Le peuple contre les oligarchies compradores de l’UE, de l’OTAN, du FMI et de la finance mondiale : Victoire écrasante du “Non” au référendum grec!

Le peuple contre les oligarchies compradores de l’UE, de l’OTAN, du FMI et de la finance mondiale : Victoire écrasante du “Non” au référendum grec!

* La Russie estime que « la Grèce a fait un pas vers la sortie de la zone euro ».

* Le ministre grec de la Défense, Panos Kammenos (allié de coalition du gouvernement d’Alexis Tsipras), estime que « le peuple grec a prouvé qu’il n’est pas soumis au chantage » sur son compte twitter.

* « Une victoire du non forcerait le pays à introduire rapidement une nouvelle monnaie », a prévenu ce dimanche le président du Parlement sopi-disant « européen » Martin Schulz.

Le “non” aux propositions des créanciers de la Grèce se maintenait à 60% environ dimanche soir, après dépouillement de 40% des bulletins de vote. La tendance était assez vite apparue : après dépouillement de 15% des votes, le “non” enregistrait déjà 60,29%, contre 39,71% pour le “oui”. Les proportions étaient sensiblement les mêmes après que 30% des bulletins ont été dépouillés. Le “non” est toujours devant, avec 60,69%, contre 39,31% pour le “oui”. Le taux de participation est plutôt élevé: 58,44%. Le gouvernement d’Alexis Tsipras avait appelé à voter “non” lors du référendum qu’il a organisé en une semaine à peine. Le Premier ministre avait cependant précisé qu’en cas de victoire du “oui”, il se plierait à la volonté du peuple grec et accepterait les propositions des créanciers de la Grèce (FMI, BCE, UE). C’est un séisme pour les politiciens pro-américains de Bruxelles, pour l’UE et la zone Euro.

LA REPONSE DE BRUXELLES : UN « TRAITE DE VERSAILLES DE LA ZONE EURO » ?

Pour une fois lucide, Le ministre français de l’Economie Emmanuel Macron a anticipé la victoire du Non et jugé ce dimanche que “quelle que soit” l’issue du référendum en Grèce, les Européens devaient “reprendre des discussions politiques” avec le pays. “Si le non l’emporte, ce serait une erreur historique d’écraser le peuple grec”, a-t-il déclaré, appelant à “ne pas faire le traité de Versailles de la zone euro”.

Et cela explique pourquoi Bruxelles ne voulait pas de ce referendum. Et aussi pourquoi cette oligarchie compradore craint tous les referenda !

La victoire du Non est « un saut dans l’inconnu », selon de nombreux observateurs. Athènes mise sur une reprise des négociations avec ses créanciers pour obtenir un nouvel accord. Pas sûr cependant que les partenaires de la Grèce acceptent. En cas de rupture complète du dialogue, les banques grecques, que la BCE n’alimentera plus en argent frais, pourraient se retrouver en faillite. Le gouvernement pourrait créer des liquidités avec des reconnaissances de dettes. Des titres provisoires susceptibles de perdre rapidement leur valeur. A la clef, une inflation galopante menacerait alors le pays. Et de toute façon la Zone Euro en sort en crise grave et longue.

Luc MICHEL

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