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Le nouveau gouvernement Valls secoué par la démission d’un secrétaire d’Etat

Le nouveau gouvernement Valls secoué par la démission d’un secrétaire d’Etat

Le nouveau gouvernement de Manuel Valls est déjà en crise suite à la démission d’un secrétaire d’Etat et à la sortie du livre de Valérie Trierweiler, ancienne première dame, ce qui révèle l’extrême fragilité du gouvernement.

L’Elysée a annoncé la démission du secrétaire d’Etat en charge du Commerce extérieur, de la Promotion du tourisme et des Français de l’étranger Thomas Thévenoud qui a reconnu des « retards de déclaration et de paiement » au fisc.

Thévenoud est remplacé par l’ancien proche de Dominique Strauss-Kahn, Matthias Fekl, premier secrétaire de la fédération Lot-et-Garonne du Parti socialiste (PS). Celui-ci avait dû gérer la succession de l’ex-ministre du Budget Jérôme Cahuzac dans ce département. L’année dernière, Cahuzac avait démissionné de son poste, où il était censé lutter contre la fraude fiscale, quand il s’était avéré qu’il fraudait le fisc et qu’il était en lien avec des mouvances néo-fascistes.

Il possédait un compte secret en Suisse dont l’argent provenait d’affaires réalisées avec d’anciens membres du Groupe union défense (GUD), groupe d’extrême-droite dont certains sont passés par le Front national (FN).

Le lendemain de la démission de Thévenoud, le livre de l’ex-compagne de Hollande sortait. Ce qui a fait scandale dans son livre est le passage où elle rapporte que Hollande n’aime pas les pauvres. Selon Trierweiler, il les surnomme les « sans dents » et considère qu’il s’agit là d’un trait d’humour.

Les liens que le PS entretient avec l’extrême-droite et son dédain manifeste pour la classe ouvrière soulignent la décrépitude de la « gauche » bourgeoise française. Malgré un remaniement visant à exclure du gouvernement certains ministres, tel Arnaud Montebourg, qui proposaient d’infléchir la ligne du PS en adoptant une politique inflationniste plus hostile à l’Allemagne, le PS ne parvient pas à se stabiliser. Une crise profonde traverse l’ensemble de la classe politique.

Le quinquennat de François Hollande est marqué par la colère grandissante des travailleurs à l’encontre du gouvernement. D’après un sondage effectué pour Le Figaro, seulement 13 pour cent des Français font confiance au président François Hollande et 30 pour cent au premier ministre, ce qui constitue un record selon le quotidien.

Un récent sondage Ifop sur l’élection présidentielle de 2017, qui indique la chute du PS face au FN, a choqué les milieux dirigeants en France. Non seulement la candidate présumée du FN, Marine Le Pen, arriverait en tête au premier tour avec 30 pour cent des voix, mais si elle se retrouvait contre Hollande au second tour, elle le battrait avec 54 pour cent des voix et serait élue présidente de France.

Mais le sondage donne Le Pen perdante face à des candidats de l’UMP (Union pour un mouvement populaire), tels l’ancien président Nicolas Sarkozy ou Alain Juppé.

Dans un entretien au journal Le Monde, Le Pen a répété la proposition qu’elle avait déjà faite de devenir premier ministre sous Hollande, si ce dernier se décidait à dissoudre l’Assemblée.

« Ce sera un bras de fer probablement terrible avec François Hollande », prédisait-elle, ajoutant : « Hollande, il inaugurera des pots de fleurs et fera des commémorations. D’ailleurs, il adore ça. Et puis ce sera tout, parce que constitutionnellement, c’est le gouvernement qui détermine et conduit la politique de la nation. Le présent de la République, lui, se soumettra ou se démettra. Et je pense qu’il choisira la deuxième solution, car il ne supportera pas que la politique menée soit radicalement différente de la sienne ».

Le Pen a ensuite réclamé des mesures contre les travailleurs immigrés. Si elle prenait les rênes du gouvernement, elle compte « modifier le code de la nationalité, arrêter l’immigration en faisant en sorte que venir en France ne soit plus attractif, comme le fait David Cameron au Royaume-uni. Et instaurer la priorité nationale ».

De tels commentaires démontrent la banqueroute totale de l’élite dirigeante française. Alors que la colère des travailleurs monte contre le PS et l’UMP, l’alternative qui se dessine est une néo-fasciste dont le programme est impopulaire et profondément hostile aux travailleurs.

Le gouvernement Valls calcule qu’il lui sera possible de se maintenir au pouvoir, malgré son impopularité abyssale, en s’appuyant sur la majorité actuelle du PS à l’Assemblée. Sa survie dépend du soutien de députés du PS proches de Montebourg, appelés les « frondeurs », mais surtout de la capacité des partis corrompus de la pseudo gauche et des bureaucrates syndicaux à étouffer la colère de la classe ouvrière.

Ces partis ont aidé Hollande à gagner l’élection présidentielle de 2012 en faisant croire aux travailleurs qu’il serait plus facile de faire pression sur un gouvernement PS. En fait ces partis étaient tout à fait conscients de la politique d’austérité que mènerait ce gouvernement.

La confidence de Trierweiler sur les moqueries de Hollande envers les travailleurs renforce la conclusion de la malhonnêteté politique des partis tel le NPA. Le PS n’a rien d’un parti de gauche contrairement à ce qu’essaie de faire croire la pseudo gauche, elle-même issue de couches petites- bourgeoises qui partagent le dédain de Hollande pour les masses ouvrières.

Les discours de Hollande disant que « mon adversaire, c’est la finance » ou sur l’imposition à 75% des hauts revenus étaient tous des mensonges cyniques.

Le PS est un parti hostile à la classe ouvrière et au socialisme. Valls avait par le passé évoqué l’idée que le PS devait changer de nom et enlever toute référence au socialisme. Valls déclarait en 2009, « Il faut transformer de fond en comble le fonctionnement du PS, nous dépasser, tout changer: le nom, parce que le mot socialisme est sans doute dépassé; il renvoie à des conceptions du 19e siècle ».

En fait le PS voulait se présenter à la bourgeoisie comme étant capable de pouvoir mener à bien la politique nécessaire à la défense des intérêts du capital financier. Le gouvernement Valls n’a rien à voir avec un gouvernement de « gauche » qui défendrait les intérêts de la classe ouvrière. C’est un gouvernement de droite. Il représente l’aristocratie financière parasitaire qui est responsable de l’appauvrissement de la classe ouvrière.

Par Anthony Torres

Source : wsws.org

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