Le front social toujours en ébullition: Commandant Boa Joachim (ex-FDS) prévient «nous avons décidé de faire une marche le 1er février 2017»

Le front social toujours en ébullition: Commandant Boa Joachim (ex-FDS) prévient «nous avons décidé de faire une marche le 1er février 2017»

Le Commandant Boa Joachim est le président du collectif des ex-FDS ayant souscrit à l’opération d’acquisition de terrains nus à Ebimpé, à l’est d’Abidjan entre 2005 et 2006. Projet conduit à l’époque par Azuréenne de promotion de Djédjé Louis Durand et Sophia Immobilier de Touré Hamed Boua. L’acquisition des terrains n’étant pas allée à son terme, les corps habillés réclament aujourd’hui les montants investis. Boa Joachim en parle dans cet entretien avant une marche programmée le 1er février 2017.

Vous avez souscrit à l’opération immobilière Azuréenne et Sophia immobilier lancée entre 2005 et 2006 et qui n’est pas allée à son terme. Depuis quelques mois vous courez après le remboursement de votre argent. Quel est à ce jour l’état des lieux après votre Ag de décembre 2016 à Yopougon ?

Rien n’a encore été décanté, c’est pourquoi nous avons décidé de faire une marche le 1er février 2017. Sur les antennes de la télévision et de la radio, personne ne parle de ce problème. On parle de dialogue, mais les gens n’écoutent pas le dialogue. C’est pourquoi, nous disons merci à nos camarades qui ont pris les armes pour pouvoir défendre leurs droits. Nous, nous avons écrit à toutes les autorités de ce pays. Du président de la république jusqu’à la dernière autorité. Personne n’a voulu régler ce problème. Alors que le problème demeure depuis 10 ans. Nous sommes dans sa 11ème année. Nous, on ne peut pas prendre les armes payées avec l’argent du contribuable pour défendre nos droits. C’est pourquoi nous utilisons les voies démocratiques. C’est-à-dire marcher pacifiquement pour montrer à l’opinion nationale et internationale que nous ne sommes pas contents du traitement que nos autorités font de notre dossier. Nous on ne demande pas de primes. Nous avons cotisé de l’argent pour acquérir des terrains nus. C’est sous l’ex-président que ce projet avait été lancé. L’actuel président a initié le projet des logements sociaux. Aujourd’hui, ceux qui se sont désistés sont en train d’être remboursés. Et dans notre cas, on ne veut pas nous remettre notre argent.

Quels sont les corps concernés, combien de souscripteurs sont-ils concernés et quel est le montant que vous réclamez ?

Tous les corps sont concernés. C’est-à dire les militaires, les gendarmes, les policiers, les Eaux et forêts, les Douaniers et les gardes pénitentiaires à la retraite et en fonction. Ceux qui sont en service sont plus nombreux que ceux qui ne le sont pas. Ceux que je ne maitrise pas ce sont les civils, les enseignants, les camarades de Bolloré. Au niveau de l’armée nous sommes 10.560 souscripteurs. Et le montant s’élève à 11,6 milliards de FCFA.

Est-ce le fait que l’Etat ait fait droit aux revendications des mutins qui vous révolte ?

Non ! Nous, on avait déjà voulu marcher le 29 décembre 2016. Et c’est le préfet des lagunes qui nous a demandé de lui accorder une chance afin qu’il règle ce problème. Nous sommes repartis auprès de lui. Ce qu’il nous a donné comme solution ne nous a pas satisfaits. Raison pour laquelle nous avons relancé la marche. Nous n’avons pas les mêmes buts que ceux qui revendiquent actuellement.

Marcherez-vous avec vos outils de travail, notamment les armes ?

L’argent que les contribuables ivoiriens ont donné pour qu’on ait des fusils pour défendre notre nation, on ne peut pas prendre ces armes pour venir contre eux pour les traumatiser. Nous allons marcher sans tenues militaires. Nous allons marcher pacifiquement et aller déposer notre motion auprès du Premier ministre pour lui dire, voici la situation. Nous allons répéter les marches pour que l’opinion nationale et internationale se rende compte de ce qui se passe dans notre pays. Cela nous fait très mal. Ceux qui ont géré cette opération existent bel et bien. Pourquoi la justice ne se saisit pas de cette affaire ?

Quel message adressez-vous au chef de l’Etat pour dire que vous ne devez pas être oubliés ?

C’est lui qui commande tout le pays. Si ses collaborateurs nous avaient écoutés nous n’allions pas décider de marcher. Quant aux camarades qui ont pris les armes c’est regrettable. Il faut qu’un problème se règle le plus souvent dans le dialogue et la paix. Mais Il faut aussi dire que la situation est arrivée parce que les problèmes ne se règlent pas à temps par nos autorités. Le dialogue c’est l’arme des forts. Nous continuons d’utiliser le dialogue pour que ce problème soit résolu. Mais chaque chose a une fin.

Quel appel lancez-vous à vos camarades par rapport à la marche du 1er février prochain ?

Le remboursement de notre argent dépend de notre marche. Qu’ils viennent très nombreux, participer à cette marche. Le rassemblement aura lieu devant la cathédrale. A partir de 9h nous allons converger vers la primature. Une fois à la primature, nous allons déposer une motion auprès du Premier ministre. Nous avons cotisé et l’argent est sous séquestre. Que l’Etat use de tous ses moyens pour que l’on plonge la main là où il faut, pour nous remettre notre argent avant le mois de février 2017.

SD avec Cellule communication du Collectif (larges extraits)

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