Le président des Philippines annonce le retrait du pays de la Cour pénale internationale
(FILES) A file photo taken and released by Presidential Photographers Division (PPD) on March 1, 2018 shows President Rodrigo Duterte firing a few rounds with a sniper rifle during the opening ceremony of the National Special Weapons and Tactics (SWAT) Challenge in Davao City, southern Philippine island of Mindanao. Duterte said on March 14, 2018 he was pulling the Philippines out of the treaty underpinning the International Criminal Court, which is examining his deadly drug war. - RESTRICTED TO EDITORIAL USE - MANDATORY CREDIT "AFP PHOTO /PRESIDENTIAL PHOTO DIVISION/JOEY DALUMPINES" - NO MARKETING NO ADVERTISING CAMPAIGNS - DISTRIBUTED AS A SERVICE TO CLIENTS / AFP / JOEY DALUMPINES / RESTRICTED TO EDITORIAL USE - MANDATORY CREDIT "AFP PHOTO /PRESIDENTIAL PHOTO DIVISION/JOEY DALUMPINES" - NO MARKETING NO ADVERTISING CAMPAIGNS - DISTRIBUTED AS A SERVICE TO CLIENTS

Le président des Philippines annonce le retrait du pays de la Cour pénale internationale

La cour établie à La Haye se penche depuis quelques semaines sur la campagne antidrogue menée par Rodrigo Duterte.

Le président philippin, Rodrigo Duterte, a annoncé mercredi 14 mars le retrait de l’archipel du traité fondateur de la Cour pénale internationale (CPI). Depuis quelques semaines, la CPI se penche sur sa politique meurtrière contre la drogue.

« Je déclare (…) que les Philippines révoquent leur ratification du statut de Rome avec effet immédiat », a annoncé le président dans un communiqué.

La cour établie à La Haye a annoncé au début de février l’ouverture d’un « examen préliminaire », étape préalable à une enquête, sur la campagne antidrogue menée par M. Duterte. Cette politique sème l’inquiétude dans les rangs de la communauté internationale.

Crime contre l’humanité ou crimes de guerre

Cet examen préliminaire doit déterminer si la CPI est compétente ou non pour juger les faits reprochés à M. Duterte. Au terme de cette étape, elle devra dire si elle ouvre une enquête ou si elle referme le dossier. Et elle devra notamment déterminer s’il s’agit de crimes contre l’humanité ou de crimes de guerre.

Accusé d’encourager les tueries par ses propos incendiaires, M. Duterte a remis en question le choix des Philippines comme premier pays d’Asie du Sud-Est placé sous examen préliminaire de la seule instance permanente chargée de juger les crimes de guerre. « Il y a tellement de massacres qui ont lieu dans tous les coins d’Asie et vous me choisissez. Vous feriez mieux de faire disparaître ça parce que je me retirerai de la CPI », avait-il prévenu.

« Il est clair que la CPI est utilisée comme un outil politique contre les Philippines », a-t-il argué, évoquant des « attaques scandaleuses, sans précédent ni fondement, contre [son] gouvernement et [sa] personne ». Il estime que les actes présumés qui lui sont reprochés « ne constituent ni un génocide ni un crime de guerre », et ajoute que les morts sont « survenues durant des opérations de police légitimes » et « n’étaient pas préméditées ».

Elu facilement en 2016, le président Duterte avait promis d’éradiquer le trafic de drogue en faisant abattre des dizaines de milliers de délinquants. Depuis, près de 4 000 trafiquants et usagers de drogue présumés ont été tués par la police, d’après les statistiques officielles. Les défenseurs des droits de l’homme affirment qu’il faut en fait multiplier par trois ces chiffres pour obtenir le bilan réel des morts.

Source: lemonde.fr

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