Le journal ‘’Le Pays’’, quotidien du Burkina Faso s’illustre d’une façon triste et fort bien malheureuse.

Le journal ‘’Le Pays’’, quotidien du Burkina Faso s’illustre d’une façon triste et fort bien malheureuse.

Dans ce qu’il est désormais convenu d’appeler la lutte rétrograde des Africains contre leur propre évolution, le journal ‘’Le Pays’’, quotidien du Burkina Faso s’illustre d’une façon triste et fort bien malheureuse.

S’ingérant en donneur de mauvaise leçon dans la politique ivoirienne, au moment où le Burkina Faso est en feu, pour attribuer la présidence du Front Populaire Ivoirien à monsieur AFFI N’Guessan au détriment de l’un des fondateurs de ce grand parti, Aboudramane SANGARE, comme si la loi de la jungle en ce 21è siècle prévalait sur la vérité et la vraie justice des hommes, le quotidien burkinabè ‘’Le Pays’’ ne fait que confirmer que la rébellion qui a défiguré la Côte d’Ivoire depuis quinze ans a pris son origine et ses quartiers au Burkina Faso sous Blaise COMPAORE. Comment ?

En effet, si falsifier l’histoire, tout comme parler en faux maître de ce que l’on ne sait pas est le propre des impérialistes et de leurs valets locaux, il est à souligner qu’il est décevant, ridicule et fort détestable, qu’entre nous Africains, des oreilles continuent de prêter attention aux inepties qui programment notre déchéance ou notre décadence tout en étant conscients du fait que ces nations qui nous divisent et nous massacrent, pillent nos richesses pour se développer.

Malheureusement, c’est dans ce rôle de négation de la vérité, du droit ou de la justice que le quotidien burkinabè ‘’Le Pays’’ se livre à un exercice des plus diaboliques voire périlleux, pendant que la jeune démocratie du Burkina Faso, le pays dit des hommes intègres, est couchée sur des braises ardentes. Prendre fait et cause pour un AFFI N’Guessan politiquement agonisant parce qu’englué dans une forfaiture qui fait de lui un homme du passé pour les dignes et valeureux militants du Front Populaire Ivoirien, c’est tout simplement donner un coup d’épée inutile dans l’eau mais alors et surtout donner une grande confirmation de ce que sous Blaise COMPAORE, le Burkina Faso a bel et bien attaqué notre pays, la Côte d’Ivoire. Les preuves existent à la pelle et nous pouvons ici en citer quelques unes :

– les colonnes de rebelles qui, en 2002, ont envahi le nord de la Côte d’Ivoire pour assassiner les chefs des régions militaires, des gendarmes et des civils à Korhogo, à Bouaké puis assassiné à Abidjan le ministre de l’Intérieur BOGA Doudou, ces colonnes-là étaient remplies de mercenaires burkinabè dont beaucoup ont été arrêtés et auditionnés.

– toujours en 2002, l’invasion à l’ouest ivoirien du Mont Péko, de la forêt classée du Scio, du parc de Taï, à ce jour par les rebelles burkinabè et leurs supplétifs dozo, a eu lieu. Des villages de milliers d’étrangers burkinabè, d’accès totalement fermés à nos populations autochtones, ont été créés, modifiant dangereusement la teneur de notre démographie nationale. L’exemple révoltant du village d’étrangers burkinabè sis près de Yrozon, dans la département de Duékoué et dénommé ‘’Dà-najett’’, c’est-à-dire ‘’nous avons remporté la victoire’’, est là, patent. Mais alors, question : quelle bonne victoire ces populations étrangères vantent-elles ? La victoire de l’usurpation de nos terres qui a suivi les massacres des nôtres, en toute impunité, avec pour soutien ou caution morale la communauté internationale qui à tort, enrageait contre Laurent GBAGBO ?                                                                                                                                – dès 2002, le Burkina Faso, pays aux terres arides, est devenu exportateur de cacao. Ce cacao provenait de l’ouest ivoirien. Mais là, ni le quotidien burkinabé ‘’Le Pays’’, ni la communauté internationale infantilisée par la France de monsieur CHIRAC, n’ont pas trouvé à redire. Pourtant, Amadè OUEREMI, TIENDREBEOGO et les mercenaires de la rébellion assassinaient chaque jour des enfants, des femmes et des hommes derrière un rideau de fer et de la mort abusivement dénommé en son temps ‘’zone  de confiance’’.

– au moment où nous écrivons ces lignes, les listes électorales ivoiriennes, celles de  notre administration, de notre armée ainsi que du  programme de  désarmement après ce que la France de SARKOZY a habillé en crise postélectorale, sont remplis de noms de burkinabè anciennement ou fraîchement (c’est-à-dire en 2011) débarqués en Côte d’Ivoire. Mais que sont donc venus chercher des mercenaires burkinabè dans une affaire dite de crise électorale ivoirienne ?

La liste des preuves est très longue et ne peut pas être exhaustive ici. Un autre quotidien burkinabè, ‘’San Finnan’’ qui a de tout temps défendu l’ordre institutionnel bafoué  en Côte d’Ivoire ne dira pas le contraire. Seulement, l’injure de trop faite par le journal ‘’Le Pays’’ qui, à chaque fois qu’il analyse la moindre situation en Côte d’Ivoire, se permet de vouloir en imposer aux Ivoiriens comme monsieur Blaise COMPAORE se l’est longtemps permis en prédisant une condamnation de Laurent GBAGBO par la C.P.I. déjà en 2002, nous oblige à faire la précision suivante au peuple burkinabè, si tant est que ce peuple-là se bat pour la vérité, la justice et la démocratie. Soit dit en passant, nous, victimes de Duékoué et patriotes ivoiriens, saluons le courage et l’honnêteté du citoyen burkinabé Salif NIKIEMA qui vient d’écrire publiquement à Laurent GBAGBO pour lui demander pardon pour tous les torts causés à ce dernier ainsi qu’au peuple de Côte d’Ivoire, au nom du peuple burkinabé.

Bien cher peuple burkinabé, les preuves des crimes de bien de tes compatriotes sont nombreuses chez nous et dégoulinent encore du sang innocent de nos compatriotes. Pour cela, nous, victimes de Duékoué, voulons te dire ceci, qui est à prendre au sérieux ou à laisser :  si le Général DIENDERE a échoué, tout comme AFFI N’Guessan, dans un rôle nuisible d’embrigadement ou d’enlisement de leurs peuples respectifs, qu’il te plaise, peuple burkinabé, d’en tirer les leçons idoines et d’instruire ici et maintenant tes milliers de compatriotes qui ne comprennent rien à rien mais aiguisent machettes et affûtent en ce moment des armes de guerre contre les fils du peuple de Côte d’Ivoire, dans une affaire qui ne les concerne pas du tout.

Debout  comme un seul homme, nous, Ivoiriens,  sommes prêts à libérer notre cher et beau pays des mains de tous ceux-là qui  l’ont assailli, quelque soit le prix à payer. Le surnombre effarant des étrangers burkinabè  sur le sol de notre patrie ne pourra jamais nous en empêcher, convaincus que nous sommes qu’après nos larmes de sang, le temps est enfin arrivé que nous coulions des larmes de bonheur. Surtout que rien ne peut arrêter ou freiner un peuple debout pour sa dignité et pour sa souveraineté, même si le quotidien ‘’Le Pays’’, à mots non voilés, conteste la vérité qui précède.

Cher peuple burkinabé, tout en saluant le courage et la détermination des vrais démocrates et tous les panafricanistes de ton terroir, les victimes de Duékoué en terminant leur avis ici, voudraient  te répéter qu’il vaut toujours mieux prévenir que guérir car servir de levain ou de terreau fertile à toute sorte de rébellion sauvage ne mène qu’au désordre profitable aux ensorceleurs de l’impérialisme.

Pour les victimes de Duékoué (Carrefour & Nahibly) : Emmanuel Caleb, porte parole, le 24 Sept.’15.

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