Les avocats commis d’office pour la défense de Simone Gbagbo dénoncent des pièces manquantes et zones d’ombre dans le dossier

Les avocats commis d’office pour la défense de Simone Gbagbo dénoncent des pièces manquantes et zones d’ombre dans le dossier

Suspendu le 20 décembre 2016, le procès de l’ex-Première dame Simone Gbagbo a repris mardi en présence des avocats commis d’office pour assurer sa défense de Mme Gbagbo.

Mais très vite, Maître Georges Vieira, Maître Amani Kouamé et le bâtonnier Me Claude Mentenon, les nouveaux avocats commis d’office, en remplacement de ceux initialement constitués, ont déclaré à la Cour qu’il leur était impossible de défendre madame Gbagbo de manière correcte vue la complexité du dossier judiciaire qui leur a été confié.

« Le dossier de madame Gbagbo nécessite une marge de manœuvre temporelle aussi importante que la complexité et l’étude des zones d’ombre l’exigent», a expliqué maître Georges Vieira, qui s’exprimait au nom de ses collègues. Maître Georges Vieira a également dénoncé le fait que de nombreuses pièces (telles que les procès verbaux d’interrogatoires, les procès verbaux d’audition et les rapports d’expertise) manquent au dossiers d’accusation qui leur a été transmis.

Dans le soucis de bien assurer la défense de leur cliente, avocats commis d’office pour assurer sa défense de Simone Gbagbo ont demandé un délai de grâce leur permettant de biens s’imprègnent du dossier. Leur requête a été entendue par le juge-président Kouadjo Boiqui. Il a en effet renvoyé l’audience au 21 février 2017.

«L’audience est suspendue jusqu’au 21 février 2017 pour permettre aux avocats commis d’office de s’imprégner davantage du dossier », a dit le juge Boiqui Kouadjo.

Rappelons que Simone Gbagbo, l’ex-première dame de Côte d’Ivoire, est jugée depuis le 31 mai pour « crimes de guerre » et « crimes contre l’humanité » commis pendant la crise post-électorale.

Le 29 novembre, les avocats de la défense avaient claqué la porte pour protester contre le rejet par la cour de la comparution de personnalités politiques et militaires « acteurs principaux des faits » reprochés à leur cliente.

Eburnienews.net

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