Le scandale du jour: Aucune poursuite des juges français contre les soudards violeurs d’enfant. Un dossier caché par Paris!

Le scandale du jour: Aucune poursuite des juges français contre les soudards violeurs d’enfant. Un dossier caché par Paris!

Agence France-Presse (ce 3 janvier 2017) : « Soldats français accusés de viol en Centrafrique: aucune mise en examen »

L’HONNEUR PERDU DE LA JUSTICE FRANCAISE AUX ORDRES …

Ce n’est pas « l’honneur de l’Armée française » qui a été préservé, c’est l’honneur des petits juges français qui est définitivement sali !

Impunité pour les violeurs d’enfants et de jeunes filles.

Mais ces même juges iniques entendent par contre juger à Paris le Premier vice-président de la Guinée Equatoriale. Malgré son immunité de fonction …

COMMENT ORGANISER L’IMPUNITE ?: « FAUTE DE PERSONNES MISES EN EXAMEN, LE DOSSIER POURRAIT S’ACHEMINER VERS UN NON-LIEU » !

« Les juges français ont terminé leurs investigations sur les accusations de viols sur des mineurs portées à partir de 2014 contre des soldats de la force Sangaris alors déployée en Centrafrique, mais l’enquête n’a débouché sur aucune mise en examen » dit l’AFP. « Deux autres enquêtes, portant également sur des allégations d’abus sexuels qui auraient été commis par des militaires français déployés dans le pays, ont été ouvertes parallèlement sous l’autorité du parquet de Paris: l’une a été classée sans suite le 25 novembre et l’autre est toujours en cours, a appris mardi l’AFP de source judiciaire ». Dans l’information judiciaire, il appartient désormais au parquet de Paris de prendre ses réquisitions avant une décision définitive des juges. Mais faute de personnes mises en examen, le dossier pourrait s’acheminer vers un non-lieu. Malgré l’action de l’association ECPAT (End child prostitution, pornography and trafficking), partie civile.

Depuis mai 2015, trois juges d’instruction enquêtaient sur des accusations de viols commis dans le camp de déplacés de M’Poko, près de l’aéroport de Bangui, entre décembre 2013 et juin 2014, et visant au départ quatorze militaires français. La force Sangaris, qui n’était pas sous commandement de l’ONU, était alors déployée depuis décembre 2013 pour restaurer la sécurité dans ce pays en proie au chaos, aux violences sexuelles (sic) et aux massacres entre communautés chrétienne et musulmane. L’opération française a pris fin en octobre.

UN DOSSIER CACHE PAR PARIS !

L’affaire était restée secrète jusqu’à ce que le journal britannique The Guardian révèle fin avril 2015 l’existence d’une note confidentielle des Nations unies contenant les accusations d’enfants centrafricains faisant état d’abus sexuels en échange de nourriture ou de petites sommes d’argent. Informé dès juillet 2014 (mais organisant l’omerta autour du scandale, étouffé) , le ministère français de la Défense avait saisi le parquet de Paris qui avait ouvert une enquête préliminaire avant de confier une information judiciaire à des juges. Belle façon d’enterrer le dossier !

QUAND L’ARMEE FRANCAISE ENQUETE SUR L’ARMEE FRANCAISE …

Dans ce dossier délicat, les magistrats et la gendarmerie prévôtale, chargée d’enquêter sur les crimes et délits commis par des militaires lors d’opérations extérieures, ne sont pas parvenus à corroborer matériellement les accusations portées contre les soldats après deux ans et demi d’investigations, selon une source proche de l’enquête. C’est donc l’armée française qui enquête sur l’armée française. Dans un reportage de France 24, un des prévôt déclare que son but premier est de « préserver l’institution » et qualifie les enfants violés « d’affabulateurs nourri de porno sur le net » (dans un pays pauvre, où même l’accès à l’électricité est problématique) ! Les juges se sont rendus en République centrafricaine en juillet 2015 puis à l’été 2016, notamment pour y recueillir les témoignages d’une dizaine d’enfants, un travail complexe d’autant que des variations sont apparues dans certaines versions. Sans aucun contact avec le parquet centrafricain, qui s’en était plaint amèrement.

La note de l’ONU faisait état de six témoignages, ceux de quatre enfants se disant victimes et de deux témoins de faits. Mais d’autres enfants se sont signalés depuis et ceux qui se disaient témoins se sont ensuite déclarés comme victimes, selon la source proche de l’enquête. Six militaires désignés comme pouvant être les agresseurs des enfants ont été entendus mais aucun n’a été mis en examen. Ils ont affirmé avoir donné des rations alimentaires, mais nié tout abus sexuel. Depuis cette première affaire, d’autres accusations avaient été portées contre des militaires français.

« LES EXACTIONS IMPUNIES DE SANGARIS » (MEDIAPART)

Le site d’information Mediapart a publié ce mardi une enquête sous le titre “Les exactions impunies de l’opération Sangaris” en rapportant plusieurs témoignages de victimes qui disent avoir subi des abus sexuels de la part de militaires français.

Luc Michel

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