Le président de l’Assemblée nationale du Burundi démissionne, après avoir obtenu l’asile politique en Belgique: Quelle lâcheté !!!

Le président de l’Assemblée nationale du Burundi démissionne, après avoir obtenu l’asile politique en Belgique: Quelle lâcheté !!!

Le président de l’Assemblée nationale du Burundi démissionne, APRÈS AVOIR REÇU l’asile politique en Belgique !!! Il annonce sa défection dimanche 28/06/2015.

Mais il laisse derrière lui des Burundais dans la souffrance !

Monsieur l’ex-président de l’Assemblée nationale du Burundi, je me permets de dire  et de commenter votre lâcheté :

            1°-Vous avez été président de l’Assemblée nationale pendant toute la législature de 5 ans. Cette constitution, vous en étiez également co-gardien et les ambiguïtés dénoncées, vous les avez cautionnées pendant toute la législature…

Avez-vous réellement lu la Constitution de votre pays ? Si oui, qu’en avez-vous fait depuis toute la durée de la législature ?

            2°-Votre défection est opportuniste car la crise a été ouverte depuis le 26 avril 2015 et vous êtes resté sagement à votre poste, en attendant le sens du vent de la prétendue “Communauté internationale” dont vous n’ignorez guère l’inexistence légale sur le plan du droit international et les manipulations intéressées des puissances extérieures.

Etiez-vous candidat à nouveau et pourquoi ? Quelle ambition avez-vous porté pour le Burundi (toujours au même point) ?

            3°-Vous n’avez pas de conviction établie, car vous n’avez jamais pu réussir une grande conférence avec débats contradictoires pour que la société civile, les experts, les politiques et le citoyens burundais puissent s’exprimer… En tant que président incarnant un pouvoir démocratique, vous pouviez le faire au sein de l’institution que vous présidiez ! Vous ne l’avez pas fait !

Oui, la démocratie est exigeante ! Il appartient aux élus de la Nation de la défendre tous les jours, pour tous, et non pour ses propres intérêts !

            – Oui, la constitution du Burundi contient des ambiguïtés que tout lecteur attentif a relevées. Vous n’avez pas proposé à vos collègues de l’Assemblée nationale et à ceux du Sénat de redresser les incohérences de ce texte. Pendant dix ans, de mars 2005 à avril 2015, vous avez “vécu et avez été nourri sur cette constitution”. Aujourd’hui, le président de la République utilise la faille que vous aviez remarquée dans rien dire. Mais l’Occident vous ouvre la porte de l’exil et vous crachez sur les institutions que vous avez servies… Je ne respecte pas votre démarche. C’est une question de conviction et de valeur politique ! Mais, la question du 3e mandat est un vrai sujet de débat pour tous les Burundais. Elle doit être tranchée dans un débat national ouvert…

            Des pistes de sortie de crise existent :  

 (www.nouvelle-dynamique.org) ​

                                  sans en venir à des confrontations violentes et armées !

            5°- A tous les Burundais :

            La solution à vos problèmes ne se trouve ni à Bruxelles, ni à Paris, ni à Washington, ni à New York (ONU), ni à Addis-Abeba (UA)… La solution aux problèmes burundais est à BUJUMBURA ! Non aux lâches qui désertent, ou aux téméraires qui résistent ! Burundais, l’Occident a d’autres soucis à traiter plus graves dans le Proche et Moyen-Orient pour sa survie et sa sécurité, ouvrez les yeux !

           Vous n’avez ni coltan, ni diamant, ni or, ni pétrole, ni gaz… donc vous ne nous intéressez pas ! On ne meurt plus pour des idéologies ou pour des valeurs humanistes, on peut mourir pour sauvegarder notre mode de vie, nos acquis et des profits attendus…​

Ne rêvez donc plus ! Ouvrez les yeux !

            Si vous ne vous prenez pas en charge dès maintenant, vous mourrez demain dans l’indifférence générale… et dans l’hypocrisie de ceux qui vous poussent à l’autodestruction !

Emmanuel NKUNZUMWAMI​

Essayiste

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