Le futur président de la transition au Burkina inéligible aux prochaines élections de 2015

Le futur président de la transition au Burkina inéligible aux prochaines élections de 2015

Le document précise que le président de la transition est choisi par un collège de désignation sur une liste de personnalités proposées par les différentes composantes à raison de trois personnalités au plus par composante.

« La liste des candidats de chaque composante est déposée en trois exemplaires dont l’original au siège du Collège de désignation sous pli fermé », précise l’avant-projet de charte de transition.

Selon le même document, la désignation du Président de la transition se fait sur la base des critères tels que le caractère consensuel de la personnalité au niveau national, le charisme, la capacité à conduire une nation et à gérer des situations de crise.

Les autres critères du futur président de transition porte sur sa capacité à conduire avec neutralité et objectivité les élections présidentielles et législatives et sa bonne connaissance des relations internationales.
La procédure de désignation, indique-t-on, comporte deux phases : une phase de présélection et une phase de sélection.

La charte de transition au Burkina Faso dont l’avant-projet a été validé hier samedi par des représentants de l’opposition politique, des coutumiers et religieux, ainsi que ceux de la société civile, sera adoptée cet après-midi.

Ce document, fruit de consensus, devra être confronté à d’autres documents de propositions, à savoir celui de l’Armée et éventuellement celui de l’ex-majorité, pour enfin adopter la Charte de la transition.

Selon une source proche de l’opposition politique, la séance de confrontation aura lieu le mardi ou mercredi prochain.

Le président Blaise Compaoré a rendu sa démission le vendredi 31 octobre dernier, en mi-journée, suite à une insurrection populaire entamée la veille et consécutive à la volonté du camp présidentiel de modifier l’article 37 limitant le nombre de mandats présidentiels à deux.

Après des tergiversations au sommet de la hiérarchie militaire, c’est le lieutenant-colonel Yacouba Isaac Zida, précédemment n°2 du Régiment de sécurité présidentielle (RSP) qui assure pour le moment, la fonction de chef de l’Etat du Burkina Faso.

Celui-ci suite à des pressions intérieures et extérieures, se dit prêt à céder la transition à une instance dirigée par un civil.

Source: APA

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Burkina Faso : opposition et société civile valident la “Charte de transition”

Après plusieurs heures de discussion, l’opposition et la société civile burkinabè ont validé un projet commun de “Charte de la transition”. Le texte doit être transmis ce lundi aux autorités militaires pour examen.

Au terme de longues et laborieuses discussions, l’opposition et la société civile du Burkina Faso ont validé, dimanche 9 novembre au soir, leur plan pour une transition civile avant des négociations délicates avec l’armée pour obtenir son retrait rapide du pouvoir. Les militaires, qui ont pris les rênes du pays après la chute de Blaise Compaoré le 31 octobre au terme de 27 ans de règne, ont promis, sous la pression de la population et de la communauté internationale, de rendre rapidement le pouvoir aux civils.

Étape importante, opposition et société civile ont adopté à l’unanimité la version finale de leur projet de “Charte de la transition” à la veille de la visite lundi 10 novembre du président de l’Union africaine (UA).

Samedi soir, une soixantaine de délégués, réunis à Ouagadougou, avaient bouclé l’examen point par point et amendé d’un document, élaboré depuis jeudi par une commission “ad hoc”, qui définit organes, prérogatives et critères des acteurs de la transition. Dimanche a été présenté comme une simple séance de “validation”, mais il a fallu trois heures de nouvelles longues discussions sur le texte élaboré la veille et de nouveaux amendements pour parvenir à un document satisfaisant tous les délégués.

“Ça tiraille”

“Ça tiraille, certains veulent ajouter des articles, d’autres veulent en enlever”, a expliqué à l’AFP David Moyenga participant aux travaux au nom de la société civile. Après d’intenses débats, il a finalement été décidé que les députés de la transition pourraient se présenter aux élections présidentielle et législatives prévues en novembre 2015, à l’inverse du président et des membres du gouvernement de la transition.

Le document final prévoit un président civil, un gouvernement de 25 ministres et une Assemblée de transition de 90 députés. Le texte adopté dimanche soir doit être transmis lundi aux autorités militaires pour examen.

En attendant de passer la main, l’actuel homme fort du pays, le lieutenant-colonel Isaac Zida, reste au centre du jeu. Puis les protagonistes de la crise discuteront avec l’armée pour parvenir à un document unique, faisant la “synthèse” des propositions sur l’architecture de la transition et le profil de ses responsables, selon des membres de la société civile.

“Nous allons discuter ensemble, les militaires nous ont fourni un document, nous avons réfléchi en prenant en compte des éléments de ce document, nous allons nous retrouver ensemble pour discuter”, a expliqué dimanche soir Luc Marius Ibriga, rapporteur de la Commission ayant élaboré la Charte, se disant “optimiste”.

Toujours aucun nom pour le président de transition

Reste que ladite Charte fait la part belle à la société civile et à l’opposition, mais au détriment de l’armée. Selon plusieurs participants, la Charte n’octroie à l’armée que dix députés sur 90, comme au camp du président déchu Blaise Compaoré, contre 40 à l’opposition et 30 à la société civile.

Le choix du président de la transition sera ensuite un enjeu majeur. Aucun nom n’a pour l’heure été publiquement avancé.

Une fois le document unique adopté, “tout devrait se mettre rapidement en place, les organes de la transition et notamment le président de la transition”, a estimé Ablassé Ouédraogo, président du parti Le Faso Autrement, tablant sur une passation de pouvoir vers le milieu de la semaine prochaine.

Le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz, qui dirige l’Union africaine (UA), est attendu lundi à Ouagadougou et y rencontrera notamment le lieutenant-colonel Zida. Ce dernier a adressé jeudi un camouflet à l’UA, balayant l’ultimatum de 15 jours et les menaces de sanctions lancés par l’organisation panafricaine pour un retour du pouvoir aux civils.

La Cédéao, l’organisation régionale ouest-africaine, a depuis appelé la communauté internationale à ne pas sanctionner Ouagadougou, compte tenu des “efforts en cours”.

Selon Roch Marc-Christian Kaboré, président d’un parti d’opposition, le texte adopté dimanche soir “semble fédérer grosso modo tout le monde. Là où il y aura le couac c’est certainement quand on sera au choix des hommes”.

Source : france24

 

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