Les agents des mairies des ex-zones CNO en grève le 13 février pour réclamer 83 mois d’arriérés de salaires

Les agents des mairies des ex-zones CNO en grève le 13 février pour réclamer 83 mois d’arriérés de salaires

Les agents des communes des ex-zones Centre, Nord et Ouest (CNO, ex-régions administrées par la rébellion armée de 2002 à 2011) regroupés au sein du Syndicat national du personnel des collectivités de Côte d’Ivoire (Synapeco-ci) ont décidé d’un arrêt de travail à compter du lundi 13 février 2017 sur toute l’étendue du territoire national pour réclamer 83 mois d’arriérés de salaires à l’Etat de Côte d’Ivoire.

L’information a été donnée à la presse, samedi, à la bourse du travail de Bouaké (Centre-Nord) par le Secrétaire général national adjoint du Synapeco-ci, par ailleurs porte-parole du Collectif des syndicats nationaux des agents des collectivités territoriales , Lossani Coulibaly ,à l’issue d’une Assemblée générale (AG) tenue en présence de la majorité des délégués du personnel des mairies des ex-zones CNO.

Pour M. Coulibaly, ‘’l’AG de ce matin consistait à statuer sur le protocole d’accord que l’Etat a signé avec nous le 13 octobre 2016’’ qui stipule entre autres en son point 2, qu’au titre du paiement des arriérés de salaires des agents des communes des ex-zones CNO, ‘’le Directeur de cabinet adjoint est appelé à accorder une audience au Collectif des syndicats nationaux des agents des collectivités territoriales’’.

pourtant, a regretté le syndicaliste, ‘’il était signifié que dans un mois (ndr : en novembre 2016) on devait nous recevoir pour nous dire combien on va avoir et comment ces arriérés devraient être payé, mais jusque-là, rien’’.

Au vu de ce blocage qui dure depuis trois mois, il était donc normal selon le SG national adjoint du Synapeco-ci de s’arrêter un moment et voir la suite à donner ‘’à notre combat’’.

En outre, a-t-il conclu, à l’issue d’une rencontre qui se tiendra la semaine prochaine (à partir du lundi 6 février) ‘’avec notre hiérarchie, si rien n’est fait on a décidé en plus d’un arrêt de travail, de mener des actions pacifiques pour nous faire entendre’’.

D’un coût global de 18 milliards de francs CFA, plus de 3000 agents des communes des ex-zones CNO sont concernés par ces arriérés de salaires.

Source: APA

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