Le problème de fond au Gabon. Et le danger de la disparition de l’article 35 en Côte d’Ivoire

Le problème de fond au Gabon. Et le danger de la disparition de l’article 35 en Côte d’Ivoire

Depuis le samedi 27 août 2016, les politiciens ont mis le Gabon est à feu et à sang. On nous parlera de démocratie, de déni de démocratie. On nous parlera de FrançAfrique, de grandes puissances qui viennent exploiter les ressources naturelles des pays faibles et pauvres, certes.

Mais au Gabon comme en Côte-d’Ivoire, le problème de fond est ailleurs. Bongo Odimba père a régné sur le Gabon pendant 42 ans jusques à sa mort. Il n’y a jamais eu pareils troubles.

Sa succession pose des problèmes au Gabon comme la succession de Félix Houphouët-Boigny pose des problèmes en Côte-d’Ivoire.

Regardez les deux candidats qui se proclament chacun vainqueur de l’élection présidentielle du samedi 27 août 2016. L’un, Jean Ping, est de type asiatique. L’autre, de type noir-nègre d’Afrique. Et pourtant, les Gabonais, noirs-nègres, préfèrent Jean Ping. Etonnant, non !

Jean Ping, dont la mère est noire-régresse gabonaise, est surtout né au Gabon. Quant à Ali Bongo Odimba, « fils » de Bongo Odimba père, les Gabonais l’accusent d’être un Biafrais, adopté parmi les nombreux enfants chassés par la guerre du Biafra, Est du Nigeria, en 1966. Ce qu’Ali Bongo Odimba nie, bien évidemment, comme tout bon parachuté ! Mais, un morceau de bois a beau durer dans l’eau, peut-il devenir un caïman ?

A la mort de son « père », Ali Bongo Odimba s’impose comme président par les armes. Tout comme le président Laurent Gbagbo, avec des kalachnikovs sur la tempe, a été obligé d’effacer le passé de certaines personnes pour les rendre éligibles.

Voici le problème de fond qui se pose au Gabon : le problème des origines – Gnamantêh parlerait d’Autochtonicité – de ceux qui veulent occuper le seul fauteuil, un fauteuil sacré, de président de la république qui ne doit revenir qu’à un Autochtone.

 

Ivoiriennes, Ivoiriens, pour ne pas vivre ce qui arrive au Gabon aujourd’hui et pour ne plus renouer avec ce que nous avons vécu, du jeudi 19 septembre 2002 au lundi 11 avril 2011, ajoutez tout ce que vous voulez, enlevez tout ce que voulez, mais laissez en l’état, l’article 35 de la Constitution du mardi 1er août 2000.

Soro Kigbafori Guillaume, président de l’Assemblée nationale, l’a si bien compris qu’il se combat, aujourd’hui, aux côtés du peuple Autochtone de Côte-d’Ivoire !

Notre combat, l’unité des autochtones du sud, de l’est, du centre, de l’ouest et du nord de la Côte-d’Ivoire !

Fait en Abidjan, vendredi 02 septembre 2016

Gnamantêh Nanankoua

Autochtone ivoirien, mieux, Ivoiritaire !

Cel : 08796057 / 05977634

Mail : srikanga@yahoo.com

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