Le pays comme son “djassa” (marché noir)

Le pays comme son “djassa” (marché noir)

Le Môgô Puissant a fait du pays son vrai Djassa. Lui, ses fistons et son badéya (famille) ont mis bras (accaparer) sur tous les Mangements (affaires).

Partout où il ya dabali (opportunité), ils sont callé. Le Mouvement est trop serré dans leurs mains. Actuellement, c’est chez eux seulement qu’on pile foutou. Ya tout dans leurs sauces: viande rouge, viande blanche, poisson, crabe, escargot, champignon, viande de brousse, thon, tout et tout. A sans pitié (pas de pitié) pour les galérés ( pauvres).

Hopital, Port, Aeroport, Transport, zone industrielle, realisation d’infrastructure, grands travaux, les contrats publics et privés, tous les mangements son gerés de poche de chemise á poche de pantalon du même complet. Lahan ne sort pas du cercle. Les hauts postes aussi, c’est magnéré entre eux. En tout cas, pour eux est doux et pour nous est dur. Ils sont dans tous les bons mouvements du pays. Leurs protégés sont calés dans les postes juteux. Eux-mêmes font pou nté dé dans les vrais postes. A sans appeler quelqu’un d’autre en dehors de leurs mifas. C’est un systeme souahé.

Il faut que, on va voir claire dans affaire-là, sinon c’est cragba sur nous et c’est gaté pour nous. Pendant que, eux prennent entrée-plat de resistance et desert, nous, on a faim. Ils ne sont pas prêts á sciencer pour que le dabali soit partagé. Mais ils vont prendre drap le jour du ramba. Nous, on est déjá couché. Or celui qui est couché ne tombe pas. Donc dans les gbè, c’est pour eux qui est dur.

Pour parler comme le citoyen lambda et celui de la rue.

Que Dieu facilite la comprehension

Seydinan Chérif Ahmed

De la Société Civile Ivoirienne

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