Leaders du FPI convoqués, menaces de condamner Simone Gbagbo à perpétuité: Quand le pouvoir Ouattara use de chantage contre son opposition significative

Leaders du FPI convoqués, menaces de condamner Simone Gbagbo à perpétuité: Quand le pouvoir Ouattara use de chantage contre son opposition significative

Le dimanche 4 mai 2014 dernier, monsieur Gnénéma Coulibaly, le garde des sceaux, ministre de la Justice, dans le gouvernement de Alassane Dramane Ouattara, s’est, en véritable chantre du régime dictatorial d’Abidjan, permis de se substituer au pouvoir judicaire en Côte d’Ivoire pour annoncer d’avance la peine encourue par l’ex-première dame, Simone Ehivet Gbagbo.

En effet, comme cela se passe dans les républiques bananières et dictatoriales, le ministre de la justice de Ouattara a annoncé que Simone Gbagbo risquait d’être condamnée soit à 20 ans de prison soit à la prison à perpétuité. Dans une démocratie, l’exécutif ne s’est jamais permis ce genre d’énormité. Les pouvoirs exécutif et judiciaire étant totalement indépendants l’un de l’autre, il n’appartient pas à l’éxécutif, qui du reste pourrait être considéré comme l’une partie dans l’affaire qui l’oppose à Simone Gbagbo, de prononcer une quelconque sentence. L’avocat du pouvoir Ouattara pourrait donner son avis pour monter les enchères dans l’opinion publique. Mais ça s’arrête là.

Les déclaration malheureuses de monsieur Gnénéma Coulibaly, ministre de la justice du gouvernement de Alassane Dramane Ouattara, donne à conclure que Ouattara essaie de donner des consignes claires à l’appareil judiciaire de la Côte d’Ivoire pour faire condamner Simone Gbagbo. On pourrait s’arrêter à cet niveau de l’analyse desdites déclarations si des évènements nouveaux dans la vie socio-politique actuelle du pays ne nous interpelaient pas à croire à un morbide chantage de la part du pouvoir Ouattara.

En effet, plusieurs semaines après le lancement de l’opération de recensemment des populations, le régime Ouattara vient de se rendre compte que l’opération a TO-TA-LE-MENT échouée. La raison unique de l’échec constaté est à trouver dans le mot d’ordre de boycott lancé par Affi N’Guessan, président du FPI, suite au transfèrement de Charles Blé Goudé à La Haye.

A vrai dire, nous étions de ceux qui avaient pensé que monsieur Affi N’Guessan venait de faire le plus gros pari de sa vie. C’était un jeu de quitte ou double. En effet, aucun autre parti en Côte d’Ivoire n’avait osé lancé ce genre de mot d’ordre ou même le soutenir publiquement. Et après trois années de soufrance, nous pensions que les populations ivoiriennes étaient fatiguées. Elles n’allaient pas répondre un tel mot d’ordre. C’était très risqué pensions-nous. Affi N’Guessan jouait là sa crédibilité et celle de son parti, qui proclamait toujours être la principale force politique du pays. Mais nous osons aujourd’hui avoir l’humilité de reconnaître que Affi N’Guessan a joué gros et gagné trè, très gros.

Que ce soit à Korhogo dans le nord, à Yamoussoukro dans le centre, dans le pay agni, dans le pays attié, comme à l’ouest, les populations ivoiriennes ont réfusé de se faire enroler. A l’unisson, elles ont plutôt demandé la libération de Laurent Gbagbo et le retour des exilés.

Les ambassades occidentales installées en Côte d’Ivoire, sentant la victoire du boycott lancé par le FPI, ont l’une après l’autre déroulé le tapis rouge à la direction du FPI. Ce qui n’a certainement pas manqué d’irriter le régime ditactorial de Ouattara. Le fait même que le mot d’ordre du FPI soit largement suivi au nord et au centre du pays, qui à tort, étaient considérés comme des zones électorales du RDRet du PDCI, démontre que le FPI a une assise nationale indéniable. D’où la boutade de Affi N’Guessan à Bongouanou lors de la fête de la liberté 2014: « Rien ne peut se faire sans le FPI»

Cette réalité irrite le pouvoir. Ainsi, au lieu de reconnaître l’agacement des populations ivoiriennes, tout horizon confondue, le régime dictatorial a décidé de sévir. D’où la convocation de la direction du FPI. Pire encore, le pouvoir veut se donner les coudées franches en menaçant de condamner Simone Gbagbo à perpétuite si le FPI ne collaborait pas. Collaborer ici voulant signifier que le FPI devrait aller devant les populations qu’il a appelé à boycotter le recensement et leur demander de boycotter le boycott en se faisant enroler.

Espérons que le FPI ne va pas se faire prendre au même piège que Soro Guillaume, Zadi Djédjé et Gervais Coulibaly dans l’affaire Charles Blé Goudé.

Rappelons que chacune des personne sus-citées a promis aux proches du “général de la rue” de le faire libérer. Elles ont fait cette promesse parce que quelqu’un a du leur promettre que ce serait fait. On connaît la suite.

Kadjo N’goran Pierre

Source: eburnienews.

 

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