LE SOURIRE DU WEEKEND: GBI DE FER, SOIS UN ARTISTE ET CESSE DE MENDIER. | eburnienews | Diaspora ivoirienne | Actualité Politique | Diaspora africaine en France LE SOURIRE DU WEEKEND: GBI DE FER, SOIS UN ARTISTE ET CESSE DE MENDIER.
LE SOURIRE DU WEEKEND: GBI DE FER, SOIS UN ARTISTE ET CESSE DE MENDIER.

LE SOURIRE DU WEEKEND: GBI DE FER, SOIS UN ARTISTE ET CESSE DE MENDIER.

Salut à nous tous et bonnes retrouvailles. Et surtout Joyeux Anniversaire à notre pays. Donc à nous, ses enfants. C’est bien dit, non ? Donc je peux avancer ? Merci.

Ma bouche a longtemps porté un caleçon sur ce sujet. Je vais la déshabiller aujourd’hui, parce que la mendicité des artistes a trop duré et prend maintenant de l’ampleur. Oui, je veux parler des artistes mendiants. Leur manière de réclamer des avantages à l’Etat de Côte d’Ivoire ressemble à une situation de malheureux assis sur le trottoir et en train de quémander la pitance. Je vais donc m’attaquer à celui qui, pour se faire entendre, se sert trop des réseaux dont les propriétaires sont de vrais débrouillards. Ce gars, pardon, cet artiste s’appelle Gbi de Fer…

« Non, Guikou, attends d’abord, j’ai une question à te poser », me somme une voix. « Dis-nous où tu étais passé, car cela fait des mois que l’on ne t’a pas entendu. Je veux dire lu, quoi ! »

Je lui souris, puis tente de continuer mon intervention. Il insiste que je lui réponde. Alors je m’adresse à lui.

_Yoro Digblo, je…

_ Ne m’appelle pas par mon nom Bété, respecte-moi. Et si tu ne peux pas m’appeler Edson Bob Habib, ne me parle pas.

_ Donc tu ne veux plus que je te réponde ?

_ Si, tu vas me dire pourquoi tu as disparu de la circulation depuis six ou sept mois.

_ Yoro, je ne te répondrai pas aujourd’hui.

_ Tu continues de m’appeler par ce nom Bété rétrograde ? Tu diminues ma valeur humaine.

Je ris, mais m’excuse rapidement auprès de nous tous.

« Pardonnons à mon frère noir sa colère. Il est comme ça. Je veux dire mon contraire total. Alors que moi, ça m’irrite quand, au lieu de mes jolis prénom et sobriquets de noir, l’on m’appelle par le prénom du colonisateur, glissé par malhonnêteté culturelle sur mon acte de naissance, il se fâche, lui, dès qu’il entend son beau prénom Bété Yoro et le sobriquet affectif Digblo. Il préfère les prénoms brésilien, anglais et arabe que ses parents lui ont donnés sans raisons convaincantes. Son identité Bété, ivoirienne, africaine, il s’en « gnagne ». Comme les nombreux utilisateurs de Facebook. Ah oui ! Il faut aller sur ce site social pour voir combien le noir est friand des prénoms de blancs. Bon, nous reviendrons un jour à cette autre réalité vraiment triste.

Comme Yoro a posé une question qui mérite une réponse, je nous la promets pour le weekend prochain. Je ne voudrais pas que nous manquions, ici, le fil de mon discours à notre frère Gbi de Fer. Alors, artiste commentateur politique, voici pour toi.

Cesse de mendier et reprends ton travail d’artiste. Si tu te sens à la retraite, alors vis de l’argent que t’ont rapporté tes activités. Ta requête a fait déborder le vase des plaintes insensées des artistes. Un artiste n’est pas un fonctionnaire de l’Etat. Un artiste n’est pas un salarié d’une société privée. Donc il ne cotise ni à la Caisse Générale de Retraite des Agents de l’Etat ni à la Caisse Nationale de Prévoyance Sociale. Si tu détiens des preuves capables de contrarier mes affirmations, alors, Gbi de Fer, je te poserais la question de savoir pourquoi tu as crié sur tous les toits, pour réclamer une pension pour toi et tes autres collègues tueurs de nos jolis prénoms africains. Car aucun problème ne se serait posé concernant la pension des artistes, depuis plus de cinquante quatre ans que notre pays a pris le titre de nation indépendante.

Un artiste est un entrepreneur privé. Il n’attend pas l’Etat pour gagner de l’argent, manger, acheter des habits à lui-même et à sa famille. Il a statut pareil à celui du cultivateur, du planteur, du tailleur, du commerçant, du transporteur, des gens qui ne demandent rien à l’Etat quand ils sont vieux ou malades. Imaginons-nous Johnny Halliday, Michel Sardou, Nana Mouskouri, Céline Dion, Beyoncé, Eddy Murphy, Sylvester Stallone, Gérard Depardieu et autres réclamer une pension à leur pays ? Les voit-on quémander de l’argent à l’Etat et aux bonnes âmes quand ils sont malades ? Non, ils se fichent de l’Etat. Parce que ce sont eux qui le font vivre avec les taxes sur leurs revenus. Ils appliquent donc la bonne définition de l’artiste. C’est-à-dire qu’ils ne dévoient ni le sens ni la pratique du métier d’artiste. Ils sont tout le contraire des artistes ivoiriens, qui me suggèrent l’idée de donner la définition suivante à leur corps : « L’artiste ivoirien : c’est celui ou celle qui se donne un nom des blancs pour se croire important et capable de percer dans le showbiz international, mais qui reste curieusement et uniquement connu sur le plan national. Il n’organise aucune tournée annuelle pour se faire de l’argent, ne paie aucune taxe au gouvernement de son pays, mais exige, quémande au contraire des miettes par sa propre faute, et n’est surtout pas capable de se soigner en cas de maladie ramassée durant sa carrière. Enfin, pour retarder sa mort devenue imminente, il quémande finalement des aides aux pauvres populations qui avaient pourtant payé de l’argent pour assister à ses shows.

Attendons, ne serait-il pas bien d’ajouter aussi ceci ? Si, l’artiste ivoirien, c’est celui qui, bien que possédant une structure dénommée BURIDA, pour ses droits d’auteurs durant sa vie et même après sa mort, ne recevra que des miettes ou jamais rien par sa propre faute.

Attendons encore, j’apprends à l’instant que le président de la république vient de prendre la décision d’accorder une pension aux artistes. Alors je vais en devenir un. Mais quel genre d’artiste vais-je choisir d’être ? Un artiste culturel bien sûr. Parce que j’aide mon pays à comprendre l’importance de nos beaux prénoms africains. Les artistes chanteurs, les artistes journalistes, etc. nous ont encouragés à les faire disparaître. Ils ont mis dans nos têtes que seuls les noms des blancs arabes, juifs, français, anglais, espagnols, etc. sont les meilleurs noms de la terre. Ainsi un noir ne se sent plus digne de considération quand il ne porte pas un, deux ou trois de ces noms-là.

Moi, j’aide mes frères et sœurs noirs à corriger leurs erreurs envers nos jolis noms. Je les aide à se débarrasser de leur complexe, de leur honte, de leur peur, de leur dédain, de leur nausée de porter leurs propres prénoms. Je les encourage à aimer ces prénoms de marque, à devenir célèbres avec eux, les rendant ainsi populaires. Je les encourage à prier Dieu avec ces noms-là, à devenir des prêtres, des papes, des imams, des pasteurs et autres responsables religieux avec eux, afin que l’injustice des religions soit corrigée. Car cette injustice a été sciemment mise en place pour que leurs noms restent en surface et les nôtres sous la terre.

J’aide le noir à se libérer sans armes de sa dépendance au blanc, de sa condition d’esclave moderne portant le nom de son maître, afin que ce dernier n’ait pas de difficulté à l’appeler. Je l’aide à donner un nom cent pour cent africain à son enfant né au pays du colonisateur. Tout cela, rien que pour faire connaître nos beaux prénoms africains. Alors, Gbi de Fer, ajoute mon nom sur ta liste de recensement. N’oublie pas mon tailleur, il sait fabriquer mes chemises. Ah ! Il y a aussi mon oncle Saméné Digbeu Zagolé, alias Apoh Zagui. Il conseille aux retraités de son quartier de supporter les douleurs du retard chronique dans le paiement de leurs pensions. C’est un artiste social. Bon weekend à nous tous et au prochain.

 

Nohoré Gbodiallo Guikou Bilet Zafla

likaneyb2@hotmail.com

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