirien!

Le FPI et le RDR, face au peuple ivoirien!

Pour commencer, jetons un regard sur la gestion du pouvoir sous le règne du FPI

Le premier, le FPI a géré le pays d’octobre 2000 au 11 avril 2011.

Il a accédé au pouvoir de façon démocratique.

Conscient de la grande fracture sociale dans le pays, il a débuté son mandat en conviant toute la nation ivoirienne à un forum pour rechercher la paix par le biais de la réconciliation de ses fils et, plus particulièrement, de tous les acteurs politiques et ceux de la société civile !

Et pour ce faire, le président Gbagbo, du FPI et président de la république, prit toutes les dispositions utiles pour faire revenir de leur exil, « ses frères » Alassane Ouattara (du RDR) et Konan Bédié (du PDCI).

Il leur offrit toutes les conditions d’une vie décente en Côte-d’Ivoire avec gardes du corps et tout le tremblement.

Il a ouvert son gouvernement à toutes les sensibilités politiques, proposant à chacun de ses opposants, même aux plus irréductibles, un gouvernement d’union nationale dans lequel tout Ivoirien capable pouvait participer à l’œuvre d’édification de la nation.

Il n’a jamais été tenté de discriminer, de catégoriser la population, et donc d’opter pour la préférence partisane!

Jamais il n’a emprisonné un citoyen du fait de son appartenance à l’opposition !

Il n’a jamais refusé une quelconque assistance à tout solliciteur d’aide !

Même les parents de ses opposants étaient secourus, à plus forte raison ces opposants eux-mêmes !

En plus d’une rémunération officielle à toute ancienne personnalité étatique ayant servi le pays, il avait établi également par le biais de l’assemblée nationale et selon des règles précises acceptées par tous, l’octroi d’une subvention à tout parti politique qui en remplissait les conditions !

De plus, il n’a jamais, non plus, tenté une quelconque manœuvre malhonnête de confiscation du pouvoir !

Alors qu’il était lui-même légalement candidat à la présidentielle, à travers l’organisation, la composition et les attributions de la Commission Electorale Indépendante (CEI), il a accepté que son opposition y soit majoritaire afin d’avoir la paix pour son pays, puisque telle était la condition, l’exigence de ses opposants pour les décider à aller aux élections !

Dans sa recherche de la paix pour son pays attaqué par les rebelles, après les différentes négociations pour la paix qu’il a accepté de faire dans plusieurs capitales africaines dès le début de la rébellion contre son pouvoir, il a imaginé, conçu et organisé dans les moindres détails l’Accord Politique de Ouagadougou (APO).

Comme conclusion de cet accord signé au Burkina Faso, la Primature de la Côte-d’Ivoire a été confiée à la rébellion qui, pourtant, continuait de mettre à mal son pouvoir.

Les rebelles avaient accaparé les zones Centre-Nord-Ouest (CNO) du pays dans lesquelles, depuis 2002 jusqu’à l’élection présidentielle d’octobre 2010, ils faisaient la loi militairement, politiquement et financièrement.

Et, bien que l’accès de cette zone CNO soit strictement conditionné pour presque tous, les hommes de la rébellion qui y régnaient en maîtres absolus et qu’on avait laissé inonder nos institutions étatiques, circulaient librement chez nous, dans la zone gouvernementale, sans que le régime ne cherche à attenter à leur vie !

C’est que le FPI veillait lui-même à la préservation des droits et libertés de tous les citoyens, sans exclusive, et donc de ces rebelles qui continuaient pourtant à refuser de désarmer malgré les accords qu’ils avaient eux-mêmes signés et malgré les bras ouverts du peuple.

Pour terminer, résumons-nous :

Arrivé au pouvoir, le FPI, bien que harcelé par la rébellion de ses opposants, avait choisi la gestion humaine de la chose publique et politique ; il avait même accordé l’amnistie aux rebelles qui avaient attaqué le pays et massacré plusieurs d’entre nous, dans l’intérêt de la nation !

Maintenant, jetons un regard sur la gestion du pouvoir sous le règne du RDR.

Le second, le RDR, est au pouvoir depuis le 11 avril 2011, du fait des forces coalisées de la rébellion, de la France et de l’ONUCI auxquelles se sont jointes celles dites « africaines » nourries par l’hypocrisie et l’égoïsme de la plupart des dirigeants et responsables africains !

Cela fait donc 7 ans que le RDR est au pouvoir en Côte-d’Ivoire !

Disons d’abord qu’il a lutté pour être au pouvoir et que sa lutte pour le pouvoir a commencé, dans l’imaginaire populaire, un certain mois de septembre 2002 de triste mémoire.

Comme armes d’accession au pouvoir, ce parti, se disant républicain avait pourtant compté sur une rébellion armée, le Mouvement Patriotique de Côte-d’Ivoire (MPCI), dont le chef autoproclamé était SORO Guillaume, l’actuel président de notre Assemblée nationale.

Et cette rébellion avait plusieurs ramifications (le MPCI, le MJP et le MPIGO), pour pouvoir être toujours majoritaire lors des négociations avec le gouvernement de la république légale et légitime que le RDR voulait renverser !

C’est qu’il savait que, pour rechercher la paix –à tout prix- le président de la république d’alors, Laurent Gbagbo, n’hésiterait pas à accéder à leur condition d’être majoritairement représentés dans le partage de presque toutes les institutions de la république.

Ensuite, le RDR a pu compter sur les forces armées étrangères que sont les forces françaises et les forces de l’ONUCI (Organisation des Nations Unies en Côte-d’Ivoire) que le président légal et légitime avait pourtant sollicitées pour arbitrer le conflit mais qui n’ont pas hésité à s’allier au RDR, à la rébellion et à la coalition de partis qu’il s’était constituée : le RHDP!

Son autre arme, a consisté à se faire passer pour le représentant, le symbole, le porte-parole et le défenseur de tous ceux qui, dans leur propre pays, se disaient réprimés pour leur appartenance à une religion et à une région !

Comme lorsque le Président Laurent Gbagbo arrivait au pouvoir, quand vient le tour du RDR du Président Alassane Ouattara, la fracture sociale est très profonde car une partie de la population se sent laissée pour compte et l’autre est visiblement prise en compte !

Et c’est peu dire que de qualifier de calvaire ce que vivent les Ivoiriens, mais, plus particulièrement, presque tous ceux qui, n’étant pas issus de la rébellion, ont dirigé avec le FPI, ont servi avec ou sous lui ou se réclament de lui !

Oui, en le voyant à l’œuvre, on ne saurait douter que l’objectif du RDR et de tous ses alliés qui dirigent actuellement la Côte-d’Ivoire, c’est de faire disparaitre de l’échiquier politique national, le FPI et tous ceux qui se reconnaissent en lui ! C’est l’anéantissement de ses adversaires et opposants en général, mais plus spécifiquement, l’extermination de tout ce qui est « pro-Gbagbo » !

Il y a eu trop de morts sous ce régime du RDR, trop d’exilés, trop de misère !

Quel mal Gbagbo a bien pu faire à Alassane Ouattara pour que ce dernier agisse ainsi ?

Si sa politique continue ainsi, ce que les Ivoiriens retiendront des deux, c’est que l’un –Laurent Gbagbo, responsable du FPI- du temps où il dirigeait le pays, n’a jamais condamné un opposant à l’exil, il a toujours payé à chaque parti en règle en Côte-d’Ivoire, la subvention que son régime a volontairement décidé de lui allouer afin de lui permettre de vivre et de jouer son rôle de parti, même d’opposition extrémiste à son régime!

Il n’a jamais laissé mourir ses opposants dans le dénuement total !

Non, Gbagbo n’a jamais considéré la politique comme une occasion de règlement de comptes, comme un moyen de vengeance, comme le lieu où le plus fort doit sans cesse humilier le plus faible ; comme le lieu privilégié d’expression de la haine !

Les Ivoiriens retiendraient qu’avec l’arrivée du RDR au pouvoir depuis le 11 avril 2011, la Côte-d’Ivoire a découvert qu’elle est devenue le pays avec le plus fort taux de prisonniers issus d’un parti politique: le FPI !

Avec le président Alassane Ouattara, des milliers de nos compatriotes vivent de façon précaire en exil dans presque tous les pays de la sous-région !

Ils ne peuvent pas rentrer au pays car, malgré les propos de Ouattara les invitant à le faire, la plupart –ceux qui continuent de se réclamer de Laurent Gbagbo- sont systématiquement mis en prison, dès qu’ils arrivent en Côte-d’Ivoire !

Regardez vous-mêmes le nombre de militants ou de ceux qui se réclament de Gbagbo ou qui, simplement ont frayé avec lui, qui meurent en exil ou au pays dans le dénuement total !

Et l’hécatombe continue !

Aucun ne peut bénéficier de l’aide de son parti puisque les subventions de l’Etat ne sont plus aussi courantes que par le passé !

Il y a eu –entre autres- Gomont Diagou, Bohoun Bouabré, Mamadou Ben Soumahoro, Jean-Jacques Béchio, Mahan Gahé, Pol Dokui …

Ils n’avaient pas la possibilité d’avoir accès à leur propre argent pour se soigner à cause de leurs comptes saisis par la volonté complice de l’Etat !

Or, presque tous les membres du RDR ont bénéficié de la bonté, de la libéralité du régime dont Gbagbo était le chef ; tous, même Alassane Ouattara !

Le RDR devrait donc changer de politique pour se mettre résolument au service de tous les Ivoiriens, afin que revienne la vie paisible, fraternelle, faite d’humanisme, de pardon, d’entente malgré les écueils de la vie que nous menions avant son accession au pouvoir !

Nous aspirons de tout cœur à vivre comme des frères, comme nous vivions tous au temps du FPI: où RDR, FPI, PDCI, MFA, UDPCI, URD, etc. opposés les uns aux autres idéologiquement, occupaient la scène politique nationale, chacun libre de mener ses activités politiques sans entraves de l’Etat, mais où Gbagbo, Kaé Eric, Stéphane Kipré, Bédié, Ouattara, Boni-Claverie, Anaky Kobena et j’en passe, de temps en temps se retrouvaient, malgré leurs divergences, pour parler de la Côte-d’Ivoire !

Oui, nous voulons la normalisation, la réconciliation vraie et l’harmonie en Côte-d’Ivoire !

Le RDR devrait lui aussi et à son tour, donner des gages de paix et de bonne volonté !

Presque toujours, l’Amour, le Pardon, la Paix peuvent réparer les injustices, les offenses et les salissures les plus inacceptables qu’on pense avoir souffert !

Dieu Qui nous a créés et Qui a le pouvoir de nous détruire, Dieu dont nous avons tué le Fils Jésus-Christ, eh bien, Dieu ne nous a pourtant pas effacés de la terre!

Il a tout pouvoir pour nous détruire, mais, malgré tout le mal que nous Lui avons fait en crucifiant Son Envoyé sur la terre, Il nous a pardonnés car Il est un Dieu d’Amour !

C’est ainsi –par l’Amour et non par la Force- qu’Il a conquis nos cœurs !

Alors, Il nous montre le chemin !

Disons qu’Il montre le chemin au RDR de Alassane Ouattara !

Ce Vendredi, 06 Juillet 2018

TAGRO Tapé Innocent, Enseignant.

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