LE SOURIRE DU WEEKEND: K.K.B. NE SERA PLUS K.K.B. MAIS K.K.B. | eburnienews | Diaspora ivoirienne | Actualité Politique | Diaspora africaine en France LE SOURIRE DU WEEKEND: K.K.B. NE SERA PLUS K.K.B. MAIS K.K.B.
LE SOURIRE DU WEEKEND: K.K.B. NE SERA PLUS K.K.B. MAIS K.K.B.

LE SOURIRE DU WEEKEND: K.K.B. NE SERA PLUS K.K.B. MAIS K.K.B.

Salut à nous tous. Ainsi nous continuons de rester amorphes. Vraiment inactifs vis-à-vis de la disparition de nos beaux prénoms africains. Une sœur martiniquaise nous tire les poils du nez pour nous punir d’aimer les prénoms des blancs. Je nous soumets ses lettres contenant des mots durs à l’encontre de nos maux, mais nous demeurons silencieux, désintéressés comme du bétail à l’heure du repos. Mais, croyons-nous vraiment que nous avons le droit de porter les prénoms des autres ? Croyons-nous vraiment que nous n’avons pas le devoir de patriotisme vis-à-vis de nos propres prénoms africains ? En plus, et surtout, qui croyons-nous être au juste en portant ces noms d’ailleurs ? Je réponds pour nous : des esclaves, rien que des esclaves. Des ridicules, rien que des ridicules. Des condamnés à l’échec et à la perte de leur valeur humaine. Des dénaturés !

N’attendons donc pas Dieu pour venir nous amener à comprendre cette simple vérité. Elle est déjà claire. N’espérons pas que les Mohamed, César, Venance, Issa, Rosalie, Aminata du monde de la presse perdrons leur temps à nous ouvrir les yeux sur la beauté des noms africains et à nous faire découvrir le besoin impératif de ne porter qu’eux, si nous voulons être nous-mêmes. Ils son si fiers, eux-aussi, de leurs prénoms sacrés de blancs, que ne les effleure l’idée de s’en débarrasser.

Je ne crois même pas que nous comprendrions ce problème sérieux si des politiciens s’en mêlent, s’y impliquent et ajoutent la réhabilitation de nos jolis prénoms à leurs programmes de non réalisation de promesses électorales. Non, ils n’en ont ni l’intelligence ni le temps. D’ailleurs, ils sont les plus imbus de leur supériorité humaine par rapport à ceux qui n’ont pas de prénoms de blancs ou qui, comme moi, en ont- encore- mais n’en veulent plus. Pour eux, leur carrière politique sans un, deux, trois, quatre prénoms des blancs devant le seul nom de leur père, n’a aucun sens, aucun attrait décoratif. Hé ! Les nègres sont des maudits !

Mais, bien que conscient de mon échec, je vais, devant nous tous, m’adresser, sur cette page, à l’un d’eux. Il s’appelle KKB. Ne nous posons pas de question de savoir quelle lettre représente son nom de blanc. Nous la connaissons tous déjà et n’aurons donc pas de problème au moment de le caresser dans le sens des poils. Je l’ai vu récemment de prêt. Il m’a serré la main, m’a souri avant de quitter le lieu de notre rencontre. Attendons, je voudrais d’abord recenser nos questions concernant mon choix de la personne, et tenter d’y répondre.

Est-ce parce que KKB m’a serré la main à NYC au petit matin du 31 août dernier ? Est-ce parce qu’il a honoré de sa présence la Fête du Village Bété à New York ? Est-ce parce que je veux me faire le fanatique de ce petit ivoirien de père Baoulé et de mère Dida ? Disons mon neveu lointain, quoi ! Tes frères Bété t’ont-ils délégué pour lui lancer des fleurs ? Veux-tu te vanter de l’avoir salué ? Etc.

Houobou ! Ivoiriens, gnané a cla ! – nous sommes mé-chants ! – (Voyons que je suis aussi inclus dans le groupe ô!) Arrêtons les suspicions inutiles. Toucher la main d’un politicien n’est pas souhaitable. Car il y a un grand risque de contamination du mensonge, une maladie chronique de cette race d’humains. Heureusement que je suis immunisé. Cela depuis que j’ai approché un certain Gbaï Tagro. Il était lui, porteur d’un tas gros comme ça, plein de ces microbes de  mensonges. Sincèrement, il a failli me faire emporter par son Ebola de mangement chez Boigny. Depuis ma mésaventure avec lui, je me suis doublement vacciné contre les politiciens.

Nous voyons donc que KKB ne pouvait pas me contaminer. Mais je dois au moins nous l’avouer : juste après qu’il m’a serré la main, la douleur dans mon bras, qui m’a empêché d’écrire pendant des mois, a augmenté d’intensité. J’ai failli ne pas écrire cette contribution. C’était sûrement un avertissement du genre : « Doyen, évite d’être (re)contaminé par nos virus. Tu l’as bien vu, j’ai fait la démonstration de notre mensonge, nous, les politiciens. Je vous avais promis de ne pas parler de politique, mais j’y ai fait une incursion. Ca, c’est mon métier. Celui de  toujours faire le contraire de ce que nous annonçons ».

Oui, je réponds à nos doutes, je vais tout de même lui parler. Et pian ! Je vais déjà me désigner comme l’un de ses futurs fanatiques. Mais vite attention. Il doit d’abord accepter mes conditions musclées. Il doit me prouver qu’il aime son nom prénom de noir plus que celui de blanc. Il doit me faire parvenir la partie du programme politique de son parti ou son courant, qui met en bonne place la culture de notre amour pour nos vrais prénoms de noir. Sa décision d’abandonner son appellation KKB des blancs au profit de KKB des Baoulé, des noirs, des africains…

D’ailleurs, je lui fais ici une démonstration qui, je l’espère, ne lui fera pas perdre le fil de ses discours non politiques, pourtant jonchés de subtiles incursions dans le champ planté d’arbres à mensonges. Comme son surnom KKB contient l’étiquette B, ayant trait à ceux dont nous sommes les esclaves sur tous les plans, je lui demande d’accepter de prendre désormais le B des noirs, qui lui donnera plus l’identité de la nouvelle « ivoirité » dont je me fais le précurseur « in-con-dam-nable » – acceptons ce mot inexistant juste pour ce weekend. Non, non, que certains frères et sœurs du Nord ne se sentent pas dans mon viseur culturel et identitaire. Je les invite simplement à s’asseoir et retourner dans leur passé, pour dresser la liste de leurs vrais et beaux prénoms de noir que les prénoms arabes ont effacés depuis des siècles. Maintenant, on peut être musulman sans porter le prénom arabe, et chrétien sans porter le prénom juif, romain, etc.

Je lui proposerais Bohoussou. Mais les plus chrétiens noirs que les chrétiens blancs, créateurs de leur confession religieuse, trouveront, à partir du premier contexte, que c’est un nom négatif. Pourtant, KKB, ton nom Bohoussou dans notre forêt ivoirienne voudrait dire que tu es intelligent, inspirateur, intrépide, direct… Tu ne ressembles pas à un malfaiteur sur et dans notre pays. Seulement, comme les amoureux des prénoms des blancs trouvent leur raison d’abandon de nos noms dans le sens tout à fait positif du génie de la forêt, j’abandonne aussi ce nom et t’en propose un, qu’ils ne pourront me discuter. Ni même toi, si tu veux nous attirer, mes partisans et moi.

Bayassoa ! Oui, Ba-yas-soi ! Le B de KKB devient Bayassoi, une appellation purement africaine, noire, sensée, idoine, imbattable, pure, libre de tout esclavage, donc plus belle que l’autre à laquelle tu ne ressembles nullement.

Bayassoa, l’enfant terrible de la politique ivoirienne. Bayassoa, le petit brave, mais d’une bravoure dépassant celle des grands de taille. Bayassoa le transmetteur de courage à ceux qui ont peur de dire tout haut ce qu’ils pensent tout bas, etc.

Non, ne souris pas déjà. Accepte d’abord ce nom. Donne-moi ton accord que KKB ne sera plus KKB mais KKB. Quoi, tu n’y vois pas le changement ? Donc tu oublies que nous aimons les prénoms des blancs juste pour renforcer notre mental dans la recherche de notre importance sur le plan humain et par rapport à nos maîtres blancs ? Bon, prends le temps de réfléchir avant de me répondre. Ne l’oublie pas, je t’attends au tournant électoral avec ma condition de taille : Que KKB ne soit plus KKB mais KKB. Au prochain weekend.

Nohoré Gbodiallo Guikou Bilet Zafla.

likabeyb2@hotmail.com

About admin

One comment

  1. cest interessant il faut y penser parceque on alhabitude de dire que nos prenoms sont enfait des noms de baptemes alors pourquoi ne

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

*

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.