Le mentor des frères Kouachi devenu infirmier à la Pitié-Salpêtrière

Le mentor des frères Kouachi devenu infirmier à la Pitié-Salpêtrière

Farid Benyettou, figure de la filière djihadiste des Buttes Chaumont, aurait formé les frères Kouachi, tueurs de Charlie Hebdo, à l’islam radical. Sorti de prison depuis 2011, il est actuellement infirmier stagiaire à la Pitié-Salpêtrière, à Paris.

Il a mené les frères Kouachi sur le chemin de la radicalisation. Farid Benyettou, âgé de 34 ans, a aujourd’hui opéré une reconversion plutôt étonnante. Il est depuis le mois de décembre, selon les informations du Parisien, infirmier stagiaire à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière. Un parcours qui étonne, compte tenu du lourd casier judiciaire du jeune homme.

Remontons le fil de l’histoire. Repéré dès les années 2000 par les enquêteurs, il devient très tôt une figure incontournable de la mosquée Adda’wa, située dans le 19e arrondissement de Paris, où il prêche des discours radicaux, et de la filière djihadiste dite “des Buttes Chaumont”. C’est à cette époque, aussi, qu’il s’impose comme “l’émir” des frères Kouachi.

Un élève “studieux et discret”

Lors d’un procès en 2008 au tribunal de Paris, Chérif Kouachi, l’un des frères tueurs de Charlie Hebdo, dit de son mentor : “J’avais vraiment l’impression que la vérité était là, devant moi, quand il parlait.” Condamné la même année à six ans de prison pour “association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste” – il avait tenté d’envoyer des djihadistes en Irak –, il retrouve la liberté en 2011. C’est alors que Farid Benyettou s’inscrit dans une formation au sein d’un institut de formation ds soins infirmiers, où il est décrit comme un élève “studieux et discret”.

Depuis le mois de décembre 2014, l’homme serait ainsi infirmier stagiaire aux urgences de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, dans le 13e arrondissement de Paris. Problème : il n’aurait pas eu à fournir un extrait de son casier judiciaire lors de son arrivée, comme le demande pourtant le ministère de la Santé sur son site.

Contacté par l’AFP, l’hôpital confirme la présence de cet homme dans ses services : “Les événements dramatiques de cette semaine nous ont conduits à prendre l’initiative, en liaison avec les autorités de police, de ne pas le maintenir dans le planning du service où il terminait son dernier stage, cette période n’étant pas indispensable à la validation de sa formation, pour laquelle il sera soumis à l’évaluation de droit commun comme les autres élèves infirmiers”, a-t-on ajouté à la Salpêtrière. Triste ironie du sort : l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière a accueilli, dans son service d’urgences, plusieurs victimes de la fusillade survenue à Charlie Hebdo.

Source: metronews

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