Le FPI s’apprête à lancer un mot d’orde contre le prétendu référendum

Le FPI a tenu ce mardi 04 Octobre une conférence de presse pour se prononcer sur ce que le parti de Laurent Gbagbo qualifie de prétendu référendum.

Par la voix de Koné Boubakar, le 1er Secrétaire Général-adjoint du parti, le FPI qui se dit être en alerte maximale, dénonce «l’obsession hautement suspecte d’Alassane Ouattara et son désir maladif d’effacer toute trace de Laurent GBAGBO».

Le FPI fait remarquer qu’il existe une «similitude du vice qui a décidé hier que le Professeur Yao Ndré, alors Président du Conseil Constitutionnel, vienne se dédire en mai 2011 et que le Professeur Ouraga Obou, cheville ouvrière de la Constitution du 1er aout 2000 vienne aujourd’hui à son tour détruire son œuvre…»

Le parti dont Laurent Gbagbo est le président «dénonce la faillite du comité des experts et prévient que ses membres seront individuellement comptables devant l’histoire».

Estimant que «la Constitution du 1er août 2000 qui fonde la 2è République est une loi fondamentale progressiste, moderne, avant-gardiste parce que porteuse de valeurs de liberté et de démocratie, en ce sens qu’elle abolit la peine de mort, garantit les droits humains, institue la séparation des pouvoirs, instaure l’école obligatoire, interdit le tribalisme et toutes les formes de discrimination, interdit l’exil forcé, organise la décentralisation et pose la limitation des mandats présidentiels», le FPI «appelle la vigilance des parlementaires quant à leur responsabilité devant l’histoire».

Monsieur Koné Boubakar, le 1er Secrétaire Général-adjoint du FPI rappelle par ailleurs que «la préoccupation du peuple souverain de Côte d’Ivoire réside plutôt dans la réconciliation véritable qui passe par la libération immédiate et sans condition du Président Laurent GBAGBO, de son épouse Simone, du ministre Charles Blé Goudé et de tous les prisonniers politiques, civils et militaires ; le retour sécurisé, apaisé et digne de tous les exilés ; la restitution de toutes les terres, plantations et autres biens arbitrairement confisqués ; la cessation immédiate du repeuplement massif de l’Ouest du pays par des populations étrangères expressément convoyées».

C’est pourquoi, prévient Koné Boubakar, le parti du présiden Gbagbo «se donnera les moyens, avec les Ivoiriens, de faire barrage à cette autre forfaiture inscrite dans la droite ligne du coup d’Etat permanent». Le moment venu, le FPI déterminera «son propre moment, son propre terrain et sa propre méthode de combat», précise monsieur Koné Boubakar.

Ci-dessous la déclaration liminaire du 1er Secrétaire Général-adjoint du FPI, monsieur Koné Boubakar.

Mesdames et Messieurs les journalistes et animateurs des autres médias,

Le Front Populaire Ivoirien et son Président, le camarade Laurent GBAGBO voudraient par ma modeste voix vous exprimer leur infinie gratitude pour l’amitié que vous leur faites encore une fois, en honorant de votre présence ce point de presse sur un sujet d’importance capitale pour l’histoire politique de notre pays. De quoi s’agit-il ?

Le Front Populaire Ivoirien a appris dans le courant de la semaine écoulée, par voie de presse, que le Chef de l’Etat, Monsieur Alassane Dramane Ouattara se propose de se rendre en urgence lui-même à l’Assemblée Nationale ce mercredi 5 octobre 2016, pour y présenter et imposer à ses députés, son projet personnel de nouvelle Constitution ; à l’issue de quoi, il envisage le 30 octobre prochain d’organiser une parodie de référendum afin de parachever son passage en force vers un pouvoir illimité dans le temps et dans l’espace institutionnel.

Le Front Populaire Ivoirien rappelle qu’il s’était déjà prononcé sur ce funeste projet à l’occasion de son Comité Central ordinaire tenu le samedi 02 juillet 2016. Toutes les incongruités de forme avaient alors été relevées et dénoncées telles que, par exemple, la prise d’un décret instituant un groupe d’experts chargés de mettre en forme les termes d’une nouvelle Constitution préalablement rédigée au brouillon par les propres soins de M. Ouattara.

Le FPI indique que sitôt cette information connue, les plus grands constitutionalistes de ce pays et autres grands maîtres du Droit tels que les Professeurs Francis Vangah Wodié (ancien Président du Conseil Constitutionnel), René Degny-Séguy (ancien membre du Conseil Constitutionnel), Martin Bléou, Faustin Kouamé, pour ne citer que les plus illustres parmi les professionnels du droit qui se sont prononcés, ont fustigé et condamné sans réserve la méthode individuelle, clanique et anti démocratique de la curieuse démarche de Monsieur Ouattara.

A leur suite, de nombreux partis politiques, organisations de la société civile et des intellectuels de tous bords ont relevé et continuent de dénoncer le caractère inopportun et dangereux de la méthode Ouattara.

C’est face à cette grogne unanime que Monsieur Ouattara a essayé, dans une pernicieuse tentative de tromper l’opinion, de consulter quelques groupes sociaux et individualités, pour la plupart proches de lui.

Le FPI rappelle qu’à l’issue du premier coup d’Etat militaire inspiré par Monsieur Alassane Ouattara, le 24 décembre 1999, mettant brutalement fin au régime d’Henri Konan Bédié, même le régime d’exception du Général Robert Guéï avait eu la sagesse de mettre en place une Commission Consultative Constitutionnelle et Electorale (CCCE) émanant de toutes les composantes de la population, à savoir les partis politiques, les syndicats, les organisations de défense et de promotion des droits de l’homme ,les juristes, les religieux, les chefs traditionnels, les philosophes, les artistes, etc. C’est cette commission, véritablement représentative de la société ivoirienne qui a proposé l’avant-projet d’une nouvelle Constitution, lequel avant-projet, élaboré démocratiquement, a été soumis à référendum les 23 et 24 juillet 2000 et a été adopté à 86,58% des suffrages exprimés, avec un taux de participation de plus de 70% et jamais contesté à ce jour.

Le FPI soutient que la Constitution du 1er août 2000 qui fonde la 2è République est une loi fondamentale progressiste, moderne, avant-gardiste parce que porteuse de valeurs de liberté et de démocratie, en ce sens qu’elle abolit la peine de mort, garantit les droits humains, institue la séparation des pouvoirs, instaure l’école obligatoire, interdit le tribalisme et toutes les formes de discrimination, interdit l’exil forcé, organise la décentralisation et pose la limitation des mandats présidentiels.

Au vu de ce que nous venons de noter, l’obsession d’Alassane Ouattara est hautement suspecte et ne peut être motivée que par sa volonté d’empêcher la Côte d’Ivoire d’aller à la modernité, une tendance très marquée à ramener la Côte d’Ivoire à un Etat monarchique, l’obligation de bradage des richesses nationales à ses créanciers et le désir maladif d’effacer toute trace de Laurent GBAGBO comme si cela était humainement possible.

En réalité, la constance dans la démarche d’Alassane Dramane Ouattara consiste à continuer de discréditer les institutions de la 2è République et les personnalités qui les incarnent, à semer la confusion dans l’esprit des Ivoiriens.

Le FPI, plus que jamais attaché aux valeurs démocratiques, réaffirme que la préoccupation du peuple ivoirien, aujourd’hui, n’est absolument pas le remplacement obsessionnel d’une Constitution moderne, progressiste, populaire et légitime par une Constitution de régression, personnelle, impopulaire et contestée par laquelle Ouattara espère rester au pouvoir à vie.

La préoccupation du peuple souverain de Côte d’Ivoire réside plutôt dans la réconciliation véritable qui passe par la libération immédiate et sans condition du Président Laurent GBAGBO, de son épouse Simone, du ministre Charles BLE GOUDE et de tous les prisonniers politiques, civils et militaires ; le retour sécurisé, apaisé et digne de tous les exilés ; la restitution de toutes les terres, plantations et autres biens arbitrairement confisqués ; la cessation immédiate du repeuplement massif de l’Ouest du pays par des populations étrangères expressément convoyées.

Au vu de ce qui précède, le Front Populaire Ivoirien qui s’est toujours battu aux côtés du peuple :

– Dénonce la faillite du comité des experts et prévient que ses membres seront individuellement comptables devant l’histoire, nonobstant les petites phrases sibyllines du genre « nous sommes l’objet de pression » ou encore « si cette Constitution n’est pas votée, le ciel ne tombera pas sur la Côte d’Ivoire.»

– Observe la similitude du vice qui a décidé hier que le Professeur Yao Ndré, alors Président du Conseil Constitutionnel, vienne se dédire en mai 2011 et que le Professeur Ouraga Obou, cheville ouvrière de la Constitution du 1er aout 2000 vienne aujourd’hui à son tour détruire son œuvre…

– Appelle la vigilance des parlementaires quant à leur responsabilité devant l’histoire ;

– Demande au valeureux peuple de Côte d’Ivoire de continuer à lui témoigner sa confiance, car il ne l’abandonnera pas aujourd’hui plus qu’hier ;

– Saura déterminer, comme à son habitude, son propre moment, son propre terrain et sa propre méthode de combat ;

– Réaffirme qu’il se donnera les moyens, avec les Ivoiriens, de faire barrage à cette autre forfaiture inscrite dans la droite ligne du coup d’Etat permanent. Cette dernière tentative ne doit pas passer !

Merci pour votre constante sollicitude.

Fait à Abidjan, le 04 octobre 2016

Pour le Front Populaire Ivoirien

Le Secrétaire Général Adjoint

Porte-parole par intérim

Koné Boubakar

Eburnienews.net

 

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One comment

  1. Chers compatriots frontistes nous avons besoin de l’union pour mener a bout ce combat de dignite face aux envahisseurs cafards de notre pays.Il n’y a pas de tendance AFFI et tendance SANGARE,nous sommes tous sur le meme bateau et nous devons lutter ensemble pour terrasser l’enemi commun que represente OUATTARA,president des envahisseurs cafards.

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