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Les accusations suspectes contre Amar Saadani

Les accusations suspectes contre Amar Saadani

Ciel ! 300 millions d’euros dans une banque, qui plus est, française ! Alors que TRACFIN (Traitement du Renseignement et Action contre les Circuits Financiers clandestins) veille ! La ficelle parait bien trop grosse. « On » veut nous faire avaler une grosse couleuvre. « On » nous prend vraiment pour des imbéciles. Ils ont l’habitude de l’autre coté de la méditerranée de nous faire prendre des vessies pour des lanternes. Ils ont l’habitude aussi d’avoir des relais pour répercuter les moindres inepties et leur donner des dimensions titanesques.
Souvenez vous de Abdelhamid Brahimi, l’ex chef de gouvernement de feu Chadli Bendjedid, dit « Abdelhamid la science » lorsque,  sans la moindre preuve, il avait lancé en 1992 la bombe des 26 milliards de dollars « détournés » qui a fait le tour du monde alors qu’Internet n’existait pas encore. Et l’autre bombe du « compte japonais » de 300 millions de francs de l’ex président Jacques Chirac, révélée par un certain Nicolas Beau dans le Canard Enchainé, mais information jamais avérée. « Je n’ai jamais eu de compte dans aucune banque au Japon », disait l’ancien président en 2008. L’affaire avait fini par faire pschitt. L’auteur passe apparemment pour un adepte des chiffres 300. Plus que les appartements, la carte de résidence de 10 ans et tutti quanti, c’est cette histoire de 300 millions d’euros qui parait invraisemblable, inimaginable et pas du tout crédible.
Ni indulgence ni acharnement
Nous avons ici même malmené Amar Saadani et personne ne pourra nous accuser d’être devenus subitement ses avocats, mais le devoir d’informer ne doit faire l’objet d’aucune indulgence ni d’aucun acharnement particulier. Et c’est le cas de Mondafrique qui rend son acharnement suspect car ce site, qui plus est, étranger, par conséquent pas concerné, en principe, par les problèmes algéro-algériens, a écrit cinq articles en quelques jours sur le même sujet. C’est plus qu’un feuilleton, c’est devenue une saga. Et c’est ce qui rend ses papiers apocryphes et franchement douteux.
Le patron du FLN, déjà en bisbille avec le groupe de Bélayat, se retrouve ainsi au cœur d’une autre controverse dont il se serait bien passé, en ce moment. Selon ce site, Mondafrique, du journaliste français Nicolas Beau, largement repris par des journaux algériens, Amar Saadani serait à la tête d’un important patrimoine immobilier et financier domiciliés en France.
Les démentis qu’il a apportés en défiant ses accusateurs de mettre sur la table leurs preuves n’ont visiblement pas convaincus ces derniers qui sont encore revenus à la charge, alors même que le journaliste français a fini par nuancer ses propos, confronté à l’absence de preuves par rapport à certaines affirmations.  « le chiffre (300 millions) que nous avançons repose sur des témoignages crédibles, mais non sur des preuves matérielles » tempère Nicolas Beau. « Nous ne pouvons pas fournir la preuve bancaire de l’existence de tels montants. Un journaliste n’est ni un magistrat, ni un policier » ajoute t-il, dans une tentative désespérante de s’en sortir.
Beaucoup d’affabulations
Dans cette affaire, si tant est que nous puissions parler d’affaire, il y a beaucoup plus d’affabulations qu’il n’y a de vérités. Mais c’est surtout la faramineuse somme de 300 millions d’euros que Saâdani détiendrait dans une banque parisienne qui donne à réfléchir, à prendre surtout du recul, tant elle parait invraisemblable pour qui connait les rouages bancaires. Surtout dans un pays comme la France où la traçabilité est une règle d’or. Raison pour laquelle Algérie1 a décidé de prendre contact avec le patron du FLN qui a accepté de s’exprimer. Sûr de lui, sans se démonter, il martèle péremptoire « Je les défie (ceux qui l’accusent) d’apporter un soupçon de preuve concernant ce compte » dit-il.
Il est vrai qu’en France il existe tout un système de veille bancaire qui permet de traquer le trafic financier. Il y a aussi les services de renseignements financiers (Impôts, brigades financières, pôle financier au niveau de la justice, les douanes etc…) qui travaillent en collaboration et en synergie. Un banquier parisien, contacté par nos soins, explique que « pour une somme équivalant à quelque 100.000 euros, déposée en mains propres ou par virement, TRACFIN, un organisme qui lutte contre les circuits financiers clandestins, le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme, alerte aussitôt la brigade financière pour enquête ensuite, si besoin, il avertit  le Groupe d’Action financière (GAFI), créé en juillet 1989 lors du Sommet du G7 de Paris, qui lutte contre le blanchiment de capitaux et la lutte contre le financement du terrorisme. Le GAFI à son tour avertit immédiatement, si le sujet est algérien, la cellule de transmission des renseignements financiers (CTRF) en Algérie.
Ce même banquier insiste pour bien souligner « qu’il est impossible de déposer une somme aussi importante que 300 millions d’euros dans un ou plusieurs comptes en France. Aucun, strictement aucun banquier ne le fera. Un seul million d’euros est impossible à placer dans une banque sans une sérieuse traçabilité et sans que TRACFIN ne soit mis au parfum. Si tel était le cas, c’est à dire si les banques françaises étaient aussi laxistes et aussi complaisantes, pourquoi cette pratique ne serait-elle pas permise aux contribuables français, alors que ces derniers, justement, vont déposer leur argent en Suisse (cf affaire du ministre du budget Jérôme Cahusac) et dans les paradis fiscaux s’interroge t-il ».
Aucun appartement au nom de Saadani
Au sujet des appartements que Saâdani posséderait, l’un à Neuilly et le deuxième à Puteaux, Algérie1 a pris contact avec le cadastre  du département des hauts de Seine (Nanterre) qui a démenti l’information affirmant que Amar Saadani ne possède aucun appartement à Neuilly pas plus d’ailleurs qu’à Puteaux (document en notre possession) alors qu’à Courbevoie (document en notre possession), le cadastre contacté par nos soins est affirmatif : l’adresse n’existe même pas ! Il est évident, pour les non avertis, qu’il faut émarger dans une profession déterminée et être dument inscrit et habilité pour avoir ce genre d’informations du cadastre. Pour des besoins d’espace, nous ne reproduisons ci-dessous que la réponse du cadastre concernant l’appartement de Neuilly. Pour des raisons évidentes, nous avons effacé l’adresse mail du demandeur.
Date: 30 avril 2014 20:26:09 UTC+2
Destinataire: …….pro@yahoo.fr ………pro@yahoo.fr
Objet: Tr : Réf. : demande matrice cadastrale
Répondre à: ……………………………………@yahoo.fr
Le Mercredi 30 avril 2014 10h04, « cdif.nanterre@dgfip.finances.gouv.fr » <cdif.nanterre@dgfip.finances.gouv.fr> a écrit :
Nature de la demande : Impôts directs locaux TF bâti et non bâti
Objet de la demande : Demande de document ou duplicata
Référence : JHAR-9JNBD5
Traité par : Jacky HARMAND,  Agent administratif, Comptabilité – Délivrance
 
Bonjour,
Madame, Monsieur,
Notre service ne peut satisfaire votre demande car monsieur SAIDANI Amar n’est pas propriétaire à Neuilly.
Cordialement.
J.HARMAND
______________________________________________________________________
Votre demande :
Bonjour,
Pouvez-vous m’envoyer la matrice cadastrale de Mr SAIDANI  Amar  au 15 bd
victor hugo Neuilly sur seine 92200
Je vous en remercie par avance.
Meilleures salutations.
A propos du titre de séjour, beaucoup d’affabulations aussi. Saâdani n’a pas de carte de séjour de dix ans. Pas plus qu’il n’a la nationalité française. « J’ai un passeport diplomatique depuis mon passage à la tête de l’Assemblée populaire nationale (APN) a-t-il tenu à préciser à Algérie1. A ce propos, au niveau de la préfecture de Nanterre, il nous a été indiqué qu’un étranger ne peut pas avoir deux séries de numéros différents comme l’a indiqué Mondafrique.
Quant au dossier de la soit disant carte de séjour qui porte le numéro 9210000000, les mêmes sources à la préfecture ont précisé que ce numéro n’existe pas d’autant, précisent  t-ils, que 92 est le numéro du département, 1 correspond à un titre « visiteur », donc valable une seule année (renouvelable éventuellement) et les sept zéros qui suivent ne correspondent à … rien.
C’est Alphonse Daudet qui a décrit les aventures burlesques de Tartarin de Tarascon, chef putatif des chasseurs de casquettes de Tarascon, parti chasser le lion en Algérie. Personnage burlesque, Tartarin est le type même du hâbleur qui se dupe lui-même autant qu’il dupe les autres. Sa vérité est du genre de vérité qui enfle, gonfle, exagère, dramatise, fanfaronne et tarasconne tout le temps. C’est un héros naïf, qui se laisse berner par des personnages peu scrupuleux, voire par lui-même… un peu comme Nicolas Beau.
 
Source: algerie1.com

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