Le journaliste Alexandre Ilboudo Lebel (Le Patriote) et Zébré Souleymane (proche de Soro) parmis les noms d’hommes véreux qui se sont accaparés les forêts du Mont Péko

Le journaliste Alexandre Ilboudo Lebel (Le Patriote) et Zébré Souleymane (proche de Soro) parmis les noms d’hommes véreux qui se sont accaparés les forêts du Mont Péko

Nous l’indiquions dans notre article précédent, que la structure « Entreprise Kebré Bagohouo » (EKB) prétendant avoir eu un arrangement avec le gouvernement, fait louer les parcelles aux clandestins qui occupent le Mont Peko à l’ouest du pays.

Après enquêtes, nous avons pu avoir la liste des membres fondateurs de la structure en question qui, fait croire aux Burkinabés, qu’elle défend leurs intérêts, alors qu’elle s’enrichit sur leur dos.

Un journaliste d’un quotidien proche du pouvoir en place, se trouve curieusement sur ladite liste, où il est indiqué qu’il détient plusieurs hectares de parcelles dans le patrimoine de l’Etat ivoirien.

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Selon nos sources, les hectares de forêts mentionnés sur le document par les membres d’EKB, n’ont pour prétexte que d’escroquer les planteurs, car en réalité ils ne peuvent être détenteurs d’une parcelle dans cette zone.

Le gouvernement ivoirien est interpellé sur cette vaste escroquerie qui bat son plein dans le Mont Péko, depuis l’arrestation d’Amade Ouremi en mai 2013.

Affaire à suivre…

Donatien Kautcha, Abidjan

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Une nouvelle affaire secoue une fois de plus le Mont Péko, plus d’un an après l’arrestation du célèbre Amade Ouremi.

Les informations en notre possession, font état de la location aux occupants du patrimoine national par un opérateur économique.

Ce dernier, qui serait un acheteur de produit (cacao) a créé la structure « Entreprise Kebré Bagohouo » (EKB), et fait croire aux clandestins avoir eu un accord avec le gouvernement ivoirien, pour faire louer le Parc National du Mont Péko, à toutes personnes désireuses de s’octroyer un hectare de forêt.

Les planteurs reçoivent des tickets de la part de la structure en question et payent jusqu’à 50 000 FCFA pour un hectare de forêt.

L’opérateur en question aurait amassé plus de 600 millions de FCFA en quelques mois en vendant des parcelles aux Burkinabés qui continuent d’affluer au quotidien dans la zone. Il ne serait pas seul dans sa sale besogne.

Il aurait pour acolytes, un journaliste d’un media proche du régime en place, ainsi que de Souleymane Zébré, conseiller à l’Assemblée Nationale.

A en croire toujours nos sources, l’opérateur économique payerait le cacao aux planteurs à la somme de 500 FCFA au lieu de 800 FCFA le kilogramme, comme indiqué par les autorités.

La structure fonctionne dans le Mont Péko entre défiance aux autorités sécuritaires et administratives et en corrompant certaines personnalités.

L’arrestation d’Amedé Ouremi en mai 2013 n’aura rien changé dans le Mont Péko, où l’Etat en dépit des mesures arrêtées peinent à chasser les occupants et à déployer son autorité dans cette zone de l’ouest devenue sensible depuis la crise de 2002.

Le parc national du Mont Péko est situé à l’ouest du pays avec une superficie de 34 000 ha.

Le patrimoine est occupé depuis 2002 par les clandestins Burkinabés qui ont transformé, le parc en plantations de cacao, et refusent de déguerpir malgré les ultimatums lancé par le gouvernement.

Donatien Kautcha, Abidjan

Source: Koaci.com

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Brimade, extorsion de fonds, racket et assassinat dans des forêts classées et réserves à l’ouest

Un préfet dissous le mouvement des occupants du Mont Peko et la gendarmerie met aux arrêts une dizaine de personnes.

Le préfet de la région du Guémon, préfet du département de Duékoué Sory Sangaré et le Commandant de la compagnie de gendarmerie de Guiglo, le commandant Kouakou Mathias, ont frappé fort dans le camp qui prospère à l’ombre des forêts classées et réserve de l’ouest. Dans la région du Guémon, le conseil représentatif des occupants du mont Peko (CROMP) a été dissous après d’innombrables plaintes des occupants de la forêt du Mont Peko. A Guiglo, plus de dix personnes liées aux ventes de parcelles de la forêt classée de Goin-Débé ont été mises aux arrêts par les brigades de gendarmerie de Guiglo pour extorsion de fonds en bande organisée, association de malfaiteurs et assassinat.

Ces graves révélations qui ont mis le préfet en colère

Après l’arrestation d’Amade Ourémi le 18 mai 2013, une structure appelée Entreprise Kebre Bagohouo (EKB) a vu le jour, créée Seydou Kiebré, un opérateur économique ivoiro-Burkinabè. Cette structure illégale aurait soutiré plus de 400 millions de FCFA aux paysans, selon Zongo Amidou, un occupant du Mont Peko. « Les responsables d’EKB nous ont dit qu’ils avaient négocié avec le gouvernement pour la location du parc. Et qu’à la longue nous deviendrons les propriétaires des parcelles que nous avons louées », raconte-t-il. Cela était bien évident faux.

Après le succès de cette « vaste escroquerie », le fondateur d’EKB a eu l’idée de mettre sur pied une structure plus grande, avec en ligne de mire tous les occupants de la réserve du Mont Peko. Le CROM est ainsi né en juin dernier pour légaliser les activités d’EKB. A cause de son carnet d’adresses bien fourni, Souleymane Zebre, conseiller à l’Assemblée nationale, a été choisi pour présider les destinées du Cromp. Seydou Kiebré s’est placé au secrétariat général tandis que la communication a été confiée à un journaliste de la place.

La mise en place du CROM a eu pour conséquence la destruction à grande échelle de pans entiers des forêts vierges restantes et l’arrivée d’orpailleurs. Selon un document de l’Office ivoirien des parcs et réserves(OIPR) dont nous avons eu copie, la destruction du parc s’est en effet accentuée à cause du CROM. Des membres du CROM ont aussi commencé à narguer et défier les forces de l’ordre chargées de la protection du parc. Le 16 octobre dernier, le caporal Moussa Bakayoko des Frci et un stagiaire Yéo Amara de l’OIPR en mission de vérification dans le parc ont été agressés à la machette par un individu se réclamant du CROMP, surpris en pleine activité de destruction de la forêt.

Pendant ce temps, les responsables du CROMP multipliaient les déclarations de bonne intention : « Nous demandons au gouvernement de nous donner trois de plus avant de partir, nous avons interdit tous les nouveaux défrichements, nous voulons reboiser le parc sur trois ou quatre ans… ».

Une nouvelle affaire secoue une fois de plus le Mont Péko plus d’un an après l’arrestation du célèbre Amade Ouremi Le journaliste Alexandre Ilboudo Lebel (Le Patriote) et Zébré Souleymane (proche de Soro) parmis les noms dhommes véreux qui se sont accaparés les forêts du Mont Péko

Et pourtant, sous les arbres du mont Peko prospérait un tout autre business. Le CROMP prévoyait un nouveau recensement des clandestins : il était prévu que chaque personne recensée paie 10 000 FCFA. Les planteurs devaient payer la location des parcelles qu’ils occupent (un an de report de la décision d’évacuation égale à un an location à payer au CROMP). Le Cromp entendait avoir et garder le monopole de l’achat du cacao dans la zone. Il avait fixé le prix d’achat du kilo du cacao à 700 frs. Les 150 frs prélevés devaient servir à renflouer les caisse de l’organisation et à payer les traites des 8 camions qu’il mettait à la disposition des planteurs pour faire sortir le cacao des entrailles du parc jusqu’aux magasins. Le CROMP entendait aussi déployer ses propres hommes dans la forêt pour sécuriser la campagne de commercialisation du cacao 2014-2015.

Quand le gouvernement a lancé le 7 octobre 2014 le recensement des occupants du mont Peko en vue de leur prochaine évacuation, ces derniers ont commencé à s’interroger sur les promesses du CROMP. « Même si sur le papier les dirigeants du Cromp ont des plantations dans le parc ce n’est pas le cas en réalité. Nous ne voulons pas être les esclaves de gens qui ne sont pas des occupants du Mont Peko mais qui défendent leurs propres intérêts. Grâce aux mesures prises par les responsables de l’OIPR notre cacao est acheté cette année à 850frs et c’est ça que le CROMP ne veut pas voir », peste un infiltré au port sec de Petit-Guiglo. Les occupants du Mont Peko ont alors saisi les autorités avec preuves à l’appui demandant de l’aide pour mettre fin au racket auquel ils sont soumis. Après enquête, le préfet a décidé de dissoudre le Cromp. La gendarmerie a été saisie pour entendre ses responsables. Seydou Kiebré s’est défendu en assurant qu’il avait voulu collecter des fonds pour défendre les intérêts de ses compatriotes. Mais il a également fait des propositions alléchantes au préfet pour qu’il revienne sur sa décision. En vain.

A Guiglo, c’est Yameogo Kouraogo Salam qui a été mis aux arrêts avec plusieurs de ses lieutenants. Cet homme, qui se faisait passer pour le chef terrien de la forêt classée de GoinDébé, possède, selon des clandestins, près de 500 hectares de plantations. Des documents compromettants ont été découverts chez lui : des reçus de recensement des occupants de la forêt classée de Goin-Débé, des tickets de sécurité que les clandestins achètent 25 000 FCFA par mois.

Il est reproché à Salam d’avoir chassé 300 planteurs Baoule et des centaines de Burkinabé dans la forêt classée de Scio en 2011. C’est après avoir acquis Scio qu’il a déposé ses bagages à Goin-Debe. Des planteurs Baoule qui ont trouvé refuge à Duekoue depuis 2011 précisent que l’homme est d’une cruauté sans égale. Ils assurent avoir payé 71 millions à cet homme originaire du Burkina en une seule année pour qu’ils les laissent travailler. « Quand nous avons refusé de payer ces taxes, trois d’entre nous ont été tués. Ils te font comprendre que c’est un dû, que le territoire est à eux. Nous avons été obligés de fuir nos plantations pour trouver refuge à Duekoue », soutient Yao René, le chef du campement de Yacekro. Certains planteurs ayant refusé de payer sont portés disparus jusqu’à ce jour.

Saint-Tra Bi

Correspondant régional

Source: Fraternité Matin

 

 

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