Le tête-à-tête Ségolène Royal-Koné Katinan qui fait trembler Ouattara

Le tête-à-tête Ségolène Royal-Koné Katinan qui fait trembler Ouattara

L’évolution progressive de la situation sociopolitique en Côte d’Ivoire découle de plusieurs actions menées sur différents fronts de lutte par le FPI et les résistants ivoiriens, avec pour unique objectif : la libération de Laurent Gbagbo.

Le feuilleton de l’acharnement politico-juridique du régime Ouattara contre Justin Koné Katinan, porte-parole en exil du président Laurent Gbagbo, livre ses secrets. Au-delà de l’aspect du mandat d’arrêt international pour crimes économiques brandi comme étendard par Alassane Ouattara pour traquer Koné Katinan, des motivations purement politiques sont à la base de l’obstination du régime d’Abidjan à vouloir à tout prix extrader le porte-parole de Laurent Gbagbo vers la Côte d’Ivoire.

Selon des sources introduites, la rencontre entre Katinan et Ségolène Royal, ancienne candidate à l’élection présidentielle en 2007 en France et personnalité très influente du parti socialiste en août 2012 en Afrique du Sud, a véritablement secoué le régime d’Abidjan. Furieux, le chef de l’Etat ivoirien s’est juré d’avoir la peau de Katinan. Parce que cette offensive de l’ancien ministre du Budget du gouvernement Aké N’gbo allant dans le sens de la libération de Laurent Gbagbo a été perçue par les autorités ivoiriennes comme un danger pour leur pouvoir.

Les Ivoiriens ont d’ailleurs suivi avec intérêt la débauche d’énergie et les grands moyens financiers déployés par Ouattara pour les besoins de la cause. En effet, les grandes oreilles du régime d’Abidjan qui épient et suivent à la trace les pro-Gbagbo même en exil, ont eu vent de ce tête-à-tête entre Ségolène Royal et Koné Katinan, qui a eu lieu en marge du 24ème congrès de l’Internationale Socialiste au Cap (30 août-1er septembre) en Afrique du Sud. L’acharnement du régime Ouattara à vouloir extrader le porte-parole de Laurent Gbagbo se justifie sans doute par l’identité et l’influence de la personnalité rencontrée par Katinan au sein du nouveau pouvoir socialiste en France.

Nos sources indiquent que la crise ivoirienne a occupé une place de choix dans les sujets évoqués au cours de cette rencontre, à l’issue de laquelle Ségolène Royal s’est dite bien imprégnée de la réalité de la situation ivoirienne. Or, rencontrer Ségolène Royal, viceprésidente de l’Internationale Socialiste, au moment des faits et ex-compagne de l’actuel président de la République française, c’est comme si on avait rencontré François Hollande lui-même. Tous les plans du régime d’Abidjan ont été déjoués. Les clichés mensongers distillés par les réseaux pro-Ouattara et ses relais basés en France sous Nicolas Sarkozy pour noircir et diaboliser Laurent Gbagbo et ses partisans ont été démontés. On cite même dans la suite de Koné Katinan des membres de la direction du FPI, mais surtout la présence de l’avocate Lucie Bourthoumieux, qui était aux côtés de l’ancien ministre du Budget de Laurent Gbagbo lors de son arrestation à l’aéroport d’Accra le 24 août 2012. Bourthoumieux, avocat au barreau de Paris, fait en effet partie du collectif d’avocats de l’ancien président Laurent Gbagbo, qui travaillaient à réunir toutes les preuves des actions nocives de Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy contre la Côte d’Ivoire et les Ivoiriens.

On se souvient encore des événements douloureux du 4 novembre 2004, où plus de 67 jeunes Ivoiriens ont été massacrés par l’armée française à l’Hôtel Ivoire. Des bombardements de la résidence officielle du président Gbagbo par l’armée française en avril 2011 sous Sarkozy. Cette rencontre au sommet entre Royal et Katinan a eu sans doute des conséquences logiques dans le cours des événements avec le changement progressif de la situation sur le terrain en Côte d’Ivoire.

Serge A. Badet

Source: Révélation N°97 du

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