Les chemins de ma vie (Entretiens avec Eric Laurent): Pour Henri Konan Bédié, Alassane Dramane Ouattara n’est pas ivoirien!

Les chemins de ma vie (Entretiens avec Eric Laurent): Pour Henri Konan Bédié, Alassane Dramane Ouattara n’est pas ivoirien!

Dans ce livre, Henri Konan Bédié, président de la République de Côte d’Ivoire, mêle souvenirs personnels et réflexions politiques. L’homme qui est à la tête de la Côte d’Ivoire depuis la disparition de Félix Houphouët-Boigny en 1993 a connu un destin qui épouse étroitement l’histoire récente de son pays.

Né en 1934, d’origine royale, il s’engagera très tôt dans la lutte anticolonialiste, d’abord sur le territoire ivoirien, puis en France où il poursuit ses études. A vingt-six ans, il deviendra le premier ambassadeur de Côte d’Ivoire aux Etats-Unis et un familier de l’administration Kennedy, à laquelle il apporte son appui dans la lutte pour les droits civiques. Nommé ministre à trente-deux ans, il sera pendant douze ans le responsable de l’économie et des finances, et l’un des artisans du ” miracle ivoirien “, avant de retourner à Washington à la demande de Robert McNamara, alors président de la Banque mondiale.

Henri Konan Bédié incarne une nouvelle génération de chefs d’État africains et s’exprime, tout au long de ces pages, avec une liberté de ton inhabituelle pour un président en exercice, qu’il s’agisse des questions intérieures ou de politique étrangère, des relations avec la France ou encore de l’exercice du pouvoir.

_________________

Extraits

Le président Houphouët lui avait accordé un passeport diplomatique …. vous savez, n’est pas une pièce d’état civil.

Depuis longtemps, plusieurs ivoiriens doutaient de la nationalité ivoirienne de Alassane Ouattara. Beaucoup d’encres et de salives avaient coulés à cet effet. Mais aujourd’hui, ils n’ont plus à douter de quoi que ce soit.

Après une longue période de recherche, nous vous présentons des documents, non falsifié et qui existent que Alassane n’a jamais été ivoirien. Il n’a même pas fait une demande de naturalisation d’autant plus qu’il avait toujours sa nationalité burkinabée lorsqu’il était encore au FMI.

En tout état de cause, Henry Konan Bédié avait raison lorsqu’il disait que Alassane était voltaïque. Beaucoup de mentor au PDCI le savent même Alphonse Djédjé Mady le sait. Ils ont seulement trahi le peuple ivoirien pour des intérêts égoïste.

Bédié écrivait à ce sujet, dans son livre ‘‘Les Chemins de ma vie’’ dans un entretien accordé à Éric Laurent, Plon et paru en 1999: voir extrait ci-dessous:

P. 44:

Éric Laurent: Que pensez-vous du concept de négritude?

Henri Konan Bédié: Je l’ai trouvé pratique. Il existait une culture négro-africaine et il fallait bien lui donner un nom. Le terme forgé par Aimé Césaire, qui est un maître de la langue, a tout de suite reçu l’adhésion de l’intelligentsia noire et même mondiale grâce à Senghor qui l’a popularisé. De même, lorsque nous avons voulu trouver une formule qui évoque la synthèse culturelle entre les ethnies habitant la Côte d’Ivoire, nous nous sommes référés à la géographie et nous avons forgé l’« ivoirité» qui souligne la qualité de ce qui est ivoirien, au sens culturel et identitaire. Mais nous aurions pu, tout aussi bien, choisir le mot « ivoiritude ».

Éric Laurent: Quelle différence établissez-vous entre l’africanité et la négritude?

Henri Konan Bédié: L’africanité embrasse tout ce qui est africain, les Arabes du Nord comme les Noirs du sud du Sahara. La négritude englobe tout ce qui se réclame de la culture négro-africaine. L’ivoirité, elle, concerne en premier les peuples enracinés en Côte d’Ivoire mais aussi ceux qui y vivent et y travaillent en partageant nos valeurs.

P. 147-150 : H.K.B : [A. D. Ouattara] était burkinabé par son père et il possédait toujours la nationalité du Burkina Faso, il n’avait donc pas à se mêler de nos affaires de succession.

Éric Laurent: Mais il avait pris la nationalité ivoirienne?

Henri Konan Bédié: Je ne saurais le dire, jusqu’à ce que la preuve en soit faite. Le président Houphouët lui avait accordé un passeport diplomatique quand il avait des difficultés avec les autorités du Burkina Faso. Il servait alors à la Banque centrale, commune aux sept Etats d’Afrique de l’Ouest. Un passeport diplomatique, vous savez, n’est pas une pièce d’état civil.

En plus de ces écrits, des documents publié et provenant de l’institut américain qui s’occupe des boursiers étrangers aux USA, montre que Dramane Ouattara ne s’appelle pas ‘‘Dramane’’ en réalité. Il s’appelle juste Alassane Ouattara. (Voir PDF)

Cette informe est confirmée par l’extrait de naissance originale de Alassane publié par Ben Soumahoro en son temps. Dans cet extrait de naissance, l’on pouvait voir que Alassane Ouattara est bien burkinabé né le 01 Juin 1942 à Bobo Dioulasso. (Voir PDF)

Le PDCI de Bédié qualifiait la nationalité de Alassane Ouattara ‘‘d’évolutive, fluctuante et instable’’. Mais le drame c’est que le même PDCI de Bédié vient de stabiliser pour de bon cette nationalité quand bien même l’homme n’a pas été naturalisé.

Ces documents que nous publions aujourd’hui expliquent le faux certificat de nationalité délivré à l’homme Alassane à Dimbokro et qui lui avait valu un mandat d’arrêt international lancé contre lui par Bédié. Bédié et le PDCI par ce volte fasse ont tout simplement trahi le peuple de Côte d’Ivoire.

Le caractère sanguinaire de l’homme ne trompe donc pas, il le tient de ses origines.

Ci-dessous les faux documents présentés par Bédié

Éric Laurent: Il avait tout de même été Premier ministre et à ce titre le chef du gouvernement.

Henri Konan Bédié: Certes, mais sa mission était terminée. La charge de ministre, fût-ce celle de Premier ministre, n’a pas comme un mandat électif une durée fixée d’avance. A tout moment il peut être mis fin à cette fonction par le président de la République. Ce n’était pas la première fois dans son histoire que le président Houphouët-Boigny faisait appel à des compétences techniques extérieures. Encore une fois, il n’existait pas la moindre ambiguïté la-dessus. Au demeurant, Alassane Ouattara était allé un jour voir le président Houphouët-Boigny, en présence d’un témoin, pour lui demander de le prévenir quelques jours à l’avance, au cas où il souhaiterait mettre fin à ses fonctions, de façon à avoir le temps de faire ses valises. Il ne semblait pas vouloir servir en Côte d’Ivoire après sa mission à la tête du gouvernement. Aussi, lorsque M. Camdessus, directeur général du FMI, m’a informé de son intention de l’appeler auprès de lui, je n’y ai vu aucun inconvénient. J’ai répondu : à condition qu’il ne s’occupe pas des dossiers de la Côte d’Ivoire, pour des raisons élémentaires de déontologie en vigueur dans cette institution.
Après le départ d’Alassane Ouattara, nous avons renoué les négociations avec le FMI et la Banque mondiale et mis au point un nouveau programme. Entre-temps j’ai pris la décision de rallier ceux, peu nombreux, qui étaient favorables à la dévaluation du franc CFA. La Cote d’Ivoire a été la locomotive africaine de la dévaluation de 1994.

Éric Laurent: Selon certains observateurs et experts, la candidature à la présidence d’Alassane Ouattara, en 1995, aurait menacé l’unité du pays, en raison d’un risque de fracture entre le Nord et le Sud, entre chrétiens et musulmans?

Henri Konan Bédié: Alassane Ouattara savait très bien que la mission qui lui avait été confiée exigeait qu’il ne se mêle pas des problèmes politiques, d’autant qu’il n’était pas un citoyen ivoirien. Le président le lui avait dit et me l’avait confié, ainsi qu’à de nombreuses personnalités ivoiriennes et étrangères.

Éric Laurent: En quels termes?

Henri Konan Bédié: En termes très clairs et aussi par des faits précis. Peu après sa nomination, le président a demandé à Alassane Ouattara de se rendre dans les capitales voisines pour insister sur l’objectif purement économique de sa mission. La preuve que son action était temporaire, c’est que le président demandait de conserver son poste vacant à la tête de la Banque centrale. Pendant deux ans le poste fut maintenu ouvert et son occupant, Charles Banny, n’agissait que comme intérimaire.

Éric Laurent: En 1993, a-t-il vraiment existé un risque de conflit religieux?

Henri Konan Bédié: La réponse est non. Je répète que le président voulait qu’Alassane Ouattara s’occupe uniquement de l’économie. A cette fin, il devait s’appuyer sur moi et sur l’Assemblée nationale pour faire passer les mesures impopulaires de l’ajustement structurel. En revanche, je n’étais pas parfaitement informé des relations qu’il entretenait avec les milieux musulmans. Ce que je sais, c’est qu’un tract intitulé La Charte du nord circulait pendant qu’il était au gouvernement. Le président s’en était du reste vivement indigné et avait même demandé que l’on traque les auteurs de ce manifeste. Lors de mon accession à la présidence de la République, les musulmans n’ont pas manifesté la moindre hostilité à mon encontre, et, en 1995, quand je suis devenu président élu, les régions musulmanes de la Côte d’Ivoire ont voté pour moi à plus de 95 %. Par conséquent, je crois que cette donnée n’a pas pesé dans la balance. L’intrigue se situait ailleurs, plutôt au niveau des prises de position d’un certain groupe sur l’application de la Constitution.

Extraits du livre d’Henri Konan Bédié, Les Chemins de ma vie, Entretiens avec Éric Laurent, Plon, 1999

P. 147-150

About Tjefin

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

*