L’épouse de Jean-Yves Dibopieu est aussi torturée par le régime Ouattara

L’épouse de Jean-Yves Dibopieu est aussi torturée par le régime Ouattara

La torture qu’elle subie depuis plus d’une année n’est pas physique mais morale.l’épouse de Jean-Yves Ban Dibopieu ne peut pas rendre visite à son mari, détenu au secret par la direction de la surveillance du territoire (dst)depuis février 2013. Cela en dépit des « permis de visite à un détenu » délivrés par le  vice-président et doyen des juges d’instruction du tribunal de première instance d’abidjan-Plateau, Coulibaly Ousmane Victor.

Même sort pour les parents de Jean-Yves Dibopieu dont l’une des soeurs, Dibopieu Kado Juliette, s’est vue éconduite, en novembre 2013, par la DST alors qu’elle était munie d’un permis de visite dûment signé par le doyen des juges d’instruction. Prisonnier politique du régime Ouattara, Jean-Yves Dibopieu  été arrêté au Ghana où il était en exil (après le renversement du président Gbagbo du pouvoir) puis extradé à abidjan, le 4 février 2013. «Depuis cette date jusqu’à ce jour, nous n’avons aucune nouvelle de lui (ni image, ni le lieu, ni même les conditions de sa détention…). C’est pourquoi,nous vous adressons cette correspondance afin de vous informer mais mieux, vous prier de nous aider à le retrouver de sorte que nous ses amis et connaissances puissions lui apporter assistance et permettre à son conseiller juridique de rentrer en contact avec son client », écrit le bureau national de la solidarité africaine (soaf), mouvement politique fondé par Jean-Yves Dibopieu, ex-leader de la FESCI. 

A travers ce courrier daté du 6 mai 2013 et adressé à m. Hamed Bakayoko, la soaf voulait interpeller le ministre de l’intérieur sur le sort que vit Dibopieu. «Notre courrier qui a été réceptionné le 14 mai 2013 sous le N° 2695 par les services du ministre de l’Intérieur n’a jamais reçu de réponse », soutient le porte-parole de la soaf. Qui ne perd cependant pas de vue que c’est Hamed Bakayoko qui détient Jean-Yves Dibopieu dans un lieu tenu secret où, apprend-on, les conditions de détention du président-fondateur de la soaf sont exécrables.

Sur une photo prise en août 2013,on aperçoit d’ailleurs Jean-Yves Dibopieu amaigri, le regard vide, la barbe et les cheveux hirsutes. face à cette situation inhumaine que vit Dibopieu, c’est le silence total du côté des organisations de défense des droits de l’homme. Personne, au plan international, n’interpelle le régime Ouattara sur ses dérives dictatoriales.

Source: Notre Voie

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